Jean-Sébastien Massicotte

Trump déclenche la furie de la planète plein air

BLOGUE // La marmite était sur le feu depuis déjà un moment. Le président américain Donald Trump avait annoncé il y a quelque temps son intention de réduire les aires protégées des monuments nationaux Bears Ears et de Grand Staircase-Escalante, en Utah. Confirmée lundi, la nouvelle a enclenché un mouvement de protestation sur la planète plein air. Retour sur une crise qui ne fait que commencer...

Sous prétexte de redonner aux Américains l'accès aux terres publiques, Donald Trump a réduit ainsi au total de deux millions d'acres les zones de protection accordées par ses prédécesseurs — notamment Barack Obama — aux deux aires naturelles.

Pour Bears Ears, c'est une réduction 85% de sa superficie d'origine. Quant à Grand Staircase-Escalante, c'est près de la moitié de la zone de protection qui s'envole.

Il suffit de suivre un peu l'actualité du côté de l'industrie du plein air et de l'aventure pour constater que la décision a l'allure d'un affront, tandis que les géants comme Patagonia, The North Face, REI, Arc'teryx, Keen et Cie se mobilisent. Athlètes et autres influenceurs d'importance font de même. La réaction est d'une force qu'on a rarement vue récemment.

So what's the big deal? comme on dit chez nos amis au sud de la frontière.

C'est que Trump étant Trump, il ne dévoile pas toute la vérité quand il assure vouloir rendre aux résidents de l'Utah leurs terres. En fait, selon les observateurs qui dénoncent la décision, en réduisant la taille de Bears Ears et de Grand Staircase-Escalante, Trump ne redonne pas un meilleur accès à la population aux zones naturelles ainsi «libérées».

En effet, les seuls qui pourront y tirer un avantage sont ceux qui peuvent désormais y effectuer de l'exploitation minière, forestière et gazière. Autant d'activités qui redeviennent permises... Et tant pis pour la protection de cette nature de l'Ouest sauvage et de ses artéfacts autochtones uniques et fragiles qu'elle possède.

C'est un débat qui perdure depuis fort longtemps, comme on peut le constater dans le reportage ci-dessous de CNN.

 

Jean-Sébastien Massicotte

Sauter d'une falaise pour atterrir... dans un avion!

BLOGUE // C'est assurément la chose la plus folle que vous verrez cette semaine. Probablement même ce mois-ci. Et on en parlera encore l'an prochain...

Deux athlètes Red Bull ont tenté — et réussi! — l'impensable. Sauter en wingsuit du haut d'une paroi en montagne pour voler jusqu'à un avion plus bas, avant d'entrer dans la carlingue par une porte laissée ouverte sur le côté.

Une cible de 158 cm par 125 cm!

La description de la cascade est assez ahurissante. Alors imaginez la vidéo! À peine croyable!

Jean-Sébastien Massicotte

Marcel Remy, le papy grimpeur de 94 ans

BLOGUE // Il y a des aventuriers qui semblent éternels. Comme le grimpeur Marcel Remy, qui s'est offert à 94 ans le Miroir de l'Argentine, en Suisse, une paroi en montagne de 450 m de longueur.

Aussi bien dire une ascension quasi impossible quand on pense à l'âge vénérable du Suisse né le 6 février 1923. Une voie mythique qu'il aurait grimpé plus de 200 fois et où Marcel Remy a amené ses deux fils, Claude et Yves — des grimpeurs réputés —, dès 1968.

Jean-Sébastien Massicotte

Fini le cirage des skis!

BLOGUE // C'est une révolution que propose le fabricant de skis DPS. Pour le bien de l'environnement et parce que les skieurs ont bien mieux à faire, l'entreprise basée en Utah souhaite éliminer la nécessité de cirer régulièrement les skis et les planches à neige avec sa cire de glisse permanente Phantom.

Grâce à un composé en polymères, la cire Phantom est appliquée qu'une seule fois et pénètre la base des skis. Du coup, la cire ne se dégrade pas à l'usage, à cause du frottement sur la neige.

Pour DPS, voilà d'abord une manière de ne pas polluer l'environnement en évitant que des composés chimiques ne se retrouvent dans la nature... ou encore dans l'organisme des techniciens!

Fabriquée avec des produits sans risque pour l'environnement, la cire Phantom a été testée sur diverses montagnes à travers le monde.

Comme elle pénètre la base, la cire Phantom demeure en place même après un aiguisage des skis en atelier.

Qu'importe la température de la neige, le produit hydrophobe doit demeurer performant et offrir une glisse idéale dans toutes les situations. 

Au-delà du temps et des efforts souvent négligés pour le cirage, le concept de la cire Phantom permet du coup d'économiser de l'argent en évitant d'avoir à répéter l'application de cire régulièrement.

Un produit du futur qui sera prochainement disponible. En effet, DPS a mené une campagne fort populaire sur le site de sociofinancement Kickstarter. Avec encore une vingtaine de jours à faire, la levée de fonds de 35 000 $US (44 000 $CAN) était rendue à plus de 160 000 $US (plus de 200 000 $CAN)!

