RICHARD THERRIEN

«Les chefs!», aussi populaire que l'an dernier

BLOGUE / La finale des «Chefs!» a rallié lundi 675 000 téléspectateurs, sur ICI Radio-Canada Télé. C'est presque identique à la finale de l'an dernier, présentée à la fin de l'été, le 4 septembre, et qui en avait attiré 670 000.

Après des résultats plus faibles de l'écoute en direct, Les chefs! s'est reprise dans les données confirmées, qui incluent les personnes qui enregistrent l'émission, disponibles une dizaine de jours après la diffusion. Ainsi, depuis le début de la saison, Les chefs! obtient une moyenne de 699 000 fidèles, comparativement à 711 000 pour toute la saison de 2017.

Le diffuseur n'a pas encore indiqué si l'émission serait de retour l'an prochain.

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RICHARD THERRIEN

Guillaume Dumas quitte «Le TJ Québec week-end» pour la radio

BLOGUE / Guillaume Dumas prendra la barre de l'émission du retour sur ICI Radio-Canada Première à Québec, «C'est encore mieux l'après-midi», dès le 27 août prochain. L'animateur prend la relève de Catherine Lachaussée, qui réintégrera la salle des nouvelles d'ICI Québec.

Déjà, Guillaume Dumas était le remplaçant attitré de Claude Bernatchez à Première heure, au 106,3, ce qu'il fera d'ailleurs à partir du 25 juin. L'ancien journaliste du Soleil cède sa place de chef d'antenne du Téléjournal Québec du week-end à la journaliste Pascale Lacombe.

Marie Grégoire revient pour un deuxième été à la barre de l'émission d'après-midi, du 25 juin à la fin juillet.

C'est la deuxième fois que Catherine Lachaussée doit céder cette case horaire, qu'elle occupait depuis 2012. Elle l'avait aussi occupée durant neuf ans, jusqu'en 2007. Les derniers sondages Numeris révélaient que Radio-Canada cet après-midi arrivait quatrième derrière les émissions de CHOI, WKND et Rouge FM.

Cette annonce arrive quelques jours après celle du FM93, qui a confirmé l'arrivée d'Éric Duhaime dans l'émission du retour. Celui-ci sera remplacé par Luc Lavoie auprès de Myriam Ségal le midi.

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Eric Moreault

Le film de la semaine: l'attachant Ôtez-moi d'un doute

BLOGUE / Me voici de retour d'une pause après le Festival de Cannes. Par de la Croisette, Ôtez-moi d'un doute s'y est retrouvé l'an passé, à la Quinzaine des réalisateurs, notamment en raison de l'approche originale de son sujet. Les relations familiales sont un véritable champ de mines — il faut avancer avec précaution. Erwan (François Damiens) va l'apprendre à ses dépens en découvrant qu'il n'a pas le même ADN que son père... Sur cette prémisse un peu usée, Carine Tardieu réussit à proposer une comédie dramatique touchante avec des personnages attachants, qui maintient un bel équilibre entre l'humour et l'émotion. Un exploit dans le genre

Ôtez-moi d'un doute aurait facilement pu tomber dans la caricature. Or, la réalisatrice a choisi la nuance — dans la composition de ses personnages, mais pas toujours dans le récit. À commencer par ce Erwan, démineur de métier et mâle alpha de son état. En apparence.

On découvre rapidement un homme pudique, timide et maladroit dans ses relations interpersonnelles, en particulier avec sa fille, la fougueuse Juliette (Alice de Lencquesaing). C'est en l'accompagnant chez le médecin que le fier Breton découvre le pot aux roses à propos de ses origines.

Malgré la tendresse qu'il éprouve pour son paternel (Guy Marchand), Erwan va (discrètement) chercher et trouver son père biologique (André Wilms), un vieux militant original et sympathique. Pendant ses tribulations, notre homme va rencontrer Anna (Cécile de France), une médecin indépendante au caractère trempé d'acier.

Alors que les deux ressentent une forte attirance, Erwan soupçonne que sa nouvelle flamme est peut-être... sa demi-sœur ! Ce qui entraîne évidemment son lot de quiproquos et d'ambiguïté. On baigne dans le marivaudage, de bon aloi.

Le troisième long métrage de Carine Tardieu, après La tête de maman (2007) et Du vent dans mes mollets (2012), bénéficie grandement de ce point de vue féminin sur la paternité, à la fois tendre et amusé, mais aussi terriblement lucide. Ses personnages masculins semblent parfois dépassés et démunis, mais toujours pleins de bonnes intentions.

La cinéaste en profite aussi pour explorer les thèmes de la filiation, de l'identité, du mensonge et de l'amour, sous toutes ses formes. Rien de transcendant, mais avec beaucoup d'acuité. Un peu comme sa réalisation, somme toute très classique.

