RICHARD THERRIEN

Maripier l'emporte sur Véro

BLOGUE / Le nouveau jeu-variétés de Maripier Morin, «Face au mur», l'a emporté haut la main jeudi soir: 1 355 000 curieux ont regardé TVA de 19h30 à 21h alors que 881 000 ont préféré voir la nouveauté de Véronique Cloutier, «1res fois», sur ICI Radio-Canada Télé, de 20h à 21h.

C'est dans les dernières minutes que Face au mur a obtenu les meilleurs chiffres, avec une pointe de 1 702 000 téléspectateurs. Quarante trois pour cent de l'auditoire regardait l'émission de Maripier Morin.

La première manche de cette bataille très attendue a donc été gagnée par TVA, qui a annoncé la semaine dernière déplacer Face au mur du mardi au jeudi, adoptant par le fait même un format de 90 minutes.

V a réagi en programmant son direct hebdomadaire de Danser pour gagner le mercredi au lieu du jeudi.

Si 1 355 000 constitue une cote très élevée pour Face au mur, 881 000 demeure un score très respectable pour 1res fois. Il faudra voir si la tendance se maintiendra dans les semaines à venir.

L'amour est dans le pré, qui commençait jeudi à 21h sur V, a rallié 496 000 fidèles.

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RICHARD THERRIEN

«La facture» cartonne

BLOGUE / Le reportage sur l'achat de lunettes en ligne à «La facture» a fait fureur mardi dernier: 940 000 téléspectateurs ont voulu voir plus clair sur ce phénomène.

La conclusion: oui, on peut faire de très grandes économies, mais il faut agir avec discernement, et surtout, s'attendre à devoir retourner les lunettes qui ne conviennent pas toujours.

Vous pouvez visionner l'émission ici.

À la même heure à TVA, World of Dance la compétition attirait 541 000 téléspectateurs.

District 31 a été l'émission la plus regardée mardi avec 1 225 000 fidèles, devant Unité 9, vue par 1 190 000.

ICI Radio-Canada Télé a dominé jusqu'à Hubert et Fanny, suivie par 662 000 curieux, derrière L'heure bleue, qui en a eu 806 000 à TVA.

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Chronique

L'étoile du match à Aurélie Lanctôt

CHRONIQUE / La nuance n'est peut-être pas très sexy. C'était pourtant une des forces du débat sur cette lettre signée par une centaine de femmes françaises, dont Catherine Deneuve, qui dénoncent les dérives du mouvement #moiaussi et appellent à la «liberté d'importuner». Un échange sain et éclairant entre quatre femmes, qui a donné le ton à ce premier «Tout le monde en parle» de 2018, dimanche soir.

Aurélie Lanctôt, chroniqueuse à Radio-Canada et au Devoir, et Léa Clermont-Dion, animatrice et documentaristes y ont vu du mépris à l'endroit de celles qui ont choisi de dénoncer. La deuxième croit que les signataires poussent la note un peu trop loin, et caricaturent les féministes. De leur côté, la sexologue Sylvie Lavallée et la présidente de l'Action Nouvelles Conjointes du Québec, Lise Bilodeau, sont plutôt d'accord avec la centaine de femmes françaises.

La plus solide du quatuor, Aurélie Lanctôt a tenu le discours le plus percutant. Quand Sylvie Lavallée a rappelé que nous étions des êtres sexués, des objets de désir, la chroniqueuse a souligné que les gestes dénoncés n'avaient rien à voir avec ce jeu de l'amour et de la séduction, que souhaitent préserver les signataires de la lettre. Aurélie Lanctôt se réjouit de l'élan d'empathie à l'endroit des victimes, notamment de la part des hommes, qui prennent conscience des gestes à dénoncer.

Lise Bilodeau craint que cette déferlante de dénonciations ait des effets négatifs sur les rapports entre hommes et femmes. «Qu'est-ce que sera le ressac? Est-ce que les hommes ne nous craindront pas? […] Je crains qu'on tue le charme, qu'on tue le droit de rêver.» Elle déplore aussi que la présomption d'innocence soit occultée par le battage médiatique. Sylvie Lavallée croit que le mouvement #moiaussi a pu brimer certains hommes et affirme que certains de ses clients ne savent plus comment exprimer leur virilité.

