RICHARD THERRIEN

La guerre des Jean-François

BLOGUE / Surprise: après un arrêt d'un an, «La guerre des clans» sera de retour cet automne, mais Jean-François Baril n'en sera plus l'animateur. V annonce que Jean-François Breau lui succédera à la barre du populaire jeu.

Le diffuseur souhaite-t-il ainsi punir son ancien animateur, qui avait manifesté son mécontentement quand V avait abruptement mis une pause à l'émission, qu'il animait depuis huit saisons? Pas du tout, répond V, qui avait avisé Jean-François Baril l'automne dernier qu'il ne serait pas de retour à la barre de l'émission.

Il faut préciser que le jeu subira un important lifting: nouveau logo, studio plus vaste avec un public plus nombreux, dans une formule modernisée, ce qui justifierait le changement d'animateur.

On produira 50 nouvelles émissions pour l'automne chez Datsit Studios.

Jean-François Breau n'en est pas à ses premières armes à l'animation d'un jeu, lui qui a coanimé C'est ma toune avec son épouse Marie-Ève Janvier sur ICI Radio-Canada Télé.

Pour sa part, Jean-François Baril a réagi sur sa page Facebook en affirmant avoir passé huit belles années à La guerre des clans. «L’émission se portait pourtant très bien et j’avais encore du plaisir à jouer avec vous, mais malheureusement V a décidé de faire un changement et c’est la fin de l’aventure pour moi», écrit-il. En plus de remercier son équipe, parmi laquelle certains perdent leur emploi, l'animateur affirme avoir d'autres projets et invite les diffuseurs à lui faire confiance.

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Télé et radio

Wauthier animera seul les Gémeaux

BLOGUE / Jean-Philippe Wauthier, qui coanimait les Gémeaux depuis deux ans avec Éric Salvail, reviendra à la barre du gala de la télévision le 16 septembre prochain.

On fait suffisamment confiance à Wauthier pour lui confier l'animation en solo, lui qui pilote déjà Les dieux de la danse et Le beau dimanche sur ICI Radio-Canada Télé, et La soirée est (encore) jeune sur ICI Radio-Canada Première.

Le duo Salvail-Wauthier avait opté pour un humour plutôt acide ces deux dernières années. On devine que Wauthier ne se gênera pas pour écorcher son ancien collègue dans son numéro d'ouverture.

Nouvelles catégories

En période d'inscription jusqu'au 28 février, l'Académie canadienne du cinéme et de la télévision au Québec a ajouté quatre nouvelles catégories de métiers en fiction et en jeunesse pour les médias numériques.

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Télé et radio

Sonia Cordeau se joint à Stéphane Rousseau à V

BLOGUE / Stéphane Rousseau a finalement choisi celle qui passera ses fins de soirées avec lui sur V à partir du 5 mars: la comédienne Sonia Cordeau, qu'on a pu voir dans «Les Appendices», la série «Olivier» et plus récemment dans «Like-moi!»

Le show de Rousseau, qui prend la relève d'En mode Salvail, sera diffusé du lundi au jeudi à 22h à partir du 5 mars prochain. Très hâte d'y voir Sonia Cordeau à l'oeuvre, elle qui a un grand talent comique.

Dans une vidéo humoristique sur Facebook, l'animateur présente Sonia Cordeau comme sa «complice d'élite», sa «Valkyrie», sa «divinité guerrière», sa «première dame», son «âme soeur», sa «bonne conscience», sa «souveraine», sa «grande Manitoune», son «Apolonne».

Sonia Cordeau se montre toutefois moins gentille à son endroit: «T'es comique, y'a des gens qui disent ça.» Puis: «Y'a des gens qui trouvent que t'es cute. J'ai déjà entendu ça... dans les années 90.»

Contrairement à En mode Salvail, qui était présentée en direct deux soirs sur quatre, Le show de Rousseau sera toujours enregistrée.

