Télé et radio

TLMEP: malaise ou provocation?

CHRONIQUE / On peut parler d’une émission en montagnes russes, dimanche, à «Tout le monde en parle». Une soirée où la détresse psychologique s’est invitée d’heureuse et constructive façon, mais aussi pour créer un moment de malaise inattendu.

Beau témoignage de Michel Courtemanche, qui se souvient du 17 juillet 1997 comme de la pire journée de sa vie. Ce soir-là, il a été incapable de terminer son spectacle improvisé Chaos, auquel assistaient entre autres des producteurs torontois. C'était «d'la bouette, d'la vieille soupe», affirme l'humoriste, qui voulait à l'époque faire un show «plus drôle que Jean-Marc Parent», des propos prétentieux qu'ils regrettent aujourd'hui. C'est entre autres parce qu'il n'avait pas pris ses médicaments avant le spectacle que la panique s'est emparée de lui, au point de lui faire quitter la scène.

Dans sa bio, il reproche à son ancien gérant François Rozon d'avoir pris la moitié de ses cachets durant 20 ans. Marie-Lise Pilote a affirmé qu'il avait été exploité par Juste pour rire et acheté avec des cadeaux lorsqu'il se trouvait seul en Europe. Quand l'humoriste exprimait le désir de lâcher, on lui faisait comprendre qu'il le regretterait et qu'il serait trop tard. Selon le livre, l'humoriste n'aurait pas souhaité que Rozon puisse donner sa version des faits, ce qu'il semblait nier dimanche. «Mais je connais François et j'ai l'impression que ce serait quelque chose qui se retournerait contre moi», a-t-il dit.

En milieu de soirée, François Rozon a réagi par voie de communiqué (texte intégral plus bas), parlant de propos «sans fondement et blessants pour moi, ma famille et mon équipe». Affirmant que les souvenirs de son ancien complice étaient erronés, il ajoute avoir voulu l'aider du mieux qu'il le pouvait. «Loin d'une relation typique de gérance d'artiste, nous avons même été partenaires égaux dans des co-entreprises. Chacun de nos contrats a été conclu en bonne et due forme et respecté fidèlement. Nous en avons bénéficié tous les deux à travers les succès et assumé les responsabilités des projets qui n’ont pas fonctionné.» Et il conclut : «Michel Courtemanche est un grand. J'espère de tout cœur que les plus jeunes auront à leur tour le privilège de découvrir son immense talent.»

Très intéressants échanges sur les changements climatiques avec trois spécialistes convaincus. Pour atteindre les objectifs de réduction de gaz à effet de serre, ils s'entendent pour dire qu'on devrait abandonner la voiture, ou du moins la remplacer par une électrique. Au sujet des climatosceptiques, la spécialiste en simulations et analyses climatiques chez Ouranos, Dominique Paquin, attribue en partie leur existence à l'ignorance de bonne foi, alors que le responsable de la campagne Climat-Énergie pour Greenpeace Canada, Patrick Bonin, affirme que les lobbies des pétrolières ont beaucoup d'influence, mais que les climatosceptiques sont moins nombreux qu'avant. Mme Paquin affirme que si on ne fait rien, le Québec de 2050 pourrait voir disparaître ses patinoires extérieures, recevoir des averses plus intenses, vivre des sécheresses et voir disparaître les glaces dans le Saint-Laurent. Patrick Bonin déplore que les gouvernements n'aient presque rien fait depuis 15 ans et réclament qu'ils cessent de subventionner les compagnies pétrolières.

Un peu mitigé sur le passage d'Hubert Lenoir, qui arborait un cœur noir au visage et un gilet portant l'inscription «Chaos». L'artiste était particulièrement difficile à saisir dimanche. On connaît le personnage, on l'adore pour ce qu'il est, mais il paraissait tourmenté. Au point de dire : «J'ai un peu le goût de me crisser en feu ces temps-ci.» Une affirmation qui a laissé l'assistance médusée, alors qu'on venait de parler de détresse psychologique avec Michel Courtemanche, et fait dire à Dany Turcotte : «On dit pas des affaires de même.» Provocation ou réelle détresse? Difficile à dire. Chose certaine, ces propos ne devraient jamais être pris à la légère. Guy A. a bien fait de se montrer bienveillant.