Lanctôt et Clermont-Dion ont profité de leur passage pour lancer #etmaintenant, un mouvement symbolisé par un cœur jaune, pour soutenir les personnes qui ont pris la parole et pour ouvrir des pistes de solution. Un site Internet, etmaintenant.net, a été mis en ligne. Par ailleurs, Léa Clermont-Dion admet qu'elle en veut à Lise Payette de lui avoir conseillé de ne pas porter plainte pour agressions sexuelles contre l'ancien journaliste Michel Venne. «Lise Payette, c'était une idole pour moi, depuis toujours», dit-elle, retenant ses larmes. Elle dit tout de même lui avoir pardonné.

Avant Hochelaga, terre des âmes, François Girard n'avait réalisé que deux films en 17 ans, donnant beaucoup dans l'opéra, notamment. Le cinéaste considère que la technologie et les réseaux sociaux nous ont éloigné de notre devoir de mémoire. «Collectivement, on est plongés dans l'obsession du présent. […] On a une myopie du futur, une amnésie du passé», déplore-t-il. Rendant hommage aux Premières Nations, François Girard considère que la crise d'Oka a laissé des plaies qui ne se sont jamais refermées. «Les Mohawks et les Amérindiens ont raison d'être fâchés.» Lui aussi avait son mot à dire sur le mouvement #moiaussi, déplorant la crucifixion rapide de certaines personnes sur la place publique, et que la justice soit «court-circuitée par les marchands de journaux».

On a parlé de tout et de rien avec les comédiennes des Magnifiques, Geneviève Schmidt, Léane Labrèche-Dor, Julie Ringuette et Marie-Hélène Thibault. Le quatuor symbolise le girl power, mais «on rit autant des hommes que des femmes», a affirmé Julie Ringuette pour décrire la nouvelle émission de sketchs. Même si son père y jouait, Léane Labrèche-Dor considère que les sketchs du Bye Bye sur Éric Salvail et Gilbert Rozon manquaient de mordant et passaient à côté du mouvement #moiaussi. Elle a préféré de loin le monologue d'ouverture de Seth Myers aux Golden Globes.

On pouvait entendre une mouche voler durant l'entrevue portant sur la condamnation du meurtrier de Joleil Campeau, trouvée morte en 1995 alors qu'elle n'avait que neuf ans. Donna Sénécal a décrit avec émotion ses derniers moments avec sa fille. Impressionnant de voir comment la science a permis d'identifier son meurtrier, grâce à des parties d'ADN retrouvées sur une cagoule, une histoire racontée dans un docufiction de Canal D, Joleil Campeau: mon histoire. Troublant aussi d'entendre la mère relater comment elle s'est adressée au meurtrier de sa fille, parvenant malgré tout à lui exprimer du respect et souhaitant qu'il puisse réparer sa vie.

«Je trouve ça débile de voir que ton show, c'est le meilleur vendeur de billets. Parce que je te suivais dans les bars à tes débuts, et c'était pas toujours très bon!» a avoué Julie Ringuette à François Bellefeuille. Quatre cents représentations plus tard, il s'est amélioré, même si «on devient bon après 20 ans», croit-il. Bellefeuille déplore qu'il n'y ait pas eu de commentaires officiels de Juste pour rire au sujet des dénonciations qui visent Gilbert Rozon. «On ne sait pas ce qu'ils pensent», affirme l'humoriste, qui a mis son Olivier aux enchères. Vincent Guzzo l'a acheté pour 10 100$, montant que Juste pour rire et lui-même ont égalé, pour le remettre au regroupement des CALACS. Très beau de voir et d'entendre François Bellefeuille parler de son père décédé après avoir souffert de schizophrénie.

Correspondant de Radio-Canada à Washington, Christian Latreille a du mal à comprendre qu'on ait laissé le journaliste Michael Woolf, auteur du livre Fire and Fury, arpenter les couloirs de la Maison-Blanche durant plus d'un an, sans questionner sa présence. À l'image de l'amateurisme du gouvernement de Donald Trump, complètement désorganisé, dit-il. Le journaliste considère qu'Hillary Clinton a mené «une très mauvaise campagne» et que c'est «une très mauvaise politicienne». Mais les Américains ont cru que Donald Trump pourrait devenir présidentiel, «ce qui n'arrivera pas», se dit convaincu Christian Latreille, qui ne croit pas impossible une candidature possible d'Oprah Winfrey.

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RICHARD THERRIEN

«Danser pour gagner» déplacée le mercredi

BLOGUE / V s'enlève du trafic et déménage son gros canon de l'hiver du jeudi au mercredi. L'hebdomadaire en direct de «Danser pour gagner» sera donc diffusée le mercredi à 19h30, à partir du 24 janvier.

