À la lumière des états financiers dévoilés cette semaine par les chefs de partis, Jean-François Lisée est plus riche qu’on ne le croyait : 2 millions $, ce n’est pas rien. S’il a fait ça avec ses livres, ses piges, ses conférences et son côté économe, je l’appelle tout de suite pour avoir sa recette.

Ça brasse au pays de la Sagouine

CHRONIQUE / Surprise, le Nouveau-Brunswick s’invite dans la campagne électorale québécoise. Les Néo-Brunswickois ont donné plus de votes aux libéraux, mais un siège de plus aux conservateurs. Est-ce que ça pourrait se produire au Québec? C’est peu probable, mais ça doit faire rêver nos libéraux.

Imaginez une telle situation chez nous le 1er octobre au soir… Philippe Couillard pourrait-il tenter de gouverner avec l’appui de Québec solidaire, ou même du Parti québécois (PQ)? Parce que Jean-François Lisée a semblé écarter toute entente possible avec François Legault mardi matin : «L’austérité caquiste qui s’en vient, on ne va pas s’associer à ça», a-t-il déclaré, en tenant la même ligne pour plusieurs autres engagements de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Nous n’en sommes pas là, mais tout de même. En 1998, Lucien Bouchard avait gagné les élections alors que Jean Charest avait obtenu un plus fort pourcentage des voix. Sauf que l’écart entre les comtés péquistes et libéraux était très élevé (28), et que la supériorité des voix du Parti libéral du Québec (PLQ) n’était que de 27 618. Il aurait été impossible pour Jean Charest, de former un gouvernement avec l’aide d’un tiers parti, parce que l’Action démocratique du Québec de Mario Dumont n’avait gagné qu’une seule circonscription, celle du chef.

C’est différent cette année :  les libéraux et les caquistes sont au coude à coude dans les intentions de vote, mais la CAQ pourrait obtenir plus de sièges que le PLQ dont les votes sont trop concentrés dans la région montréalaise. S’il fallait que l’écart des voix et des circonscriptions entre les deux partis soit très serré, l’appui des deux autres partis prendrait une grande importance. 

Vous allez me dire que c’est de la politique-fiction? À cette étape-ci, vous avez raison parce que la situation peut encore bouger. Mais lundi soir? On verra, comme dirait François Legault…

De choses et d’autres

C’est compliqué les élections, cette année. C’était tellement plus facile dans le passé : vous étiez fédéraliste, vous votiez libéral. Vous étiez souverainiste, vous votiez pour le PQ. Pas besoin de se fendre en quatre pour comparer les programmes des partis politiques, votre décision ne tenait qu’à un oui ou un non en cas de référendum sur l’avenir du Québec. Tandis que cette année, ça commande un vrai cours de politique 101 et d’économie 202 pour comprendre les promesses des partis.

Mardi, l’humoriste Guy Nantel présentait les résultats d’un vox-pop effectué chez les militants des quatre formations politiques, pour vérifier leurs connaissances. Sans grande surprise, il a trouvé beaucoup de gens qui ne sont même pas capables d’identifier les chefs. C’était vraiment plus facile autrefois…

Autre sujet : les états financiers des chefs. J’ai trouvé que Philippe Couillard n’est pas riche pour un médecin spécialiste. Son compte en banque serait plus cossu s’il n’était pas venu en politique et s’il avait profité des politiques de Gaétan Barrette. 

François Legault est multimillionnaire. Dans son cas aussi, on se demande quelle mouche l’a piqué pour se lancer dans une vocation aussi ingrate que celle de la politique.

Jean-François Lisée est plus riche qu’on ne le croyait : 2 millions $, ce n’est pas rien. S’il a fait ça avec ses livres, ses piges, ses conférences et son côté économe, je l’appelle tout de suite pour avoir sa recette.

Manon Massé n’a qu’un petit REER et un mini compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Pas surprenant que Québec solidaire veuille mettre la main sur les CELI des Québécois pour combattre les changements climatiques. La co-porte-parole n’a rien à perdre.

En passant, pourquoi Gabriel Nadeau-Dubois ne s’est-il pas prêté au même exercice? Après tout, lui aussi est co-porte-parole.