Son album est un chef d'oeuvre, selon ses propres dires. Quand on le compare à David Bowie, il répond : «je veux être comparé à des grands comme Rihanna, Beyoncé et Kendrick Lamar». On est revenu sur son apparition remarquée à La voix, alors qu'il arborait sur une fesse une fleur de lys qui éjacule. Il était sur le trône quand il a lu les réactions négatives sur les réseaux sociaux. «Je me sens souverainiste, mais je n'ai pas adhéré à rien de ce qu'on me propose politiquement», dit-il. Il admet trouver «drôle de profaner un signe aussi emblématique. C'est cool d'avoir des péquistes qui me détestent.» La carte du fou du roi : «Pour nous provoquer, t'es particulièrement doué, mais sais-tu quoi? Lâche surtout pas, on adore ça.»

L'image sombre jurait particulièrement avec l'entrevue qui suivait, avec Béatrice Picard, à qui je décerne mon étoile du match. À 89 ans, l'actrice cumule 70 années de carrière, qu'elle raconte dans le livre Avec l'âge, on peut tout dire, de Sylvain-Claude Filion. L'Angélina du Survenant, à la radio comme à la télé, a parlé de sa première union avec un jeune Français, avec qui elle a eu quatre enfants, sans jamais l'épouser. Joviale et optimiste, elle n'a pas voulu montrer sa tristesse à la mort de son mari en 2010. Quand ça va mal, «il faut que je fasse en sorte que ça aille mieux», dit-elle. «Tu vois Hubert, quand ça feel pas, t'as juste à texter Béatrice», a lancé Guy A. au chanteur. Les yeux d'Hubert se sont allumés quand il a su que Béatrice était la voix de Marge dans Les Simpson depuis 29 ans.

La comédienne admet dans son livre qu'elle a pris de la cocaïne une fois avec France Castel. Elle n'a pas détesté mais les durs lendemains l'ont convaincue de ne jamais en reprendre. Après avoir perdu conscience durant une représentation d'«Harold et Maude», elle a appris qu'elle souffrait de polymyalgie rhumatismale. Le lendemain, elle remontait sur scène. D'ailleurs, ne lui parlez surtout pas de retraite. «Je veux jouer centenaire, pis pas en chaise roulante.»

Le chef vegan Jean-Philippe Cyr va sûrement en avoir converti dimanche soir. Le vegan le plus cool en ville ne jure que par le tofu, tout en jouant l'autodérision. Le tofu «réduit de 90% le risque d'avoir de la visite pour souper», blague-t-il. Par conscience sociale et par respect pour les animaux, il ne mange ni viande, ni poisson, ni miel, ni œuf, ni lait, alléluia. Et ils sont de plus en plus nombreux à en faire autant au Québec. «Faut tracer une ligne à un moment donné», dit toutefois Jean-Philippe Cyr, qui mange des figues et boit du vin, même s'il s'agit d'aliments controversés chez les vegans.

Ariane Moffatt a écrit son sixième album, Petites mains précieuses, entre les boires de son bébé Georges. «J'ai un côté Rocky Balboa», avoue l'artiste, qui s'adonne à la boxe pour reprendre la forme avant sa prochaine tournée. On a vu la superbe publicité de la Fondation CHU Sainte-Justine, à laquelle elle prête sa voix. Sans minimiser l'impact des révélations du reportage d'Enquête sur une étude clinique en oncologie pédiatrique qui ne respecterait pas les protocoles de recherche, la chanteuse réitère son appui à la Fondation. À propos de la controverse autour de son interprétation d'une chanson en anglais de P!nk au Gala Artis, elle affirme qu'il s'agissait d'une commande et qu'elle n'avait pas pesé le poids des réactions, elle qui écrit et compose en français depuis presque 20 ans.