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Télé et radio

«La voix»: Lara contre Éric

CHRONIQUE / La bataille, même amicale et forcée, aura lieu entre Lara Fabian et Éric Lapointe. C'est du moins l'impression que laissait cette première de la sixième saison de «La voix», dimanche soir à TVA. Des auditions à l'aveugle où Lapointe, le vétéran des coachs, accueillait trois nouveaux collègues, son grand ami Garou, Lara Fabian, et Alex Nevsky, qui passait de «La voix junior» à celle des grands.

Le combat ultime a eu lieu vers la fin, devant Jonathan Freeman, 24 ans, de Sept-Îles, qui a une voix rauque comme Garou. Toujours sur le ton de l'humour, Lara et Éric se sont presque battus pour ce dernier candidat, qu'on avait caché derrière un rideau pour titiller encore plus la curiosité des coachs. «Assis-toé!» a lancé Éric Lapointe à Lara Fabian, qui s'est levée d'emblée après son interprétation de Heart Beats Slow, d'Angus & Julia Stone. À Lara, qui l'avait traité de «téteux» plus tôt dans la soirée, Éric Lapointe a eu cette réponse en entrevue: «Calme-toi le pompon, Madame!». Ce qui a fait dire à Alex Nevsky: «Ça joue dur à La voix des grands». Finalement, Éric Lapointe a choisi Jonathan, et Jonathan l'a choisi.

N'empêche, c'est Lara Fabian qui s'est le plus imposée parmi les coachs dimanche soir. Et pourtant, c'est la seule qui n'en avait pas l'expérience, puisque Garou a fait The Voice en France. Un retour jusqu'ici réussi pour la chanteuse, la plus émotive du quatuor, mais qui est aussi capable d'humour et de répartie.

Un des moments les plus émouvants de la soirée revient à Félix Lemelin. Le jeune homme de 20 ans, de Québec, a complètement envoûté Lara Fabian, devenue très émotive après son interprétation tout en fragilité de Maudite promesse de 2Frères. «Tu m'as vraiment chaviré le cœur», lui a dit la chanteuse, à qui il a rappelé son enfance et son père. Le chanteur et guitariste aux cheveux longs et au grand chapeau noir aurait difficilement pu choisir un autre coach après une telle déclaration d'amour.

Déjà la première candidate, Yama Laurent, a ému les coachs par sa voix grave et profonde, empreinte d'une souffrance passée. «J'en ai arraché mon comptoir!» a dit Éric Lapointe, qui a parlé d'une performance à couper le souffle. La jeune Emma Lépine, de Chicoutimi, qui a livré un Milord très théâtral, avait l'embarras du choix avec quatre coachs à ses pieds. «Une vieille âme mélangée à une fée», a résumé Lara Fabian. «A star is born», a conclu Garou, l'heureux élu.

Parmi les candidats les plus intéressants figure Ben Alexander, 29 ans, un anglophone de Montréal qui a conquis deux des quatre coachs avec Tighten Up. Élodie Bégin, de Repentigny, a marqué l'assistance par son interprétation très sentie d'un succès de Simon and Garfunkel, The Sound of Silence. Et certains ont parlé de la prochaine reine du country en entendant Krystel Mongeau, une ex de MixMania4, qui a choisi Lara Fabian.

Aucun exclu n'a subi l'humiliation. Même que Lara Fabian a offert de rencontrer l'une d'elles, en marge de l'émission. La toute jeune Yana Rogozin, d'origine israélienne, avait opté pour une chanson de Lara, Adagio. Toujours risqué d'interpréter le titre d'un coach devant lui. «J'aurais pas pu chanter cette chanson-là à 18 ans», lui a dit Lara. Dommage que personne ne se soit retourné pour la seule «bibitte» de la soirée, Fred Beauchamp, 18 ans, qui comptait sur l'émission pour faire connaître son patelin, Mandeville, et sa mascotte, un canard en peluche. «On a tripé, vraiment», lui a pourtant dit Garou, après sa reprise fort sympathique de Passe-moé la puck des Colocs.