En fait, le charme d'Ôtez-moi d'un doute réside principalement dans la distribution impeccable. Damiens est parfait en gros nounours, tout comme Cécile de France en femme de tête. Le duo fait des étincelles, bien entouré par des seconds rôles bien dessinés et interprétés. La direction d'acteur est remarquable.

Le distributeur du film n'a pas choisi de lancer ce film la fin de semaine de la fête des Pères par hasard. Bon temps garanti (et, peut-être, des discussions amusées après le visionnement).

Télé et radio

Luc Lavoie à Radio-Canada: pourquoi pas?

CHRONIQUE / Luc Lavoie se retrouvera-t-il à Radio-Canada cet automne? «Évidemment que ça me tenterait», a-t-il dit sans hésiter à l’émission Le beau dimanche. Le commentateur des deux dernières années à «La joute» à LCN a une hypothèse pour expliquer son «renvoi» de TVA : «Je servais de leçon aux autres». Selon lui, le diffuseur se serait servi de son cas pour dire à ses autres vedettes que c’est ce qui les attendait s’ils choisissaient de résister à leur exigence d’exclusivité. Malheureusement, l’animateur Jean-Philippe Wauthier n’a pas relancé son invité sur cette étonnante réponse, peut-être trop pressé par un agenda chargé dimanche.

Le Soleil annonçait mercredi que Luc Lavoie avait accepté de faire de la radio avec Bernard Drainville au 98,5 à partir du mois d’août. TVA lui a demandé d’y renoncer, mais il a refusé. «Je tiens ma parole», a-t-il dit. Depuis ses dernières discussions avec TVA, Luc Lavoie n’a pas reparlé à Pierre Karl Péladeau, dont il a longtemps été le bras droit et ami. Après 20 ans chez Québecor, il reconnaît avoir été déçu de cette décision. «Un peu, un peu. Mais les affaires sont les affaires», reconnaît-il. De là à se laisser aller au découragement, quand même pas. «Il y a des émotions qui viennent en jeu, mais il faut retomber sur ses pieds et continuer.» Ne lui reste maintenant que Radio-Canada pour s’exprimer à la télé, diffuseur qu’il a pourtant maintes fois pourfendu, alors qu’ICI RDI bâtit justement l’équipe de sa nouvelle émission de 16h, contre La joute.

«On va passer à l’histoire pour une chose, toi et moi: on s’est fait sacrer à la porte en même temps, le même jour!» a-t-il blagué au sujet de Martine Ouellet. Quelques jours après avoir obtenu un faible vote de confiance de 32%, la bientôt ex-chef du Bloc québécois était tout sourire dimanche. On était loin de la mine déconfite à Tout le monde en parle, l’hiver dernier. Si Martine Ouellet se reproche une chose, c’est d’avoir cru que les membres du Bloc assumaient leur mandat de faire la promotion de l’indépendance. Selon elle, le fait que «les démissionnaires ne reviendront pas» est bien la preuve qu’elle n’était pas le principal problème. Elle croit aussi que le fait qu’elle soit une femme a joué contre elle.

Luc Lavoie, qui n’a jamais épargné Martine Ouellet à La joute, s’est retenu cette fois. «En politique, on attaque les idées, pas les personnes», a-t-il dit, rappelant être allé manger au restaurant avec elle. Antoine Bertrand a questionné la politicienne en sabbatique forcée sur le faible appui à la souveraineté, particulièrement chez les jeunes. «La jeunesse était de votre bord [autrefois]», a-t-il rappelé. Ouellet est plutôt convaincue que les luttes intestines au sein du mouvement indépendantiste ont torpillé le concept d’indépendance, pourtant tout aussi pertinent, croit-elle.

En début d’émission, Antoine Bertrand a raconté être parti trois mois en voyage, notamment au Sénégal, où il a assisté à un combat de lutte avec frappe, le sport national. Il s’est retrouvé le seul Blanc de l’assistance, à devoir accorder des entrevues à des médias sénégalais, étonnés par sa présence!

On ne peut qu’aimer la franchise de Robin Aubert, dont le film Les affamés a remporté huit trophées du Gala Québec Cinéma. Il se surprend qu’on ait qualifié sa sortie sur la distribution déficiente de son film de «coup de gueule». Il considère n’avoir dit que la vérité. «Qui va m’empêcher de faire des films?» a-t-il demandé à l’animateur, qui soulignait le courage de sa franchise.

Aubert n’a pu s’empêcher de ridiculiser le propriétaire de salles de cinéma, Vincent Guzzo, convaincu qu’il s’agit d’un personnage inventé. «Chu sûr que le soir, y est en Speedo, y regarde Tu dors Nicole, pis y’aime ça. […] On dirait un personnage de Pierre Falardeau», a-t-il imagé. Aubert, qui tourne une série policière en anglais à Montréal pour CBC, a aussi raconté que Michel Côté l’avait texté, froissé par un commentaire dans son discours de remerciement. Les deux ont fini la conversation en se disant qu’ils s’aimaient.

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