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RICHARD THERRIEN

Johanne Fontaine s'éteint

BLOGUE / La comédienne Johanne Fontaine, qui nous avait tous éblouis par son courage et sa résilience, a finalement succombé à un cancer du côlon jeudi, après huit ans de maladie. Il y a quelques semaines, elle avait déjà signifié ne plus en avoir pour longtemps à vivre, confiant avoir l'intention de demander l'aide médicale à mourir.

La comédienne de 63 ans avait fait sa dernière apparition publique le 16 septembre dernier à L'avant-première des Gémeaux, où on lui avait décerné le trophée du meilleur rôle de soutien féminin dans une série dramatique, pour son travail dans L'imposteur, la suite à TVA. La semaine dernière, on l'a vue aux Dieux de la danse avec Marcel Leboeuf, une émission qui avait été tournée au printemps, et dans laquelle le duo dansait un mambo. En accord avec elle, on la reverra le 8 novembre à l'émission de Jean-Philippe Wauthier pour une seconde participation.

Au cours de sa carrière de comédienne, Johanne Fontaine a notamment brillé au sein de la Ligue nationale d'improvisation. On l'a vue au cinéma dans Le matou de Jean Beaudin, et à la télévision dans les émissions Justice pour tous, ZAP, Robin et Stella, Avec un grand A, Ent'Cadieux, Réseaux, Les copines d'abord, et plus récemment Ruptures et L'imposteur, dans le rôle d'une non-voyante.

L'actrice avait ému de nombreux téléspectateurs en témoignant de son expérience dans les documentaires Accro à la vie et Toujours accro à la vie, produits par son amie Isabelle Maréchal. Souffrant d'un cancer, elle a vécu plusieurs rémissions, partageant les hauts et les bas de sa maladie sur les réseaux sociaux. Un exemple de courage qui restera longtemps dans nos mémoires.

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RICHARD THERRIEN

Une entrevue de Julie avec Aznavour sur ICI ARTV

BLOGUE / Une entrevue jamais diffusée de Julie Snyder avec Charles Aznavour sera présentée sur ICI ARTV vendredi à 22h.

Cet entretien inédit avait été réalisé à l'Île d'Orléans en 2008, alors qu'on soulignait le 20e anniversaire du décès de Félix Leclerc, qu'avait bien connu Aznavour.

Enregistrée devant public, l'entrevue d'une heure ne devait pas se retrouver à la télévision mais simplement être conservée en archives. Le célèbre chanteur d'origine arménienne, décédé la semaine dernière, se confie sur ses rapports avec Félix, mais aussi sur ses débuts difficiles, ses amours et sa volonté de vivre au moins jusqu'à 120 ans.

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Télé et radio

Jean-Philippe Wauthier succède aux «Échangistes»

CHRONIQUE / Jean-Philippe Wauthier perd «Le beau dimanche» mais gagne un nouveau talk-show quotidien. La direction d’ICI Radio-Canada Télé lui fait suffisamment confiance pour lui confier ses soirées du printemps et de l’été, du lundi au jeudi. C’est donc dire que Pénélope McQuade lui laisse la case horaire de 21h, qu’elle occupait depuis huit ans, dont les trois derniers avec «Les échangistes».

Il faut croire que la directrice générale Dominique Chaloult voit l’animateur dans sa soupe, puisqu’il anime déjà Les dieux de la danse et les Gémeaux, de même que La soirée est (encore) jeune à la radio. Pas convaincu de ce choix, surtout que l’animateur ne nous a pas prouvé qu’il excellait en entrevue, même à sa deuxième saison du Beau dimanche.

La formule et le titre de son nouveau talk-show quotidien restent à déterminer, mais il est clair que le diffuseur devra trouver une solution de rechange pour le dimanche soir. On sait toutefois que Wauthier animera en solo, sans Rebecca Makonnen, qui était à ses côtés au Beau dimanche.