En début de semaine, TVA bousculait sa grille-horaire en déplaçant le jeu Face au mur le jeudi à 19h30, contre 1res fois, la nouveauté de Véronique Cloutier sur ICI Radio-Canada Télé. Une décision qui laissait peu de chances à Danser pour gagner de s'imposer dans la même case horaire.

Animée par Olivier Dion et produite par Julie Snyder, l'adaptation québécoise de l'émission américaine America's Best Dance Crew mettra en compétition 10 troupes de danse urbaine. Julie Ringuette animera la quotidienne à 18h30 les lundis, mardis et jeudis, et à 19h le mercredi.

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RICHARD THERRIEN

On commente la lettre des 100 Françaises chez Guy A.

BLOGUE / Il sera question de la fameuse lettre signée par 100 femmes françaises qui dénoncent une certaine dérive du mouvement #moiaussi, dont Catherine Deneuve, à «Tout le monde en parle» dimanche. Pour en parler: Léa Clermont-Dion, Aurélie Lanctôt, Sylvie Lavallée et Lise Bilodeau.

Aussi à l'émission: les comédiennes de la nouvelle émission Les magnifiques, Léane Labrèche-Dor, Geneviève Schmidt, Marie-Hélène Thibault et Julie Ringuette, l'humoriste François Bellefeuille pour son nouveau spectacle, le cinéaste François Girard pour le film Hochelaga: terre des âmes, et Christian Latreille, correspondant de Radio-Canada à Washington.

À Télé-Québec, ce soir (mercredi) à 21h, Angèle Dubeau et Patrick Lagacé sont les invités des Francs-tireurs. Demain (jeudi) à 21h, Dans les médias reçoit Phil Roy. Vendredi à 21h, Deux hommes en or accueille Karine Vanasse, André Robitaille, André St-Pierre, Claude Martin et Chris Ramsay.

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RICHARD THERRIEN

«En tout cas» et «Fugueuse» battent la concurrence

BLOGUE / Sauf pour «District 31», TVA a dominé toute la soirée de lundi. Ses nouveautés «En tout cas» et «Fugueuse» ont facilement battu la concurrence.

En tout cas, qui marquait le retour à la comédie de Guylaine Tremblay, a rallié 1 212 000 curieux à 19h30, alors que 667 000 ont préféré Lâcher prise à ICI Radio-Canada Télé.

À 20h, la domination de TVA se poursuit avec L'Échappée, qui rassemble 1 148 000 accros, contre 660 000 pour Ruptures.

Enfin, à 21h, 986 000 téléspectateurs ont regardé Fugueuse, la nouvelle série de TVA, pendant que 742 000 suivaient Les pays d'en haut chez la concurrence.

Malgré tout, District 31 a obtenu le meilleur score de la soirée avec ses 1 282 000 fans.

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RICHARD THERRIEN

«Face au mur» envoyé le jeudi contre Véro

BLOGUE / Pour faire face à la compétition, TVA bouscule sa grille d'hiver: «Face au mur», son nouveau jeu animé par Maripier Morin, ne sera non pas diffusé le mardi à 19h comme prévu, mais bien le jeudi à 19h30, à partir du 18 janvier, dans un format de 90 minutes au lieu de 60 minutes. Le jeu devancera ainsi d'une demi-heure la nouveauté de Véro, «1res fois», qui commence le même soir à 20h sur ICI Radio-Canada Télé. Et c'est sans compter «Danser pour gagner», aussi programmée à 19h30 le jeudi soir par V.

À la place, le mardi à 19h, TVA programme World of Dance la compétition, version traduite de la compétition de danse de Jennifer Lopez.

Le jeudi, TVA diffusera J.E. à 19h, suivi de Face au mur. Refuge animal, dont les nouveaux épisodes devaient commencer cet hiver, est donc reportée à plus tard. C'est dire que TVA mise beaucoup sur cette adaptation du jeu américain The Wall, construit un peu sur le principe du Plinko, un des jeux les plus populaires de The Price is Right.

C'est en procédant au montage des premières émissions que l'équipe a constaté qu'il y avait trop de bon matériel pour une heure, de là l'idée de prolonger à 90 minutes. Dans ce format, il devenait impossible de la programmer le mardi.

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Télé et radio

SNL: oui pour la livraison, moins pour les textes

CHRONIQUE / On voulait faire revivre la formule, le temps d'un soir, question de voir si un retour plus régulier serait souhaitable. Mais «Le SNL de Magalie Lépine-Blondeau», diffusé sur ICI Radio-Canada Télé samedi soir, ne m'a convaincu qu'à moitié. Comme à Télé-Québec, la livraison y était, mais les textes, trop souvent décevants.

