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«Skiing The Mealy»: voyage sur les sommets d'un étonnant Labrador

BLOGUE / L'hiver dernier, des gars du collectif Estski.ca avaient frappé l'imaginaire des skieurs d'aventure en réalisant un voyage exploratoire dans les spectaculaires monts Mealy, au Labrador. Désormais diffusé en ligne, le film qui raconte le périple fait véritablement rêver.

Je vous avais raconté au printemps dernier le voyage des boys, six véritables passionnés de ski et de montagnes vierges.

Du voyage, Émile Dontigny a réalisé Skiing The Mealy, avec la collaboration à la caméra de son collègue Charles Bernier. Le duo fait partie du collectif de skieurs The Loners, des créateurs de contenu en montagne.

Le film nous transporte au coeur de la majestueuse chaîne de montagnes du Labrador, véritable Far Est du ski à proximité de Happy Valley-Goose Bay, village au cœur du Labrador à plus de 1100  km au nord-est de Baie-Comeau.

Oubliez ici les cascades sur les planches, les sauts de falaise et les pentes ultraraides qui donnent sur un escarpement mortel. Skiing The Mealy nous propose plutôt un voyage esthétique, voir poétique, de l'aventure en montagne.

À partir de Québec, le court-métrage nous amène graduellement dans l'univers étonnant des Mealy, où la bande de copains enchaîne les premières descentes avant de retourner sous la tente le soir venu. 

Un périple dépaysant à souhait... mais pourtant si près de chez nous!

Adepte de ski ou non, vous apprécierez assurément le visionnement et découvrirez des nouveaux horizons loin des sentiers battus.

Bon voyage!

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Kai Jones: skier comme un pro avant d'être un ado

BLOGUE / «Je me demande toujours jusqu'où je peux me pousser, mais sans faire peur à ma mère.» Voilà le genre de chose qu'on entend rarement dans un film de ski extrême. Mais quand le héros a seulement 11 ans, les préoccupations de l'athlète en action sur les pentes sont bien différentes...

Le kid est Kai Jones, aujourd'hui âgé de 12 ans. Une sensation du freeski depuis qu'il a chaussé les planches, ou presque, à l'âge de deux ans.

Fils du réputé Todd Jones, réalisateur et cofondateur de l'entreprise de films d'aventure Teton Gravity Research (TGR), Kai a déjà des commanditaires majeurs (Quicksilver, Atomic, Smith, entre autres) et des segments sur YouTube — notamment — qui cartonnent.

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Revivez la meilleure journée à vie du grimpeur Alex Honnold

BLOGUE / Vous vous souvenez de la meilleure journée de votre vie? Pour le grimpeur Alex Honnold, c'est facile de s'en souvenir. Le 3 juin 2017, l'Américain réalisait un rêve qu'il chérissait depuis presque 10 ans: l'ascension en solo intégral — sans corde ni autre forme de protection en cas de chute — de la mythique paroi du El Capitan, au parc national Yosemite en Californie.

À l'époque, je vous avais parlé de l'exploit de Honnold, que plusieurs observateurs considèrent comme l'ultime ascension en solo. Une première qui repoussait les limites de l'imagination et qui risque de ne pas être répétée avant longtemps, si jamais elle l'est.

Le film sorti récemment, Free Solo, raconte cette journée exceptionnelle et le parcours du populaire grimpeur pour arriver à envisager — et réussir! — la difficile ascension sans filet de la paroi granitique de près de 1000 mètres.

Diffusée récemment en ligne, la conférence TED d'Alex Honnold (ci-dessus) présente à la première personne et sans filtre la dangereuse ascension.

«Ça semble effrayant? Oui, ce l'est. Et c'est pourquoi j'ai passé tant d'années à rêver de grimper en solo El Cap sans le faire. Mais le jour où la vidéo a été prise, ça n'était pas du tout épeurant. C'était aussi confortable et naturel qu'une marche dans un parc, ce que la plupart des gens faisait à Yosemite ce jour là», explique candidement Honnold à son auditoire, après la présentation d'un passage délicat durant l'ascension, à environ 600 mètres du sol.

L'athlète d'exception explique alors comment un solo précédent avait mené à son désir de réussir avec une maîtrise complète ses ascensions futures, sans rien laisser au hasard. 

Car pourtant plus facile — et évidemment réussie! — sa grimpe sans corde en 2008 sur le Half Dome, toujours à Yosemite, avait bien failli tourner à la catastrophe...