Dominique Chaloult souhaitait regrouper les deux formules de talk-show en une seule, pour offrir un éventail plus large d’invités, des artistes comme des politiciens, un peu comme c’était le cas à l’époque de Bons baisers de France. Les échangistes et Le beau dimanche sont les seules émissions de la grille estivale à ne pas être renouvelées pour l’an prochain. En ce qui concerne Pénélope, Radio-Canada dit avoir d’autres projets avec elle pour la saison 2019-2020.

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RÉVOLUTION PREND LES DEVANTS

Révolution a été l’émission la plus regardée dimanche soir, intéressant 1009000 téléspectateurs à TVA et prenant les devants sur Tout le monde en parle, vue par 735000 fidèles sur ICI Radio-Canada Télé. Pour son retour, La vraie nature a fait très bonne figure en retenant 786000 curieux à TVA. Sur V, 449000 irréductibles ont choisi Occupation double Grèce.

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JULIE RENCONTRE AZNAVOUR

Une entrevue jamais diffusée de Julie Snyder avec Charles Aznavour sera présentée sur ICI ARTV vendredi à 22h. Cet entretien inédit avait été réalisé à l’Île d’Orléans en 2008, alors qu’on soulignait le 20e anniversaire du décès de Félix Leclerc, qu’avait bien connu Aznavour. Enregistrée devant public, l’entrevue d’une heure ne devait pas se retrouver à la télévision mais simplement être conservée en archives. Le célèbre chanteur d’origine arménienne, décédé la semaine dernière, se confie sur ses rapports avec Félix, mais aussi sur ses débuts difficiles, ses amours et sa volonté de vivre au moins jusqu’à 120 ans.

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TLMEP: meilleures que les chefs

CHRONIQUE / Il y avait quelque chose de symbolique, dimanche soir, de voir ces quatre députées récemment élues à «Tout le monde en parle», alors qu'un nombre record de femmes ont remporté leurs sièges à l'Assemblée nationale. Et elles étaient pas mal plus intéressantes que leurs chefs. «Il y a deux semaines, c'est pas les chefs que j'aurais dû inviter, c'est vous quatre», leur a lancé Guy A. Lepage après le segment le plus captivant de la soirée, qui leur vaut quatre étoiles du match.

Sans doute la plus à l'aise du quatuor, Catherine Dorion, l'élue de Québec solidaire dans Taschereau, a voulu dissiper le «mystère Québec», et soutient que le centre-ville a sa gauche depuis longtemps. «Enfin, on peut mettre notre drapeau orange et dire : « on existe! »» lance-t-elle avec bonheur. Elle s'est lancée en politique, «l'endroit le plus sec qu'y a pas», pour le rendre plus inspirant. Elle ne craint pas les radios privées de Québec, même qu'elle les fréquente sans hésitation. «Ils sont tellement habitués de se faire haïr par la gauche, que juste de les regarder comme des êtres humains avec respect, ils ont moins le goût de te chier dessus.»

L'élue de la CAQ, Geneviève Guilbault, a bien sûr été questionnée sur sa déclaration à propos du congédiement des récalcitrants à la future loi sur le port des signes religieux. Apostrophée par la libérale Marwah Rizqy, elle a dû défendre l'idée du recours à la clause dérogatoire, «abondamment utilisé par les précédents gouvernements». «Vous connaissez même pas l'article auquel vous faites référence, l'article 33», lui a reproché Mme Rizqy. «C'est pas parce qu'on répète quelque chose plusieurs fois que ça devient vrai pour autant», a poursuivi la députée libérale.

Celle-ci a attribué la pire défaite de l'histoire du Parti libéral au fait d'avoir été déconnecté de la base militante. «On a oublié de faire rêver les Québécois», explique-t-elle. Sur la déroute du Parti québécois, Catherine Fournier affirme que son parti a fait une erreur en croyant que «la solution allait passer par une personne, par un sauveur, par un chef». Elle ne voit pas de course à la direction avant un an ou deux.

