RICHARD THERRIEN

La télé rend hommage à Lise Payette et Gilles Pelletier

BLOGUE / Les différents réseaux de télévision rendent hommage aujourd'hui (dimanche) à Lise Payette et Gilles Pelletier, deux monuments disparus cette semaine.

D'abord, dans Les grands reportages, ICI RDI diffuse dès 20h le documentaire Gilles Pelletier, un coeur marin, signé Pascal Gélinas et produit en 2012.

Puis, à 21h30, Télé-Québec présente à nouveau le documentaire Lise Payette: un peu plus haut, un peu plus loin, diffusé une première fois en 2014. Gilles Vigneault, Pauline Marois, Céline Dion, Claude Charron, Jean Bissonnette, Stéphane Laporte, Léo Bureau-Blouin, Gabriel Nadeau-Dubois et Martine Desjardins s'entretiennent avec cette femme qui a marqué autant le monde politique que celui de la télévision.

Plein air

Un livre illustré pour donner le goût aux enfants de grimper

BLOGUE / Grimpeur de longue date, Olivier Roberge a voulu transmettre sa grande passion à son fils. Question de lui faire découvrir le sport en douceur et de nourrir son imaginaire, il a eu l'idée de lui trouver des histoires d'escalade. Bibliothèques, librairies... pareil livre destiné aux enfants n'existait pas. Qu'à cela ne tienne, le scénariste de métier s'est attaqué au défi. Ainsi est né le livre «Les aventures verticales de Tom et Katie».

En collaboration avec l'artiste multidisciplinaire Sandrine Bulté, qui a réalisé les illustrations, Olivier Roberge propose ainsi une série de courtes d'histoires qui visent à amener les enfants à s'intéresser à la montagne.

Les aventures verticales de Tom et Katie entraîneront les petits dans l'univers de quatre disciplines différentes de la grimpe: l'escalade intérieure, l'escalade sportive, l'escalade de bloc et l'escalade traditionnelle.

Eric Moreault

Le film de la semaine: La tendresse de Gianni Amelio

BLOGUE / L’envahissement de nos écrans par les divertissements hollywoodiens fait en sorte que plusieurs cinématographies ont une fenêtre de plus en plus restreinte. Dont les films italiens, un cinéma humaniste pourtant proche de ce qui se fait ici. C’est pourquoi il faut applaudir et apprécier la présentation de La tendresse (La Tenerezza) du grand Gianni Amelio.

Le réalisateur de Mon frère (Lion d’or à la Mostra de 1998) n’a pas la renommée ici d’un Moretti ou d’un Sorrentino, mais sa carrière est marquée de plusieurs faits d’armes. En 1990, Portes ouvertes représente son pays aux Oscars. En 1992, il remporte le Grand prix à Cannes pour Les enfants volés. Etc.

Son 11e long métrage, une adaptation de La tentation d’être heureux de Lorenzo Marone (2015), recoupe des thèmes récurrents de son œuvre. Les conflits père-fils, déjà présents dans Droit au cœur (1982) son premier long avec Jean-Louis Trintignant, ou encore la place de l’immigré dans la société occidentale, à qui il a consacré Lamerica (1994, prix de la mise en scène à Venise).

Mais dans ce film, il évoque surtout les douleurs d’un homme qui a renié sa vie. Lorenzo (fabuleux Renato Carpentieri) est un avocat célèbre tombé en disgrâce qui a la mort de sa femme sur la conscience et ignore ses deux enfants, malgré les efforts de sa fille Elena (Giovanna Mezzogiorno) pour recoller les morceaux.

Puis, Michela (Micaela Ramazzotti), Fabio (Elio Germano) et leurs deux enfants s’installent dans l’appartement d’en face. Le vieil aigri leur accorde toute son attention, passant beaucoup de temps avec la jeune femme extraverti et tentant de comprendre son tourmenté compagnon. Jusqu’à ce qu’un terrible drame surgisse. Et que Lorenzo doive se résoudre à poser une bonne action.

Amelio trace un portrait doux-amer qui révèle les blessures du passé, toujours à vif. Mais il repousse la tentation du mélodrame larmoyant, préférant montrer ses personnages tels qu’ils sont, avec leurs qualités et, surtout, leurs nombreuses failles.

La tendresse est un film douloureux que la réalisation toute en retenue du vétéran metteur en scène accompagne avec bienveillance. Une musique discrète mais sentie de Franco Piersanti, une caméra souvent en retrait dans les moments plus difficiles et, surtout, une habileté à capter les regards de ses acteurs lorsque s’expriment leurs tourments.

