Vie de famille

Les déboires de la fée des dents

CHRONIQUE / Ce qui est sûr, c’est que si je change de métier un jour, je ne serai pas fée des dents...

Déjà, la première fois, je n’avais pas été très habile. C’était ma première fois à moi, mais la deuxième dent. J’avais donc déjà une partie du travail de fait, je n’avais pas à me demander combien valait une dent!

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Mères au pluriel

CHRONIQUE/ C’est la fête des Mères en fin de semaine. Des mères au pluriel, parce que nos réalités le sont aussi...

Bonne fête à vous, qui êtes maman, grand-maman et arrière-grand-maman, tout ça à la fois. Quand vous regardez toute cette descendance, tous ces gens qui ne seraient pas là sans vous. Quelle fierté! Bien des printemps ont passé, peut-être vous dites-vous qu’il n’en reste que quelques-uns devant. S’ils sont nombreux, vos descendants, vous ne les voyez pas très souvent. Ils sont tellement occupés, ils ont chacun leur vie, ne voient pas le temps passer. Vous comprenez. Mais vous espérez qu’ils seront là en fin de semaine. Vous, vous le voyez, le temps qui passe.

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Miracle ménager

CHRONIQUE / C’était un matin de fin de semaine comme les autres. Rien ne laissait présager qu’une telle chose allait se produire. En fait, on m’avait déjà dit que ça existait, mais j’en doutais. C’était si loin de tout ce que j’avais vécu.

Et pourtant ce matin-là, c’est arrivé. Comme ça. On a fait du ménage dans la bonne humeur. Oui, oui. Je vous le dis. Je ne vous mentirais pas sur un enjeu aussi important.

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Je sais, Rosalie

CHRONIQUE/ J’ai des frissons, Rosalie. Les larmes me montent aux yeux. Un mélange de colère et de tristesse infinies. Quand je pense à ce que tu as dû vivre. Quand je... Je ne veux pas y penser, Rosalie. Je ne veux pas imaginer ces horreurs. Je voudrais bien fermer le journal et la télé. Comme quand on arrête d’écouter un film parce que les images sont insoutenables.

J’ai deux filles, Rosalie. Je les revois à 2 ans. Comment? Comment on peut faire du mal à un enfant? Oui, on peut être à bout de patience. Quand ils pleurent beaucoup, des fois on a l’impression qu’on va virer fou. Mais ça passe. Et les millions de sourires et de petits bonheurs nous font vite oublier tout le reste. Ce n’est pas facile d’élever des enfants. On dit souvent qu’il n’y a pas de manuel. C’est vrai. Et en plus il y a des parents qui partent avec une ou deux prises. Avec moins de ressources. Avec des dépendances.

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Va (pas) dans ta chambre!

«Va dans ta chambre!» La phrase, souvent lancée sur un ton énervé (voire dans un cri de désespoir!), est familière à bien des parents et enfants. Claquement de porte. Pleurs ou cris. Les joies de la discipline, vous dites-vous, mais c’est pour son bien, non?

Non. Pas vraiment. Cette façon de faire, au lieu de calmer l’enfant, ne fait que le rendre plus anxieux, plus triste, parce qu’il se sent abandonné avec son émotion, explique la psychologue Suzanne Vallières, conférencière et auteure des livres Les Psy-trucs. Elle ne recommande d’ailleurs pas cette option, peu importe l’âge des enfants.

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L’instinct non maternel

Dans un shower de bébé, Nadia se sent toujours un peu comme un chien dans un jeu de quilles. Pas trop sa tasse de thé les conversations de vergetures, de péridurale, de selles de bébé et de seins gercés. Tout ça entre un ou deux petits jeux sur les bébés, en buvant des cocktails sans alcool. Et puis en général vient le moment où une inconnue, comme la tante de l’heureuse future maman, lui pose la fameuse question : «Toi, as-tu des enfants?

— Non.

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Signe-moi un miracle

CHRONIQUE / Sur mon fil Facebook dimanche dernier, le commentaire d’une amie et ex-collègue. Les mots «5 ans», suivis de petits cœurs roses. Une photo. En noir et blanc. De celles qui donnent des frissons. Qui arrachent le cœur et les larmes. De son petit Marin de sept mois, tout intubé. Tout gonflé. Dont les heures étaient comptées. Quelques jours avant qu’il soit sauvé, in extremis. En ce jour de Pâques, le parallèle était frappant : un petit miraculé. Comme ressuscité. Pas par l’intervention du Saint-Esprit, par celle des chirurgiens de Sainte-Justine.

Ma collègue Mylène Moisan vous avait déjà parlé de Valérie, d’Alain et de leur petit Marin. Quand ils venaient de rentrer chez eux après cette épreuve. Valérie travaillait avec nous à l’époque. Je me rappelle d’un repas où nous étions plusieurs collègues réunis. Les nouvelles qu’on avait, c’était que c’était la fin, qu’il ne passerait pas la nuit.

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Joyeux excès!

C’est Pâques en fin de semaine. Une orgie de chocolat. Des rassemblements familiaux où la nourriture abonde. Où plusieurs font des petits excès. Ou des gros. Avec souvent une culpabilité qui grossit en même temps que les portions... Certains se limitent à regarder avec envie les gâteries, se félicitant mentalement d’avoir résisté.

Les enfants virent fous devant autant de chocolat, de bonbons et de desserts. Ils ne savent plus où donner de la tête... surtout s’ils n’en mangent pas souvent à la maison. Certains parents les laissent aller. Faut bien fêter! D’autres angoissent de voir leurs petits exposés à tant de sucreries. Ils se transforment en police du sucre, à tenter de calculer ce que leurs jeunes ingèrent et à essayer d’introduire une ou deux carottes à travers tout ça.

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Grands-parents de secours

Non, mais, qu’est-ce qu’on ferait sans eux? Les grands-parents. Il y a deux semaines, en pleine relâche, on a pu les voir dans toute leur splendeur. À l’épicerie, au parc, au cinéma, au restaurant, au centre d’achat. À courir après un ou deux marmots dans la bonne humeur.

Il y en a quelques-uns parmi eux qui ont sûrement pensé, pendant deux-trois minutes en prenant leur retraite, que ça serait reposant. Qu’ils auraient du temps pour eux. Des loisirs et tout ça.

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L’enfant de trop

CHRONIQUE / «Ma blonde est enceinte.» La phrase est lancée tout bas. Le ton neutre. Pas de cris de joie pour accueillir la nouvelle. Pas cette fois. Je ne lui sauterai pas au cou. Je sais que ce n’est pas prévu. Pas désiré. Pas cette fois.

«Qu’est-ce que vous allez faire?