En début de soirée, une autre femme, celle-là du fédéral, la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland, s'est engagée une fois de plus à compenser financièrement les producteurs agricoles, désavantagés par le récent accord de libre-échange conclu avec les États-Unis. Elle a fait l'effort de parler français durant toute l'entrevue, même si c'était parfois laborieux; elle oblige d'ailleurs les francophones de son équipe à s'adresser à elle dans leur langue. À propos de Donald Trump, qui a affirmé publiquement qu'il ne l'aimait pas beaucoup, elle a cité le «Wall Street Journal» : «les négociateurs canadiens, qui ont la réputation d'être intransigeants, n'ont pas capitulé. C'est vrai et je suis très fière de ça», dit-elle.

Espérons que la discussion sur 180 jours en a convaincu plusieurs d'y jeter un coup d'oeil à Télé-Québec. La série documentaire tournée à l'école secondaire Gérard-Filion, un milieu très multiculturel, présente des personnalités très attachantes, autant chez le personnel que chez les élèves. «Ce n'est pas parce qu'ils viennent d'un milieu défavorisé qu'ils sont pauvres d'esprit. Nos élèves sont allumés et ont droit à la réussite», estime la directrice, Sylvie Dupuis, ancienne élève de cette école.

On a entendu la magnifique musique d'Alexandra Stréliski, qui enveloppe souvent les images de Jean-Marc Vallée, tant au cinéma qu'à la télé. L'entrevue avec la pianiste et compositrice montréalaise a bifurqué vers le burnout, qui l'a amenée à laisser le monde dela publicité pour revenir aux sources. Au plus fort de sa carrière en pub, elle composait 40 jingles par année, assez pour s'épuiser. Elle parle d'«un épisode très difficile», après lequel elle a décidé de se consacrer entièrement à composer son deuxième album Inscape.

Frédéric Lalonde est cofondateur et pdg de l'application Hopper, qui conseille les voyageurs sur le meilleur moment pour acheter des billets d'avion au plus bas prix. Disponible depuis trois ans mais développée depuis une dizaine d'années, Hopper n'est encore disponible qu'en anglais, une situation que même son pdg déplore. «Une mauvaise décision d'affaires», reconnaît-il. L'homme d'affaires s'en prend aux crédits d'impôt accordés aux entreprises étrangères qui exploitent nos talents en multimédia. «Si une société étrangère venait s'installer pour engager un programmeur au Québec, il devrait nous payer une redevance, comme sur l'eau et l'électricité.»

Sympathique entrevue avec Alaclair Ensemble, sympathisant de Catherine Dorion, et pour qui aller à Tout le monde en parle n'est pas mal vu dans le milieu du hip hop. «C'est un honneur. D'ailleurs, si les radios [veulent nous jouer], allez-y. Ça nous fait plaisir d'être diffusés», affirme Eman. Leur nouvel album, plus sérieux que les précédents, s'intitule Le sens des paroles. «En 2018, bien des gens n'écoutent plus les paroles, incluant nous parfois», déplore Ogden pour expliquer ce titre. «Alaclair Ensemble, quand j'ai entendu ça, je pensais que c'était une chorale de personnes âgées», a lancé Dany Turcotte au collectif. Réponse d'Ogden : «Ça va éventuellement le devenir!»

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RICHARD THERRIEN

Martin-Luc Archambault n'est officiellement plus un dragon

BLOGUE / Dans l'eau chaude depuis des révélations troublantes sur son passé d'homme d'affaires, Martin-Luc Archambault n'apparaîtra plus parmi les dragons au printemps prochain, sur ICI Radio-Canada Télé. Il avait déjà annoncé au diffuseur le 12 septembre dernier qu'il ne souhaitait pas revenir à l'émission.

Dans La Presse+ de jeudi, la journaliste Isabelle Hachey révélait que Martin-Luc Archambault s'était enrichi avec un logiciel de publicités qui s'introduisait dans les ordinateurs à l'insu de leurs propriétaires. L'entreprise s'était même fait taper sur les doigts par le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada il y a plus d'un an.