«Je ne savais pas comment me préparer pour un potentiel solo intégral. Alors j'ai décidé d'éviter la préparation et de juste y aller pour vivre une aventure. Je me disais que j'élèverais mon niveau pour l'occasion. Évidemment, sans surprise, ce n'était pas la meilleure stratégie», poursuit le grimpeur dans son allocution.

Heureusement, après s'être «perdu» sur la paroi du Half Dome en 2008 sans aucune sécurité, Honnold a appris la leçon.

En plus de l'entraînement physique, le grimpeur a notamment utilisé la visualisation pour maîtriser ses émotions.

«Le doute est le précurseur de la peur. Et je savais que je ne pouvais vivre mon moment parfait si j'avais peur. Je devais faire de la visualisation et des répétitions assez souvent pour enlever tous les doutes», précise Honnold.

On connaît la suite... 

Une journée parfaite dans le quotidien peu ordinaire du grimpeur.

Le temps de sa présentation TED, Alex Honnold nous laisse ainsi entrer dans sa tête, dans son univers. Une vision de l'aventure et du risque marquée par une étonnante humilité. 

Comme si l'extraordinaire, seul à 1000 mètres au-dessus du sol, était presque banal.

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Courses CRYO: traverser le lac Saint-Jean... en courant!

BLOGUE / Voilà un tout nouveau défi pour les amateurs de course à pied qui n'ont pas froid aux yeux. Traverser sur 32 km le lac Saint-Jean entre Péribonka et Roberval, en plein coeur de l'hiver.

C'est l'idée un peu folle derrière les courses CRYO, de la fondation Sur la pointe de pieds.

Après un test avec une douzaine de coureurs triés sur le volet l'an dernier, la fondation — qui se spécialise dans l'aventure thérapeutique pour aider des jeunes atteints du cancer ou en rémission — espère maintenant réunir 150 coureurs pour son nouveau défi caritatif qui est organisé le 23 février prochain.

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BLACKYAK Khillari: le manteau le plus léger de la terre

BLOGUE / La prétention du fabricant sud-coréen BLACKYAK n'est pas des moindres: il fabrique le manteau complet contre les intempéries le plus léger sur la planète.

À 71 grammes pour la taille medium et à peine plus gros qu'une orange dans la main, le manteau Khillari (anciennement appelé Emergency) coupe le vent totalement, est 100% imperméable et possède un capuchon.

Difficile de faire plus avec moins!

Pour arriver à fabriquer pareille merveille, BLACKYAK tire avantage du Dyneema, la fibre textile la plus résistante qui soit. Pour le même poids, le Dyneema serait en effet de 10 à 15 fois plus résistant que l'acier.

Une fibre légère, pratiquement impossible à couper et qui ne s'étire pas. Elle est notamment utilisée dans la fabrication de sangles pour l'escalade, de gréements et de voiles pour le nautisme, ou encore d'équipements de sécurité où la résistance à l'abrasion et aux coupures est essentielle.

De par sa nature et confection (20% polyéthylène et 80% polyester), le Dyneema n'est pas coloré, ce qui donne le look plutôt particulier du Khillari. 

Pratiquement transparent, sans poche et avec uniquement une demi-fermeture à glissière à l'avant, le manteau présente un aspect utilitaire qu'il faut savoir apprécier...

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«Détour» de 1000 km en «bikepacking» pour deux cyclistes pros

BLOGUE / Preuve que le «bikepacking» a la cote, deux cyclistes professionnels de premier plan de l'équipe belge Lotto-Soudal, Thomas De Gendt et Tim Wellens, s'y sont intéressés sérieusement en vue de la fin du calendrier de courses. Dès dimanche, le duo ajoutera sacs et bagages aux montures Ridley en carbone pour rentrer en Belgique en roulant.

Un périple d'environ 1000 km entre l'Italie et la Belgique que les deux pros prévoient compléter en six jours, «tranquillement» d'hôtel en hôtel.

De Gendt et Wellens, âgés de 31 et 27 ans, se mettront en mode cyclotourisme après le Tour de Lombardie, une course de 241 km qui est présentée dimanche.

Au mois d'août, De Gendt avait publié les premières images de son vélo chargé, à l'occasion d'un «premier test» en bikepacking. Un périple de «vacances» planifié depuis mai.

Assurément, le duo belge aura plus que la forme pour pareille aventure. Rentrer à la maison ne devrait pas être trop compliqué... 

Spécialiste des échappées en montagne, De Gendt a remporté jusqu'ici en carrière une étape sur chaque grand tour (Tour de France, Giro et Vuelta). Au dernier Tour d'Espagne, il a d'ailleurs mis la main sur le prestigieux maillot de meilleur grimpeur.