Le cinéaste a surtout su ne pas lever entièrement le voile sur les motifs des actions et des rancœurs qui animent les personnages, laissant le soin au spectateur de relier les points de la trame.

Un film aussi intelligent que sensible qui a remporté les palmes du meilleur film, réalisateur, acteur et de la photo décernées par la critique italienne. Avec raison.

Télé et radio

Ça va, commandant Chiasson?

CHRONIQUE / Daniel Chiasson aurait-il perdu sa joie de vivre et sa bonhomie proverbiale? Notre commandant préféré n’est certainement pas dans son état normal, quatre mois après l’assassinat de Phaneuf dans le fourgon cellulaire, une scène qui a marqué les nombreux fans de «District 31», de retour lundi à 19h sur ICI Radio-Canada Télé. Assurément le retour le plus attendu de la grille d’automne dans notre télé, et dont on nous a montré les quatre premiers épisodes.

Ainsi donc, le poste accueille Gabrielle Simard (Geneviève Brouillette), nommée lieutenant à la place de Jeff Morin. On avait annoncé un personnage rigide et autoritaire, mais on a affaire à une femme d’expérience, plus sympathique qu’on le croyait. «Y’a pas personne qui va venir se mettre le nez dans les enquêtes de mon monde», clame-t-elle, très louve avec ses enquêteurs.

Son arrivée va tout de même changer toute la dynamique dans l’équipe, et Chiasson (Gildor Roy) pourrait regretter de l’avoir choisie. Le commandant croyait peut-être réussir à camoufler le meurtre de Phaneuf, qui intéresse vivement le journaliste Jean Brière (Jeff Boudreault), remis de l’attentat dont il a été victime. Comptez sur la veuve de Phaneuf, qui croupit en prison, pour maintenir l’affaire bien en vie.

Une autre affaire refait surface, celle de la mort de Léopold Jean, qui n’a jamais vraiment été élucidée. Les anciennes escortes Nadia et Nancy, maintenant Amélie et Virginie (Charlotte Legault et Catherine-Audrey Lachapelle), ont toujours prétendu que deux hommes habillés en policiers l’avaient emmené, mais l’explication ne satisfait pas Gabrielle Simard, qui rouvre l’enquête et la confie à Poupou (Sébastien Delorme). L’affaire retentira jusque chez Laurent (Patrick Labbé), installé à la campagne avec sa Miss Barbecue.

Bruno Gagné (Michel Charette) a beaucoup maigri, mais n’a rien perdu de son caractère bougon. Il fera équipe avec le sergent-détective Yannick Dubeau (Patrice Godin), qu’il n’accueille pas avec beaucoup de chaleur, disons. Quand Gabrielle Simard lui attribue le bureau de Patrick, Bruno proteste, ayant fait la promesse à Patrick de «garder» son bureau. À ce sujet, sachez que Patrick n’est parti en sabbatique que pour un moment, et qu’il reviendra au district 31, peut-être même plus tôt qu’on le croit. Le comédien Vincent-Guillaume Otis avait besoin de son automne pour se consacrer à la mise en scène de Des souris et des hommes, reprise chez Duceppe en octobre.

Ne comptez toutefois pas sur le retour de Jeff Morin (Luc Picard), qui est bel et bien mort. Luc Dionne s’étonne d’ailleurs qu’on lui pose encore la question, convaincu d’avoir été clair en mentionnant dans un épisode que son cadavre avait été identifié à la morgue. Peut-être, mais avec l’auteur, on ne sait jamais. Rappelez-vous de Nadine il y a tout juste un an.

District 31 continue de susciter les passions. La quotidienne attirait en moyenne 1,4 million de fidèles la saison dernière, obtenant une part de marché de 42%. La saison est lancée avec la découverte d’un poupon dans un conteneur à vêtements. Comme bien des histoires de Luc Dionne, l’affaire en cache une autre beaucoup plus imposante, et rappelle plusieurs faits divers, dont la découverte de la petite Rosalie Gagnon dans un bac à ordures à Charlesbourg, en avril dernier.

Ces quatre épisodes promettent une saison encore une fois enlevante. Solides dans leur interprétation, Geneviève Brouillette et Patrice Godin se greffent à une équipe déjà bien rodée. Vous verrez aussi Sophie Desmarais dans une position pour le moins inconfortable, et que je vous laisse découvrir. La productrice Fabienne Larouche parle d’une saison «intense, surprenante et la meilleure de toutes», et l’auteur nous promet des rebondissements spectaculaires, et un dernier épisode avant les Fêtes qui nous sciera les jambes. Vivement lundi prochain.

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