M. Archambault s'est fait connaître du grand public grâce à l'émission Dans l'oeil du dragon, à laquelle il participait depuis 2015. Dans les circonstances, son retour à l'émission aurait été improbable. Il était connu pour son train de vie princier, qu'il étalait sur Instagram.

Son successeur à l'émission n'a pas encore été désigné.

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RICHARD THERRIEN

Élections: TVA écrase Radio-Canada

BLOGUE / TVA a été une fois de plus le choix numéro un du public, et de loin, le soir de l'élection provinciale. Ainsi, 941 000 ont choisi de suivre les résultats à TVA alors que 552 000 ont préféré ICI Radio-Canada Télé, de 19h30 à minuit. Combinées, TVA et LCN ont même enregistré une pointe d'auditoire de 2,1 millions.

Pour l'équipe de Pierre Bruneau, c'est un peu plus qu'en 2014, alors qu'elle en avait retenu 920 000 à TVA. Celle de Patrice Roy a vu son public décliner, puisque 769 000 l'avaient choisie il y a quatre ans sur ICI Radio-Canada Télé.

Du côté des chaînes d'information, 421 000 téléspectateurs ont suivi la soirée des élections à LCN de 19h30 à minuit, alors que seulement 164 000 ont choisi ICI RDI. L'émission pré-électorale de LCN a attiré 195 000 téléspectateurs, contre 97 000 pour celle d'ICI RDI, de 18h30 à 19h30.

À la vue de ces résultats décevants, le diffuseur public aura un post mortem à faire en vue de l'élection fédérale de l'an prochain.

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Télé et radio

Robert Dutton: homme d'affaires et de cœur

CHRONIQUE / À la veille d'aller voter, on croyait avoir tout entendu sur la campagne électorale; on a eu droit à un résumé complet et tout à fait pertinent par trois analystes, dimanche à «Tout le monde en parle». Sur le plateau, des invités qui ont laissé parler leur cœur, et le discours inspirant d'un bâtisseur du Québec Inc.

«Je trouve qu'on n'a jamais entendu parler d'économie avec autant de cœur», s'est exclamé Fabien Cloutier en écoutant l'ancien président et chef de la direction de RONA, Robert Dutton, très charismatique, et à qui je décerne l'étoile du match. Il ne comprend toujours pas pourquoi on a vendu ce fleuron québécois. Michael Sabia, de la Caisse de dépôt, l'a écarté en 2012, se rangeant du côté des investisseurs ontariens, qui souhaitaient des rendements plus rapides. Dans le livre Mise à niveau, M. Dutton raconte notamment que des investisseurs l'ont fait suivre afin de trouver quelque chose dans sa vie personnelle pour le discréditer, et mieux le congédier. Aujourd'hui, il préfère encourager BMR. «Si je vais chez RONA, ce sera où il y a un propriétaire québécois.»

Autant il parle avec cœur, autant il en a sur le cœur contre ceux qui ont laissé aller RONA. «Mais vous aviez pas envie de vous présenter?» lui a demandé Chantal Hébert, avec l'approbation du public. Vous ne risquez pas de voir Robert Dutton se joindre à Dans l'oeil du dragon. «Ce n'est pas une formule qui m'attire. J'aimerais mieux qu'on suive les projets des jeunes entrepreneurs. On fait tout un plat pour investir 15 000$ pour 40% de la compagnie. […] On fait Québec bas de laine pas mal.» Il préfère permettre à la relève de profiter de son expérience, comme professeur associé à HEC Montréal. «Les jeunes que je reçois sont fantastiques […] et ont une conscience sociale», se réjouit M. Dutton.

À la veille de l'élection, les trois analystes politiques ont résumé avec éloquence cette campagne électorale «trop longue» et «clientéliste», tirant dans toutes les directions. Les trois s'entendent pour parler d'une campagne très décevante. «En terme de contenu, c'est probablement la plus médiocre que j'aie jamais vu», dit même Luc Lavoie. Josée Legault parle d'«un concours de personnalités, où les programmes politiques n'ont à peu près plus d'importance.»