Quant à Wellens, il a notamment un titre de champion au Tour de Pologne, deux victoires d'étape au Tour d'Italie, sans compter le titre 2015 au Grand Prix cycliste de Montréal.

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Une véloroute de 5122 km pour jouer aux pèlerins

BLOGUE / Envie d'évasion et d'aventures à vélo? Désormais reliée de Trondheim, en Norvège, à Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne, la véloroute EuroVelo 3 aura de quoi vous satisfaire avec ses 5122 km.

Surnommé «la route des pèlerins», le parcours traverse l'Europe du nord au sud-ouest par sept pays: Norvège, Suède, Danemark, Allemagne, Belgique, France et finalement Espagne.

Du côté français, c'est en juin dernier que le tronçon baptisé La Scandibérique a été inauguré. Plus de 1700 km à rouler à travers 20 départements. Aux dernières nouvelles, il ne restait qu'un peu de travail à faire  — notamment de la signalisation — pour compléter l'aménagement de la véloroute.

La Scandibérique est du coup le plus récent parcours aménagé en France, mais également le plus long. 

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Cartographiez vos aventures en détails avec FATMAP

BLOGUE / Voici votre chance d'être des pionniers de l'aventure en partageant vos sorties et découvertes. Outil numérique de cartographie en 3D, FATMAP n'attend que votre contribution.

L'entreprise propose depuis l'été dernier une application mobile fonctionnelle sur appareils iOS et Android qui permet de télécharger des cartes 3D sur votre portable. 

Grâce à l'imagerie satellite et des cartes topographiques numériques des régions montagneuses, FATMAP présente des itinéraires en détails, selon le sport pratiqué. Et le tout peut fonctionner hors-ligne.

Si l'entreprise présente surtout des itinéraires en Europe et aux États-Unis jusqu'ici, rien ne vous n'empêche de soumettre vos sorties pour partager votre expérience.

Au fur et à mesure que FATMAP gagne en utilisateurs enregistrés, ceux-ci peuvent en effet ajouter leurs itinéraires et ainsi contribuer au développement des cartes et informations disponibles à tous.

Selon l'activité sélectionnée — ski, vélo ou randonnée —, l'imagerie sera adaptée à la saison correspondante, avec ou sans neige. Dénivelé, distance, précautions et autres conseils sont consignés en marge de la carte interactive qu'il est possible d'explorer virtuellement.

Plus spécialisé que Google Maps pour la cartographie d'aventure, FATMAP aurait une résolution cinq fois supérieure à celle du géant californien.

Pour asseoir sa crédibilité, FATMAP s'est associée à quelques grands noms de l'aventure, comme le planchiste et montagnard français Xavier De le Rue, en plus de publier un blogue destiné aux amoureux des sports de plein air.

Il ne reste plus qu'à explorer le monde entier derrière son clavier pour y créer des itinéraires sous forme «d'aventures». FATMAP peut enregistrer celles-ci à partir de données GPS, ou encore grâce à des tracés directement sur la carte.

L'aventure, la vraie, peut ensuite commencer!

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Casques kupol: la tête protégée grâce à l'impression 3D

BLOGUE / Désormais un accessoire incontournable des cyclistes, le casque protecteur évolue de saison en saison. Mais force est d'admettre qu'il n'y a pas eu de grande révolution jusqu'ici. Prête à revoir complètement les façons de faire, la petite entreprise québécoise kupol pourrait bien bousculer les Giro, Bell et Kask de ce monde grâce à l'usage de l'impression 3D.

En effet, l'entreprise prévoit commercialiser le printemps prochain le tout premier casque réalisé par impression 3D. 

Grâce à une campagne sur Kickstarter, kupol prend les précommandes actuellement.

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Le randonneur... sans jambes

BLOGUE / Incapable de suivre ses deux frères et son père en randonnée quand il était plus jeune, l'Américain Sid Smith devait se contenter de les voir partir. Des aventures impensables pour l'handicapé qu'il était, touché gravement aux pieds à cause d'une maladie génétique. Des années et une double amputation plus tard, il rattrape le temps perdu, un pas à la fois.

Dans le court documentaire 3 Sons & A King de V6 Media et diffusé par Petzl, Smith réalise enfin son rêve de gravir en compagnie de son paternel le sommet de l'Utah, le pic Kings (4123 m). Pour ajouter à l'expérience, son fils de 9 neuf ans est également du voyage.

Désormais équipé de prothèses sophistiquées, Sid Smith est capable de faire de la randonnée, même si c'est une nouvelle activité pour lui.

Un trajet de 21 km jusqu'au sommet, pour un gain en dénivelé de 1250 m.