Trop violent, «Unité 9»?

BLOGUE / L’épisode particulièrement violent d’«Unité 9» de mardi dernier a fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux. D’ailleurs, si vous ne l’avez pas vu, ne pas lire ce qui suit. Plusieurs ont jugé la violence de certaines scènes excessive, entre autres celle d’un double viol dont a été victime le personnage de Jeanne (Eve Landry). Des images crues qui ont choqué.

L'auteure Danielle Trottier s'attendait à des réactions, mais justifie sa décision. «Ma job, c'est de prendre des risques. Ce risque-là, je l'ai pris pour les victimes d'abus sexuels, et je n'arrêterai pas», m'a-t-elle dit. L'auteure a voulu dépeindre cette cruelle réalité, ayant rencontré elles-mêmes plusieurs victimes. «Je savais bien que je touchais à quelque chose de sensible, mais je savais aussi que c'était un sujet trop important. Il faut que ces femmes, qui sont des survivantes, sachent qu'elles ne sont pas seules à vivre ces situations.»

Dans d'autres scènes, elle souhaitait aussi donner une voix aux femmes autochtones, avec le personnage d'Eyota Standing Bear, joué par Natasha Kanapé Fontaine. Lors d'une scène de fouille à nu, presque insoutenable, la caméra s'est attardée sur les inscriptions «Fuck Door», tatouées sur le corps de la détenue, terrifiée.

Au moment d'écrire ces lignes, Radio-Canada avait reçu 33 plaintes et commentaires, tous négatifs, de téléspectateurs. Aux communications, on juge que la scène en question n'était pas gratuite, étant donné qu'Unité 9 se déroule dans un milieu de vie difficile. On précise aussi qu'on verra comment Jeanne survivra à cet abus dans la deuxième portion de saison, dès janvier. Notons que des avertissements sont apparus au retour des pauses publicitaires, de même qu'une pastille indiquant que l'épisode s'adressait aux 16 ans et plus.

Il faut souligner la performance d'Eve Landry. On n'oubliera pas de sitôt ce regard après le viol, un mélange de terreur et de furie.

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