Selon Luc Lavoie, la gaffe de la campagne appartient à François Legault, qui ne maîtrisait pas suffisamment tout le dossier de l'immigration. Pour Josée Legault, Gertrude Bourdon est la candidate qui a le plus nui à son parti, notamment pour ses allers-retours de parti en parti. «Mme Bourdon a pris les électeurs pour des valises», tranche-t-elle. Chantal Hébert désigne plutôt Michelle Blanc du Parti québécois, alors que Luc Lavoie opte pour Éric Caire, même s'il a été blanchi.

Par ailleurs, Luc Lavoie n'a jamais reparlé à Pierre Karl Péladeau depuis que Québecor l'a obligé à choisir entre La joute à LCN et son nouveau travail chez Cogeco, une décision à laquelle il a «très mal réagi.» «J'ai été très très proche de Pierre Karl Péladeau pour le meilleur et pour le pire. J'ai eu un peu l'impression de me faire éjecter de ma famille. J'ai jamais trop compris pourquoi. Mais faut tourner la page rapidement», a-t-il dit, rappelant que «c'était la norme de faire à la fois de la radio et de la télé» pour plusieurs collègues.

C'est le concert André Sauvé avec l'OSM qui a mené l'humoriste à concevoir Ça., son nouveau spectacle. Après son précédent, il voulait un rendez-vous intime au Quat'Sous, il s'est «ramassé à la Maison symphonique avec 90 musiciens», dit-il. Ça. est effectivement plus intime et personnel. Pour garder la forme, il pratique le trekking et le jardinage, «un travail très physique», «une coopération avec la nature» qui le fascine. Le terme «bibitte» dont on l'affuble ne l'insulte pas, «mais ce n'est pas adéquat. Je ne me retrouve pas là-dedans. […] Si je suis une bibitte, on est une méchante « trallée ».» Son agente Lucie Rozon a été mise à la porte de Juste pour rire, qui produit son spectacle et à qui il doit tout. «Ils m'ont parti de rien», dit-il, ajoutant qu'il n'avait pas de contacts avec Gilbert Rozon. «Si tu travailles pour Air Transat, tu croises-tu le boss d'Air Transat?»

Fabien Cloutier présentera sa pièce Bonne retraite Jocelyne bientôt à La Licorne et au Trident en janvier, une réunion de famille qui tourne au vinaigre, qu'il signe mais dans laquelle il ne joue pas. L'acteur et dramaturge croit que «l'hyperindividualisme est le mal du siècle» et déplore la violence de notre militantisme, notamment sur les réseaux sociaux. «Comment peut-on se dire progressiste alors qu'on va si loin dans les attaques envers l'autre? On peut pas être la moitié à frapper sur l'autre pis penser qu'avec ça, on va grandir.»

À propos de l'annulation de SLAV, il croit qu'elle a créé un début de dialogue, mais craint seulement qu'elle ait «fait germer chez certains créateurs une peur de parler de l'autre.» Dans le documentaire Mononcle d'Yves Pelletier, il souhaite réhabiliter ce titre associé aux vieux pervers. Il appelle aussi au respect des «matantes». «Celle qui consomme le plus de culture, c'est la femme de 50 ans et plus. À un moment donné, elle mérite d'être appelée autrement que matante.»

Safia Nolin, qui lance son album Dans le noir, qualifie elle-même sa plume de «purement déprimante». «J'ai l'impression que je vais bien en ce moment», affirme l'auteure-compositrice-interprète, qui maîtrise son anxiété sans prendre rien pour acquis. «L'ADISQ m'a vraiment forcée à être «fuck that, je suis ben de même».» À la veille de son sixième passage en Europe, elle se dit «ambitieuse», mais peut-être pas au point de chanter avec son idole, Céline. «Chanter avec elle, c'est sûr que je m'évanoue!»