Pour 90 $US, il est encore possible de participer à la campagne et d'obtenir sa propre cire Phantom.

Bon ski!

Jean-Sébastien Massicotte

Génial hommage à JP Auclair

BLOGUE // Les années passent, mais le souvenir du talentueux skieur JP Auclair ne s’estompe pas. Exactement trois ans et un mois après la disparition tragique du Québécois dans une avalanche en Patagonie, son esprit créatif renaît à l’écran grâce à son ami, le skieur pro Tom Wallisch.

Imagination est l’oeuvre de Sherpas Cinema, le collectif derrière le populaire film de ski All.I.Can, dans lequel Auclair avait volé la vedette avec un fabuleux segment de ski urbain, en 2011.

Cette fois, le film produit par The North Face, commanditaire de Wallisch, reprend le concept dans un hommage touchant à Auclair. Le skieur de Québec et Wallisch avaient d’ailleurs collaboré pour un segment de street nocturne dans Into the Mind, en 2013.

Il faut savoir que dans l’histoire derrière le populaire segment de All.I.Can, Auclair avait expliqué que l’inspiration de cette virée à travers les rues enneigées de villages des Kootenays venait de ses rêves éveillés, dans l’enfance, quand il s’imaginait skier le relief qui défilait par sa fenêtre dans les balades en voiture.

Jean-Sébastien Massicotte

Oxygène illimité et tarif à 141 000$ pour l'Everest en quatre semaines

BLOGUE // Quand on pensait avoir tout vu ou presque à l'Everest, voilà qu'une nouvelle façon de faire se dessine. Pour les pressés qui en ont les moyens, il est désormais possible de payer jusqu'à 141 000 $CAN pour se faire guider jusqu'au sommet, avec l'oxygène illimité et en seulement quatre semaines.

Le temps, c'est de l'argent comme on entend souvent. Et dans le cas des ascensions express que proposent désormais quelques rares compagnies d'aventure, comme le notait récemment le blogueur spécialisé des expéditions à l’Everest, Alan Arnette, ce ne pourrait être plus vrai. Ainsi, au lieu de passer un gros trois mois sur la montagne pour s'acclimater, les riches montagnards peuvent amorcer leur préparation chez eux à l’altitude, avant de s'attaquer au géant de 8848 mètres.

Le secret? L'usage de tentes hypoxiques dans lesquelles les alpinistes dorment les semaines avant leur expédition. On simule ainsi l'altitude, jusqu'à l'équivalent de 7200 mètres selon Furtenbach Adventures, une compagnie qui propose le forfait Everest Flash pour 95 000 euros (141 000 $CAN).

Une fois sur la montagne, les clients peuvent s’attaquer au sommet du monde en 31 jours seulement. Sur les camps en altitude, Furtenbach Adventures offre en quantité illimité l’approvisionnement en oxygène. L’encadrement des clients est élevé à 1,5 sherpa par «touriste».

En cette époque où les versants de l’Everest sont achalandés comme jamais, souvent par des «touristes» qui ne devraient sans doute pas y être, la façon accélérée de faire est controversée. Mais, selon les promoteurs de la méthode, celle-ci doit assurer plus de sécurité en minimisant le temps d’exposition sur la montagne. La fatigue de l’expédition est aussi réduite en faisant moins d’allers-retours sur les pentes. Du coup, le taux de réussite serait augmenté.

Furtenbach s’annonce comme la seule entreprise à offrir pareil forfait tout inclus. Le nec plus ultra à l’Everest, assurément. 

Jean-Sébastien Massicotte

Un sentier, un record: la légende de François D'haene grandit

BLOGUE // Décidément, à chaque foulée, le Français François D'haene construit sa légende. Après une victoire récente au prestigieux Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB), le coureur a profité de sa grande forme pour s'amener en Californie où il a fracassé le record de vitesse sur le sentier John Muir Trail, un galop d'environ 350 km et plus de 14 000 mètres de dénivelé positif.

Mardi matin à notre heure, D'haene a arrêté le chrono de sa montre Suunto à 2 jours, 19 heures et 26 minutes. Le sportif de 31 ans éclipsait du coup la marque de Leor Pantilat, qui avait complété le sentier californien en août 2014 en 3 jours, 7 heures et 36 minutes.

Évidemment, pour courir pareille distance en si peu de temps, François D'haene était accompagné d'une équipe d'encadrement de premier choix. Membre de l'équipe Salomon, le Lillois d'origine comptait sur des partenaires de course qui se sont relayés. 

Jean-Sébastien Massicotte

Une tente pour dormir sur l'eau

BLOGUE // Dormir sous la tente prend un tout nouveau sens avec l'entreprise SmithFly. Grâce à sa tente flottante Shoal, c'est un îlot privé qui vous attend le soir venu. Il ne suffit que d'ajouter de l'eau!

