Marie Dompierre et Jean-Pierre Lalonde, un couple de bénévoles qui recevra le Prix Jean Boileau du Festival de montgolfières de Gatineau.

Bénévoles de la première heure

CHRONIQUE / Le Gatinois Jean-Pierre Lalonde est photographe amateur. Il y a 29 ans, il a capté sur pellicule des montgolfières qui prenaient leur envol des plaines LeBreton, à Ottawa.

Impressionné par ce spectacle, M. Lalonde a décidé, l’été suivant, de se joindre à l’équipe de bénévoles du Festival de montgolfières de Gatineau (FMG).

« Et je me suis fait avoir, j’ai aimé ça », lance-t-il en souriant. En fait, il a tellement aimé sa première expérience au FMG qu’il y est bénévole depuis. Et sa conjointe des 38 dernières années, Marie Dompierre, s’est jointe à lui l’année suivante et tous deux sont bénévoles au FMG depuis plus d’un quart de siècle.

« Il y a 27 ans, dit Mme Dompierre, le Festival cherchait quelqu’un pour s’occuper de la cuisine des bénévoles. Cette personne devait se présenter au parc Beauchamp à 5 h le matin. Alors comme je passe ma vie debout — je ne dors presque pas — j’ai offert mes services. Aujourd’hui, je coordonne l’équipe des (1 500) bénévoles et je siège au conseil d’administration du FMG à titre de porte-parole et représentante des bénévoles.

«Jean-Pierre et moi arrivons au festival à 5 h le matin et on rentre à la maison vers 21 h. On fait ça durant les cinq jours du festival. Jean-Pierre est atteint de la maladie de Parkinson et il a été obligé de réduire un peu ses heures au cours des dernières années. Mais il est là chaque année et les organisateurs savent qu’ils peuvent toujours compter sur lui.»

Le travail de ce couple de sexagénaires n’est pas passé inaperçu. 

Pour leur contribution au rayonnement du FMG, Marie Dompierre et Jean-Pierre Lalonde recevront le Prix Jean Boileau, un honneur remis annuellement qui souligne l’engagement exceptionnel des artisans de l’événement. 

Leur prix leur sera remis sur la scène Casino Lac-Leamy du FMG le samedi 31 août prochain.

«C’est une belle reconnaissance, dit Mme Dompierre. Nous sommes bien contents de recevoir ce prix, ça nous touche beaucoup. Mais on ne fait pas du bénévolat pour ça. Et même si nous n’avions pas été choisis pour recevoir ce prix, nous serons au FMG cette année pour aider et nous y serons l’année prochaine aussi.»

«Nous, les bénévoles, formons une grande famille, enchaîne M. Lalonde. Donc cet honneur, on le partage avec tous nos amis bénévoles. On forme une belle équipe. Les gens aiment revenir et se revoir chaque année.

«En 2001, poursuit-il, j’étais bénévole aux Jeux de la Francophonie à Ottawa. Un homme qui faisait du bénévolat avec moi se plaignait du fait que les bénévoles de ces Jeux n’étaient pas très bien traités. Il n’avait pas entièrement tort. Alors je l’ai invité à venir faire du bénévolat au FMG. Je lui ai dit : «viens passer une journée et, si tu n’aimes pas ça, tu n’auras pas à revenir». Il est venu passer une journée. Et lui et son épouse sont bénévoles avec nous au festival depuis maintenant 18 ans. Ça vous donne une idée comment nous sommes bien traités et respectés au FMG, et comment on a du plaisir à aider.»

« Par leur passion et leur bénévolat, Marie et Jean-Pierre ont su pendant près de 30 années consécutives, soutenir, nourrir, organiser, chouchouter les 1 500 bénévoles de l’organisation afin que les festivaliers reçoivent le meilleur de cette grande fête », a déclaré Jean Boileau, le fondateur du FMG et directeur des communications à la Ville de Gatineau. 

«Marie et Jean-Pierre ont le FMG tatoué sur le cœur, et leur implication unique d’une valeur inestimable mérite d’être soulignée», a-t-il ajouté.