Disons tout de suite que Magalie Lépine-Blondeau, qui ne fait pas de «stand up» dans la vie, a su exploiter à merveille son potentiel comique. «C'est bien connu, je suis un feu roulant de rigolade. Dans le milieu, on m'appelle la petite Poune», a-t-elle ironisé au sujet des nombreux drames de ses personnages. Elle a été ovationnée dès son monologue d'ouverture par un public heureux de la voir dans ce contexte très différent. Pourquoi l'avoir choisie, elle? «Le facteur Éric Salvail ouvre bien des portes. Il travaillait pour 10.» Là où elle a été la meilleure, c'est dans ce sketch emprunté à la formule originale, en fille qui aime beaucoup trop les surprises-parties, jouée aux États-Unis par Kristen Wiig. L'actrice, d'un enthousiasme débordant, y était particulièrement drôle.

Par-dessus tout, mon sketch préféré reste celui du numéro musical de Léane Labrèche-Dor, qui chante, désespérée: «Chu pas abonnée à Netflix!» Avec Pier-Luc Funk, vêtu d'un léotard, qui danse avec un ruban. Le moment fort de Virginie Fortin: l'imitation de sa collègue de Code F. Mariana Mazza, qui répète «vagin» aux trois mots. Parfaite dans la gestuelle et dans le ton de voix. C'était dans un sketch de magazine de cinéma, un prétexte pour évoquer les dénonciations de harcèlement. SNL ne s'est pas déguisé en Bye Bye, quoique certains sketchs revenaient sur des sujets de la dernière année, comme celui-là et un autre sur les déboires du Canadien.

Un des gags bien sentis qui a marché le plus dans l'assistance, déjà hilare, a été celui-ci de Guillaume Girard dans Les Nouvelles SNL, sur la séparation d'Adamo et Alexandra d'Occupation double: «Cette nouvelle s'ajoute à la longue liste de nouvelles récentes dont je me câlisse!» On sentait le ras-le-bol dans la livraison de l'acteur et dans la réception du public.

On va se le dire, c'est toujours risqué de s'aventurer dans les blagues de caca. SNL a eu son segment scato, avec le sketch pas très drôle sur les toilettes trop proches de la salle à manger. Puis, cette infopub de papier de toilette pour blanchir «l'anu», plus réussi, surtout grâce à ses interprètes, Virginie Fortin et Magalie Lépine-Blondeau. Aussi dans la catégorie «mal de cœur», on allait ramener la famille Loiseau, du SNL original, qui mastique la nourriture avant de la recracher dans la bouche de l'autre, cette fois à l'épicerie. Moins drôle que la première fois et trop long.

D'autres sketchs n'étaient pas mauvais, comme celui de Phil Roy en génie malcommode qui sort de la lampe. Ceux qui attendaient Katherine Levac, une des meilleures de la troupe de SNL Québec, ont été déçus. L'humoriste n'a eu que deux courtes apparitions sur vidéo, ramenant brièvement Paidge Beaulieu, son personnage légendaire, dans Les Nouvelles SNL. Personnellement, sa présence m'a beaucoup manqué samedi. En prestation deux fois plutôt qu'une, Daniel Bélanger n'a pas déçu, comme toujours.

Si le diffuseur souhaite ramener une édition régulière de SNL, il faudra «repimper» l'équipe d'auteurs. Parce qu'il y a certainement de la place pour ce type de variétés d'humour dans notre télé, mais pas avec des textes aussi quelconques. On en revient toujours à ça.

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Blogue

Le «Bye Bye» franchit les 3 millions

BLOGUE / Le «Bye Bye 2017» a rallié 3 017 000 téléspectateurs le soir du 31 décembre sur ICI Radio-Canada Télé. C'est un peu plus que l'année dernière, alors que le premier «Bye Bye» du duo Simon-Olivier Fecteau et Guillaume Lespérance en avait attiré 2 997 000. L'ancienne équipe avait obtenu 3 037 000 en 2015.

Dimanche, 1 134 000 téléspectateurs sont restés pour Les coulisses du Bye Bye.

Plus tôt dans la soirée, Infoman 2017 a été vue par 2 047 000 téléspectateurs, comparativement à 1 730 000 l'an dernier, une hausse importante. À l'année prochaine a aussi gagné des adeptes, passant de 763 000 à 1 017 000. En direct de l'univers – Spéciale du jour de l'An a été suivie par 1 033 000 curieux, contre 1 155 000 en 2016.