Pour SmithFly, le concept est simple: la Terre est recouverte à 70% d'eau, vous pouvez maintenant y camper.

À la frontière entre le radeau de sauvetage et la tente, la Shoal possède un fond gonflable de 15 cm d'épaisseur qui sert de matelas. La toile détachable du toit est supportée par une armature gonflée, sans arceau.

Un campeur de 6'3" peut y dormir en tout confort selon le fabricant américain. 

Tout juste dévoilée, la tente est actuellement en précommande. Les premiers exemplaires doivent être livrés à partir de la fin décembre.

Petits détails non négligeables, le «lit d'eau» nouveau genre n'est pas des plus compacts, ni des plus légers. Si elle se roule pour le transport, la Shoal reste encombrante et pèse 75 lb. 

On l'oubliera donc pour une expédition en kayak, mais pour une nuit hors de l'ordinaire au chalet, c'est une autre affaire. 

À 1500 $US, la Shoal n'est pas non plus à la portée de toutes les bourses. Mais pour les plus motivés, la tente est en promotion durant la prévente... à 1275 $US.

Info: smithfly.myshopify.com

 

Jean-Sébastien Massicotte

Un ultramarathon de 54 km à travers Québec

BLOGUE // La saison de course à pied 2017 tire à sa fin, mais ceux et celles qui ont encore des jambes pourront se gâter le samedi 14 octobre prochain. Pour une première fois, un ultramarathon de 54 km à travers Québec sera tenu en marge du Défi courir 6h en coeur, organisé au bénéfice de la Fondation québécoise pour les enfants malades du cœur.

Dans un format participatif, les coureurs de l'ultra auront la chance de traverser Québec à partir du parc Paul-Émile-Beaulieu, à proximité du Lac-Saint-Charles, jusqu'à l'arrivée à la base de plein air de Sainte-Foy, en passant par les abords du fleuve Saint-Laurent, par le Corridor du littoral et la Promenade Samuel-de-Champlain notamment.

Un parcours qui «reliera tous les sentiers de la ville de Québec», précise Janic Allard, coordonnatrice de l'événement. Les coureurs auront notamment la chance de découvrir la totalité des 32 km du tracé le long de la rivière Saint-Charles. Près d'une trentaine de coureurs sont déjà inscrit pour la première. Et les inscriptions sont toujours possibles, bien que le temps commencer à presser. 

«C'est un événement de plaisir», résume Janic Allard, qui s'enthousiasme de l'ajout du volet ultra en marge de cette quatrième présentation à Québec de Courir 6h en coeur. 

Car le Défi est avant tout un grand rendez-vous pour tous. Au dernier décompte de l'organisation, un total de 52 équipes pour un total de 275 coureurs sont attendus samedi pour la portion de la course de six heures. Un sommet pour l'organisation.   

Seuls ou en équipe à relais — en famille, entre collègues ou entre amis—, les coureurs devront sans arrêt s'exécuter sur le circuit de 2,1 km de la base de plein air. Si certains cumuleront le plus de kilomètres possibles durant les six heures, d'autres s'y relayeront simplement pour le plaisir de bouger.

Un six heures qui correspond à «la durée moyenne d'une chirurgie cardiaque pour un enfant», raconte Janic Allard.

Pour tout savoir sur l'événement, s'y inscrire ou encore simplement y assister, visitez le site Web du Défi.

Bonne course!

Jean-Sébastien Massicotte

Le cure-dent qui pourrait vous sauver la vie

BLOGUE / Dans la grande nature, la survie ne tient parfois qu'à un tout petit détail. Et c'est pour cela que Tortoise Gear a imaginé un moyen simple d'améliorer le légendaire couteau suisse Victorinox en y ajoutant un allume-feu en ferrocérium qui remplace le classique cure-dent.

Une idée simple, mais qui transforme instantanément le classique canif en véritable outil de survie capable de faire du feu aisément.

Nul besoin de modifier quoi que ce soit, le Firefly est un accessoire prêt à l'usage directement dans votre canif.

Grâce à la tige de ferrocérium, il suffit de la frotter avec une partie métallique comme une lame pour créer d'intenses étincelles. Un type d'allume-feu que de nombreux spécialistes de la survie favorisent de par sa simplicité d'utilisation, même mouillé.

Le Firefly est dans les plans depuis 2009 pour Tortoise Gear, une entreprise californienne. Pour pouvoir la mettre en marché, l'invention est actuellement en prévente sur le site de sociofinancement Kickstarter.

Avec encore plus d'un mois à faire à la campagne et à moins de 3000 $US de l'objectif de 28 000 $US, le Firefly semble pratiquement une réalité que vous pourrez trouver bientôt en magasin. En tout cas souhaitons-le.

À 14 $US pour trois tiges, le prix semble raisonnable, surtout que Tortoise Gear assure avoir trouvé une recette de ferrocérium plus résistant qu'ordinaire, et donc plus durable à l'usage.

Info: Tortoisegear.com