On a entendu un extrait de la très belle Lesbian Break-Up, un duo avec La Force. «J'avais envie de me donner et de donner à d'autres personnes une chanson qui n'était pas gars-fille», dit-elle. On est revenu sur Serge Postigo, qui avait défendu Juste pour rire à l'ADISQ, un discours qui l'avait dérangée. «Je trouvais ça vraiment pas nécessaire. Mais je ne déteste vraiment pas Serge.» La carte du fou du roi : «Que tu portes un chandail de loup, un t-shirt de Gerry ou une brassière en minou, moi je m'en fous, quand tu chantes, c'est à mon goût!»

Pas de chance que Marc Bergevin, qui a passé «une belle été [sic]», mérite l'étoile du match. Durant toute l'entrevue, il a louvoyé, finissant par ne répondre véritablement à aucune question. Le seul moment intéressant de l'entrevue, il le doit à Luc Lavoie, qui a réussi à le faire fulminer. Un échange musclé assez divertissant.

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RICHARD THERRIEN

«L'âge adulte» aux International Emmy Awards

BLOGUE / Après avoir été récompensée en Belgique, à Vancouver, de même qu'aux Gémeaux et aux Olivier, la websérie «L'âge adulte» vient d'obtenir une nomination aux International Emmy Awards dans la catégorie meilleure série en format court (Short-Form Series). Le gala annuel, qui oppose des productions de 20 pays, aura lieu le 19 novembre prochain au Hilton New York Hotel.

Produite chez Pixcom et disponible sur ICI Tou.tv, L'âge adulte aborde la confusion sexuelle sous plusieurs angles, dont celui d'un jeune professionnel transformé après avoir été plongé dans le coma. Écrite par Guillaume Lambert, qui joue aussi un des rôles principaux, la série met également en vedette Mickaël Gouin, Sarah-Anne Parent, Mylène Mackay, Geneviève Boivin-Roussy et plusieurs autres. C'est la première saison, réalisée par François Jaros, qui obtient une nomination, la deuxième étant déjà en ligne depuis le printemps.

Dans sa catégorie, L'âge adulte affronte une autre série canadienne, How to Buy a Baby, produite par LoCo Motion Pictures, de même qu'une série de la Corée du Sud et une autre du Chili. L'acteur américain Billy Campbell est aussi nommé pour son rôle dans la série canadienne Cardinal. Workin' Moms, diffusée à CBC, est nommée dans la catégorie meilleure comédie.

D'autres séries québécoises ont déjà obtenu des nominations aux International Emmy dans le passé, dont 30 vies, 19-2 et son équivalent anglophone, Nineteen-Two.

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RICHARD THERRIEN

«XOXO» battue par «L'épicerie» et «Les enfants de la télé»

BLOGUE / Il y a péril en le penthouse à «XOXO»; l'émission qui devait représenter la nouvelle ère de la téléréalité n'a rallié qu'un maigre 435 000 téléspectateurs, mercredi à TVA. Une semaine plus tôt, 679 000 étaient au rendez-vous pour la première.

De 19h30 à 21h, XOXO a même été battue par ses deux rivales d'ICI Radio-Canada Télé, à commencer par L'épicerie, suivie par 535 000 fidèles, puis par Les enfants de la télé, vue par 618 000.

Aux mêmes heures à V, Moment décisif a attiré 63 000 curieux, et on peut parler d'un succès pour Ne jamais faire à la maison, qui en a retenu 227 000.

Il ne serait pas étonnant de voir TVA déplacer XOXO dans sa grille, afin de joindre un plus vaste public. Dans un communiqué envoyé mardi, et intitulé «XOXO atteint sa cible», le diffuseur parle au contraire d'«un fort engouement» pour l'émission sur le web, de la part des 18-34 ans. «Avec une pointe de 914 000 téléspectateurs, la première émission a récolté des parts de marché de 26,2 %. Un chiffre qui grimpe à 34,6% dans la tranche des 18‐34. Dépassant désormais les 50 000 abonnés, le compte Instagram de XOXO a généré plus de 4,2 millions d’impressions et 200 000 réactions lors de la première semaine.»

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