L'une des parodies du Bye Bye qui fait le plus jaser depuis dimanche est cette hilarante parodie de shooting photo de Céline Dion par Marc Labrèche, qui a même des échos à l'étranger, notamment sur le site de Paris Match.

La vidéo originale ici.

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Télé et radio

Un Bye Bye 2017 réussi

CHRONIQUE / Tout le monde a son avis sur la question, mais dans mon livre à moi, on peut certainement parler d’un Bye Bye 2017 réussi. Beaucoup de bons moments dans cette revue humoristique d’ICI Radio-Canada Télé, dans laquelle Anne Dorval et Marc Labrèche se sont particulièrement illustrés, volant très souvent la vedette.

Dans mon palmarès, le sketch «Passe-Partrump» arrive tout en haut. Qui aurait pensé mixer Donald Trump et Passe-Partout, et entendre Kim Jong-un (excellente Anne Dorval) chanter «Mes ministres gigotent, mes ministres barbotent» sur l’air des Poissons, de la célèbre émission pour enfants? Et pour finir, Grand-Papa Bi maintenant transgenre, qu’on doit appeler Grand-Maman Barbra.

Autre sketch réussi, celui de «Chassons avec Luc Lavoie», où le commentateur de LCN, personnifié par Pierre Brassard, prodigue ses trucs pour chasser le séparatiste et qui recueille l’urine de Lise Payette pour attirer ses proies. La meilleure portion du bulletin «TAV Nouvelles» concernait le dossier de Radio-Canada sur Gilbert Sicotte, avec l’acteur qui subit un interrogatoire exagérément serré. «On l’a, nous aussi, notre scoop d’abus à Radio-Canada!» s’exclame le reporter. Plus acide que l’allusion à la bévue de TVA sur la mosquée. Brassard était parfait en Pierre Bruneau.

Très bon clin d’œil, ces Migrants Games au Stade olympique, avec les épreuves du 100 mètres douaniers et du lancer du préjugé. «En sortant d’ici, tu vas réaliser que t’aurais pas dû faire “Occupation doune”», disait la chanson de la très bonne parodie d’OD, avec une Jowanie (fabuleuse Véronique Claveau) complètement débile, au rire démoniaque, qui complote contre Sansdick, Karigne, Neurone, Karoube et les autres. Marc Labrèche a excellé en Jai du Temps, tout comme il a été très bon en Mélanie Djoly, dans «La spécialiste», présenté par Mietflix.

Cet automne de dénonciations a bien sûr fait l’objet de quelques sketches. Dans un segment beaucoup moins sévère que son numéro d’Info, sexe et mensonges, Marc Labrèche a repris Éric Salvail, qui montre son pénis à volonté, chez Salvail & Couilles. Inspiré du clown tueur de Ça, le sketch de Rozon dans les égouts, qui offre ses services à une femme qui perd ses clés, était moins percutant.

Anne Dorval a aussi ébloui en Giovanni/Jean-Claude, dans l’excellente parodie «Apollo dans l’sirop». «Despacito ne jouera pas dans le Bye Bye c’t’année», a promis Simon-Olivier Fecteau, en interrompant un sketch. Eh bien oui, la «toune de marde» a joué, avec l’apport d’Adib Alkhalidey et Joey Scarpellino. La parodie de District 31, «District 30 & 1», était moins drôle que celle de Votre beau programme, mais Anne Dorval était formidable en Hélène Bourgeois Leclerc.

Marc Labrèche, dont la Céline a fait fureur à Info, sexe et mensonges, l’a reprise pour cette parodie très drôle d’un shooting photo pour Vogue, où la diva arbore différents looks extravagants et mange des frites avec la main de René. Bonheur aussi quand Anne Dorval a fait une apparition express dans le sketch sur «L’Ameute», avec son personnage de pub de voitures, qui avait fait fureur l’an dernier.

Beaucoup ri de la bande de dégénérés de «La chambre froide», avec un Guy Carbonneau muet comme une carpe. Même dans les sketches plus faibles, Anne Dorval sauvait souvent la mise, comme son imitation d’Anne-France Goldwater dans «Gégnial!», parodie ordinaire de l’émission de Stéphane Bellavance. Plutôt convenu, le sketch de la boutique de pot n’était pas non plus le meilleur, mais au final, pas de moment vraiment raté dans ce très bon Bye Bye.

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