L'émission a subi tout un lifting, une façon de surprendre le public. En plus d'un quatuor de coachs renouvelé, la famille n'est plus derrière avec Charles Lafortune, mais pas très loin de la scène, pour encourager son candidat. On est donc privé des commentaires des supporters. Oubliez la chanson officielle, on a demandé aux coachs d'interpréter des succès de leur répertoire, tous ensemble pour ouvrir l'émission. Pour le reste, on aurait pu resserrer un peu: 2h22, c'est la longueur d'un gala. Deuxième émission d'auditions à l'aveugle dimanche prochain.

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Télé et radio

L'étoile du match à Kalina Bertin

CHRONIQUE / Qui nous dit la vérité et qui nous ment? Supercheries, fabulations et histoires à dormir debout ont été à l'avant-plan de ce «Tout le monde en parle», dimanche.

L'histoire la plus rocambolesque appartient sans doute à Kalina Bertin, qui a découvert, en tournant un documentaire sur son père, que ce gourou a eu 15 enfants de cinq femmes avant d'être assassiné. Manic raconte le parcours jonché de supercheries de cet homme né à Hawaï, souffrant d'un trouble de la personnalité, qui avait néanmoins beaucoup de charisme, et dont les anciens disciples conservent quand même de bons souvenirs. La réalisatrice a retrouvé sa dernière conjointe pour savoir pourquoi elle l'avait abattu, une rencontre très intense.

C'est pour montrer les effets dévastateurs de la maladie mentale qu'elle a filmé les moments de détresse de sa sœur et surtout de son frère, qu'on voit en pleine crise psychotique, lançant des couteaux dans la maison. Le film sensible, que Guy A. et ses invités ont trouvé bouleversant, a vraiment permis de rapprocher la famille, affirme Kalina Bertin. La question qu'elle aurait voulu poser à son père: «Est-ce que t'as aimé tes enfants?»

C'est vrai que tout le monde parle de la «jeune millionnaire» Éliane Gamache Latourelle, éclaboussée par une enquête de Nathalie Petrowski dans La Presse+. Comme bien d'autres, Ariane Leduc et Maxime Lachapelle se sont laissés charmer par la pharmacienne et ses conseils pour faire fortune. Le couple d'entrepreneurs en construction a failli rompre quand Ariane Leduc a décidé d'acquérir la compagnie de mentorat de Mme Gamache Latourelle. Le couple la poursuit aujourd'hui pour fausse représentation.

C'est un coiffeur qui a mis en contact Nathalie Petrowski avec Ariane Leduc. En tout, elle a pu identifier une quinzaine de personnes disant être flouées. La journaliste a tenu à préciser qu'«Éliane Gamache Latourelle n'a pas volé des millions. Elle n'a pas volé de banque. Ce n'est pas Vincent Lacroix.» N'empêche, la pharmacienne a convaincu plusieurs personnes de s'endetter et d'investir dans ses affaires, notamment en leur vendant des bracelets à 15 000$, qui donnaient accès à un complexe hôtelier.

À Marc Fisher, coauteur du livre La jeune millionnaire, qui l'accuse de «vendetta personnelle», Nathalie Petrowski répond que les personnes flouées sont bien réelles et qu'elle ne connaissait pas personnellement Éliane Gamache Latourelle. Elle aurait d'ailleurs aimé la rencontrer pour lui donner un droit de réplique, mais elle a toujours refusé.

Guy A. est tombé sous le charme du dernier album de Tire le coyote, Désherbage, qu'avait suggéré Émilie Perreault sur ce plateau. Même qu'il n'avait ressenti rien de tel depuis Tu m'aimes-tu? de Richard Desjardins. L'artiste singulier né à Sherbrooke, mais qui vit à Québec depuis l'âge de 18 ans, a dû faire le plein de nouveaux adeptes dimanche soir.

Aussi habile pour chanter du Neil Young que du Radiohead, et passionné de l'histoire du folk américain, Benoît Pinette, de son vrai nom, considère sa voix haut perchée comme un avantage, même si elle ne plaît pas à tout le monde. Ça peut même en irriter quelques-uns. Ça le dérange? «Pas vraiment, j'm'en sacre un peu. Y viennent pas me le dire.»

Autodidacte en musique, et ancien intervenant et éducateur spécialisé dans une école primaire et dans un centre de réinsertion sociale, il a longtemps eu le syndrome de l'imposteur. «Je ne suis pas du genre à foncer dans le tas et à m'imposer», affirme Benoît Pinette, conscient que plusieurs ont dû le découvrir dimanche. La carte du fou du roi illustre bien le personnage: «Tire le coyote, c'est comme le chant d'une mésange bicolore qui sort du bec d'une grosse corneille noire.»

Selon Alex Perron, qui s'improvise coach de vie amoureuse malgré son célibat, il ne faut jamais draguer dans la section des surgelés à l'épicerie: c'est là où se trouvent les paresseux qui ne veulent pas cuisiner. Initié après un numéro au ComediHa!, son livre, Le carnet secret d'Alex, contient une section de recettes «coquino-cochonnes». Par ailleurs, l'humoriste a déploré les amalgames entourant l'affaire Éric Salvail, disant qu'il ne fallait pas mettre tous les homosexuels dans le même panier.

Si vous pensiez que Les Denis Drolet était flyés, vous n'avez rien vu. Leur quatrième spectacle, En attendant le beau temps, va encore plus loin en matière d'absurde. Le duo revient aussi à la chanson, pour faire contrepoids avec les numéros «chargés et trashs». Les gags salaces et plein de préjugés du Denis Barbu auraient pu mal passer dans tout le mouvement #moiaussi, mais le public a compris que ça faisait partie du personnage. Le duo a laissé de côté Télétoon, avec qui il avait un projet de série d'animation depuis 12 ans. Le producteur et eux n'avaient plus du tout la même conception du projet.

Auteur du livre Ce qu'on ne vous dit pas sur le changement climatique, le météorologue Gilles Brien rappelle que le phénomène est un enjeu scientifique, pas une religion. Il pourfend autant les climatosceptiques, très puissants jusqu'à la Maison-Blanche, que les écologistes trop alarmistes, qui nuisent au débat. Il se méfie du «greenwashing» des publicités, qui nous vendent des VUS en pleine nature. «Y'a toujours un grizzli pas loin», ironise-t-il.

La situation n'en est pas moins préoccupante. «On perd nos repères, parce que présentement, le climat est tellement détraqué, qu'on ne se retrouve plus dans les saisons.» Il prend pour exemple une chute récente de température de 30 degrés d'un coup, ce qu'on ne voyait pas avant. M. Brien rappelle que la pollution est ce qui tue le plus de gens dans le monde.

Aura-t-on un bel été? Réponse du météorologue: «Je vous le souhaite!»

Veuillez noter que ce blogue fera relâche durant les deux prochaines semaines, de retour le 11 février.

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RICHARD THERRIEN

«Danser pour gagner»: merveilleux MARVL

BLOGUE / Numéros enlevants, ambiance survoltée, cris stridents d'un public en délire: ça cassait la baraque à la première de «Danser pour gagner», animée par Olivier Dion mercredi soir sur V. Des six premières équipes, les deux troupes de Québec, MARVL et QMDA, ont franchi la première étape, non sans peine pour la seconde.

Les sept filles de QMDA l'ont effectivement échappée belle. C'est avec elles que les juges se sont montrés les plus sévères après leur prestation sur Respect d'Aretha Franklin. Kim Gingras a aimé leur technique, «mais il faut plus de danse urbaine», leur a-t-elle dit. Denis Bouchard leur a reproché leurs costumes lignés, roses et noirs – «je me pensais chez l'optométriste!» –, mais aussi de porter des lunettes fumées comme le groupe précédent, Dead Angle Crew. Ironie du sort, c'est ce dernier groupe qui a été éliminé de l'aventure à la fin de l'émission.

Énergisante performance des gars de MARVL, du Studio Party Time, qui ont fait vibrer la foule avec leurs acrobaties et leur sens du rythme, sur Say My Name, d'Odesza. À un certain moment, on ne savait plus où regarder. On les sentait vouloir en mettre plein la vue pour obtenir une place dans la compétition, et ce fut réussi. «Vous êtes pas obligés de sourire tout le temps», leur a lancé Denis Bouchard. «Sinon vous allez devenir les Chippendales de la danse urbaine. Vous cassez dans le rythme, cassez dans l'attitude.» Laurence Nerbonne a souhaité les entendre davantage «rugir». MARVL a été parmi les trois équipes sauvées en premier, et reviendra dans deux semaines.

La production de Julie Snyder, qui a fait une apparition express, en donne plein la vue à l'écran mais n'est pas parfaite. Jouer avec le direct comporte toujours des risques, surtout un soir de première. Caméras qui s'égarent ou ne montrent pas la bonne équipe, son pas optimal, surtout durant les chansons, beaucoup d'écho, vidéos qui ne partent pas au bon moment, j'imagine qu'on saura ajuster tout ça dans les prochaines semaines.

Au fait, inutile de crier dans le micro sur scène ou en coulisses, on vous entend. Préservez vos cordes vocales et nos pauvres oreilles. Parce qu'à ce volume-là, personne n'aura plus de voix au bout de la deuxième émission. La voix de Julie Ringuette, la plus perçante, peut devenir particulièrement irritante.

Comme les juges ne donnent pas de points, difficile de prédire qui peut gagner. J'ai été surpris de voir les gars de Dead Angle Crew, de Montréal, éliminés. Mis à part le numéro d'ouverture, sur Montréal XO de Laurence Nerbonne, c'est la seule troupe à avoir dansé sur une chanson québécoise, en l'occurrence une version remixée de 8 secondes des Cowboys Fringants. Et c'était fort réjouissant. D'ailleurs, ce serait bien qu'on inscrive à l'écran les titres des chansons sur lesquelles les troupes ont dansé, pas un petit détail.

Des trois juges, Laurence Nerbonne est la moins à l'aise dans sa livraison de commentaires, et consultait beaucoup ses notes. Mais on n'est qu'à la première. Les autres troupes qui ont survécu à la première étape sont Rockwell Family, Womanity et T.eenagers. Une autre troupe du Studio Party Time à Québec, Gossip, prendra part à l'émission de mercredi prochain. La compétition est officiellement lancée.

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RICHARD THERRIEN

«Lâcher prise» prend les devants sur «En tout cas»

BLOGUE / Revirement de situation le lundi à 19h30: «Lâcher prise» vient de prendre les devants à ICI Radio-Canada Télé sur sa rivale de TVA, «En tout cas».

C'était pourtant très bien parti pour En tout cas, dont le premier épisode avait été suivi par 1 212 000 téléspectateurs, avant de baisser à 909 000 le lundi suivant, puis à 742 000 cette semaine.

De son côté, Lâcher prise a plutôt gagné des téléspectateurs: de 667 000 la première semaine, ce nombre est passé à 733 000 la semaine suivante, puis à 774 000 hier.

En tout cas, qui marque le retour de Guylaine Tremblay à la comédie, était très attendue cet hiver. Lâcher prise, qui met aussi en vedette un duo mère-fille, en est à sa deuxième saison. L'an dernier à pareilles dates, la comédie d'Isabelle Langlois avait rallié 921 000, 830 000 et 894 000 fidèles à ses trois premiers épisodes.

District 31 domine encore le palmarès avec ses 1 298 000 adeptes à 19h. À 20h, L'Échappée (1 039 000) l'emporte sur Ruptures (710 000). À 21h, Fugueuse (1 014 000) gagne sur Les pays d'en haut (774 000).

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Chronique

L'étoile du match à Michèle Ouimet

CHRONIQUE / Jusqu'à récemment, les femmes n'avaient pas le droit de conduire en Arabie Saoudite. Jusqu'à ce qu'un prince, Mohammed ben Salmane, 32 ans, décide de moderniser le pays. Toujours passionnant d'entendre la journaliste Michèle Ouimet, qui a raconté son séjour de deux semaines en Arabie Saoudite, pour une série d'articles publiés dans La Presse +. Le moment fort de cette édition somme toute ordinaire de «Tout le monde en parle», dimanche.

Cette révolution n'est pas innocente, précise la journaliste, qui l'attribue à la volonté du prince d'éviter d'«avoir une révolution sur les bras». N'empêche, Mohammed ben Salmane veut mettre au pas les extrémistes religieux, «qui sont allés trop loin». «Il comprend la colère du peuple, il préfère lâcher un peu de vapeur pour ne pas, justement, que la révolution vienne de la base», affirme la journaliste, qui a dû porter le foulard et l'abaya, une robe noire, durant son séjour.

Le cas de la Québécoise Nathalie Morin, coincée là-bas avec ses enfants et qu'a rencontrée la journaliste, est révoltant. La situation perdurera, tant que son mari ne renoncera pas à sa paternité. Michèle Ouimet aurait voulu rencontrer, sans succès, la sœur du blogueur Raif Badawi, qui a écopé de 10 ans de prison et de 1000 coups de fouet, et dont il ne faut même pas prononcer le nom. Il est «radioactif», dit-elle.

Michèle Ouimet, qui prendra sa retraite de La Presse en mai prochain, ne quitte pas en raison des problèmes que vivent les médias, mais bien pour se consacrer à la rédaction de livres. «Il faut savoir partir. Et moi je pars parce que ça va bien», dit-elle. La journaliste, qui œuvre à La Presse depuis 1989, est convaincue que les gens ont plus que jamais soif d'information, en cette ère de «fake news». «Le contenant va mal mais le contenu n'a jamais été aussi bien.»

Le show de Rousseau. Ce sera le titre du nouveau talk-show de Stéphane Rousseau à V. À la blague, l'humoriste venait de proposer «En mode Salvail avec Stéphane Rousseau», «Le Stéphane Roushow» et «Emmanché pour veiller tard». Que demanderait-il à Éric Salvail? L'humoriste a préféré ne pas répondre. «OK, on va changer de nom. Mettons Paul Cagelet?» a poursuivi Dany Turcotte. «Avez-vous un autre jeu?» a blagué l'humoriste, dont on a vu quelques peintures assez flyées. La carte du fou du roi: «Profite bien de ta couronne de king, car au royaume de V, les rois et les reines sont vite détrônés.»

Dans la comédie Les scènes fortuites, de Guillaume Lambert, moments de bonheur côtoient les scènes tristes. Un film sur les mésaventures d'un jeune cinéaste, que Guy A. Lepage trouve «plus touchant que drôle». Révélé par la série Like-moi!, Guillaume Lambert avait écrit une scène pour l'acteur français Denis Lavant en 2014, qu'il a incorporée à son film. L'extrait de la deuxième saison de sa websérie L'âge adulte, qu'on a vu dimanche, donnait très envie de voir le reste.

Dure semaine pour le PQ. Rien à voir avec les difficultés du parti, ni avec le leadership de Jean-François Lisée, affirme la députée Nicole Léger, qui associe ces démissions en bloc à l'élection à date fixe et aux réflexions des Fêtes. Alexandre Cloutier et elle disent quitter dans la sérénité et compléteront leur mandat. Il a été question d'un retour éventuel en politique de Pierre Karl Péladeau, très actif sur les réseaux sociaux. «Il ne laisse pas passer rien. Y'en a qui aiment ça. […] Il dérange, pis j'aime ça», a lancé Nicole Léger. «Empêcher un citoyen de s'exprimer, c'est complètement impossible. […] Quelqu'un d'une influence telle doit faire preuve d'une certaine prudence», a nuancé Alexandre Cloutier.

Après trois disques des années 70, Sylvain Cossette passe aux années 80. Pas de disque cette fois, mais un spectacle. On a revu sa généreuse tignasse de l'époque du groupe Paradox. Il a frôlé le burnout après la tournée de 70's. «J'en ai sûrement fait un», affirme l'artiste, qui était devenu déplaisant avec les autres et avec lui-même. Il attribue sa courte séparation de l'an dernier avec Andrée Watters au fait qu'ils étaient devenus «un couple d'affaires». Les choses se sont heureusement replacées entre eux. Sur une note plus triste, Sylvain Cossette, qui a été très affecté par la mort de Patrick Bourgeois, a parlé de ses trois frères mal en point, dont un qui souffre d'une leucémie aiguë.

La blogueuse française Emma a soulevé un véritable débat de société avec sa bande dessinée sur la «charge mentale», qui apparaît dans le tome 2 d'Un autre regard. Elle a voulu illustrer cette responsabilité supplémentaire qui tient sur les épaules des mères, beaucoup plus que sur celles des pères. Plusieurs sur le plateau étaient d'avis qu'en cette matière, le Québec est plus évolué que la France, où le congé de paternité n'est que de 11 jours. L'ingénieure informatique de profession a vu ses BD éditées dans plusieurs pays, dont les États-Unis et la Corée du Sud.

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RICHARD THERRIEN

Maripier l'emporte sur Véro

BLOGUE / Le nouveau jeu-variétés de Maripier Morin, «Face au mur», l'a emporté haut la main jeudi soir: 1 355 000 curieux ont regardé TVA de 19h30 à 21h alors que 881 000 ont préféré voir la nouveauté de Véronique Cloutier, «1res fois», sur ICI Radio-Canada Télé, de 20h à 21h.

C'est dans les dernières minutes que Face au mur a obtenu les meilleurs chiffres, avec une pointe de 1 702 000 téléspectateurs. Quarante trois pour cent de l'auditoire regardait l'émission de Maripier Morin.

La première manche de cette bataille très attendue a donc été gagnée par TVA, qui a annoncé la semaine dernière déplacer Face au mur du mardi au jeudi, adoptant par le fait même un format de 90 minutes.

V a réagi en programmant son direct hebdomadaire de Danser pour gagner le mercredi au lieu du jeudi.

Si 1 355 000 constitue une cote très élevée pour Face au mur, 881 000 demeure un score très respectable pour 1res fois. Il faudra voir si la tendance se maintiendra dans les semaines à venir.

L'amour est dans le pré, qui commençait jeudi à 21h sur V, a rallié 496 000 fidèles.

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RICHARD THERRIEN

«La facture» cartonne

BLOGUE / Le reportage sur l'achat de lunettes en ligne à «La facture» a fait fureur mardi dernier: 940 000 téléspectateurs ont voulu voir plus clair sur ce phénomène.

La conclusion: oui, on peut faire de très grandes économies, mais il faut agir avec discernement, et surtout, s'attendre à devoir retourner les lunettes qui ne conviennent pas toujours.

Vous pouvez visionner l'émission ici.

À la même heure à TVA, World of Dance la compétition attirait 541 000 téléspectateurs.

District 31 a été l'émission la plus regardée mardi avec 1 225 000 fidèles, devant Unité 9, vue par 1 190 000.

ICI Radio-Canada Télé a dominé jusqu'à Hubert et Fanny, suivie par 662 000 curieux, derrière L'heure bleue, qui en a eu 806 000 à TVA.

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