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Un trésor de 65 000 $ caché au sommet de l'Everest

BLOGUE / Au moment où la saison des ascensions à l'Everest tire à sa fin, les rares grimpeurs qui tentent encore d'atteindre le sommet doivent garder l'oeil ouvert. Un trésor a été caché quelque part tout en haut de la cime de 8848 mètres récemment, soit un «porte-monnaie» contenant 500 000 jetons de la cryptomonnaie ASKT, qui seraient évalués à 50 000 $US (près de 65 000 $CAN).

Cette étonnante chasse au trésor est un coup publicitaire du réseau social ASKfm pour lancer sa nouvelle cryptomonnaie. 

En partenariat avec une équipe principalement ukrainienne, l'entreprise Web californienne a demandé au leader d'un groupe d'aventuriers, Taras Pozdnii, de cacher au sommet un précieux «porte-monnaie» Ledger (une sorte de petit disque dur sécurisé), renfermant 500 000 jetons.

Le 14 mai, Pozdnii a atteint le toit du monde avec Seven Summits Treks Outfitters et aurait accompli sa mission, enfouissant la petite boîte blanche dans la neige, sous l'un des nombreux drapeaux qui jonchent le sommet. On peut d'ailleurs le voir dans la vidéo ci-haut.

Reste maintenant à savoir quand un alpiniste épuisé et victorieux retrouvera la boîte. Quand on sait l'effort nécessaire pour atteindre le sommet de l'Everest et combien le temps est compté dans l'air raréfié de la «zone de la mort», on peut certainement douter que bien des alpinistes se risqueront à fouiller la neige du toit du monde dans l'espoir de trouver cette obscure cryptomonnaie...

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Psicobloc: le gros «splash» de l'été en escalade

BLOGUE / Assurément, l'événement sera un gros succès cet été. Imaginez l'élite de l'escalade réunie le temps d'une compétition spectaculaire où l'action se déroule sur un impressionnant mur de plus de 17 mètres de haut, se déversant au-dessus d'un piscine. Mesdames et messieurs, attention, le phénomène Psicobloc s'amène à Montréal...

Mise en place annuellement depuis 2013 au bassin olympique de Park City, en Utah, la série Psicobloc Masters est l'idée de la légende de l'escalade Chris Sharma.

Au programme, du solo au-dessus d'un bassin d'eau profonde pour protéger des chutes. En format duel, les grimpeurs s'exécutent sans autre forme de protection sur le mur de 16,7 mètres de haut et déversant... sur 8,5 mètres! Le premier en haut passe à la ronde suivante, et ainsi de suite.

La compétition d'escalade unique en son genre fera son apparition au Canada pour la première fois la fin de semaine du 23 au 25 août, au Parc Jean-Drapeau.

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L'incroyable traversée des Alpes du Red Bull Der Lange Weg

BLOGUE / Au départ, l'idée était de voir ce que pouvait faire un groupe de skieurs-alpinistes de premier plan avec des équipements et l'entraînement modernes, face à un record vieux de 1971. Une traversée des Alpes à ski et à pied, de Vienne à Nice, complétée à l'époque en 41 jours.

Sur la ligne de départ le 17 mars dernier, Bernhard Hug, David Wallmann, Philipp Reiter, Janelle Smiley, Mark Smiley, Tamara Lunger et Núria Picas. Un groupe d'athlètes internationaux, prêts à s'attaquer ensemble au record détenu par les Autrichiens Robert Kittl, Klaus Hoi, Hansjörg Farbmacher et Hans Mariacher.

Au programme, du ski en montagne (environ 70% du temps) autant à la montée qu'à la descente, sinon des passages à pied quand la glisse était impossible.

Une «petite» balade de 1721 km et de 90 000 mètres de dénivelé positif à travers les Alpes que cinq des aventuriers auront réalisé en 36 jours. Lunger et Picas seront malheureusement contraintes à l'abandon en cours de route, après des blessures.

Il faut dire que la traversée était pour le moins exigeante. Car au-delà des difficultés techniques d'une pareille aventure en montagne, il y avait cet incroyable rythme à soutenir, jour après jour.

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Perdez-vous dans l'immensité du vide californien avec «Two Nineteen Forty Four»

BLOGUE / Certains exploits dans les discipline de l'aventure sont difficiles à mettre en perspective. Notamment en escalade, où les records sont souvent intangibles pour le commun des mortels. Grimper le mythique Nose sur El Capitan, au parc national de Yosemite, en 2h19:44 ça ressemble à quoi? Maintenant, il est possible d'en avoir une impressionnante idée...

Dans un film de sept minutes et 18 secondes, le photographe Tristan Greszko nous fait revivre en accéléré l'ascension record du Nose réalisé par Brad Gobright et Jim Reynolds en octobre 2017.

Après 11 tentatives sur la légendaire voie de granite du géant californien, Gobright et Reynolds touchaient le sommet en 2h19:44, d'où le titre du film Two Nineteen Forty Four. Ils amélioraient ce qui semblait déjà intouchable, soit la marque de Hans Florine et d'Alex Honnold datant de 2012. Le duo de professionnels avait gravit les quelques 1000 mètres du Nose en 2h23:46. 

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Grimper l'Everest une fois, deux fois... 22 fois!

BLOGUE / Avec le retour du printemps, c'est la saison des ascensions sur l'Everest qui débute. Et cette année, un grimpeur népalais, Kami Rita Sherpa, risque de se retrouver au sommet. Au propre comme au figuré. Seul avec une 22e ascension du toit du monde à son actif, un record.

La première fois où l'aventurier a foulé le sommet du géant de 8848 mètres, c'était en 1994. Depuis, il a multiplié les séjours sur la montagne pour accompagner des clients commerciaux. Kami Rita, 48 ans, est actuellement au boulot pour une compagnie d'aventure américaine.

Le record actuel de 21 ascensions est détenu par trois Népalais: Apa Sherpa, Phurba Tashi Sherpa et Kami Rita Sherpa.

En comparaison, la marque pour un grimpeur non tibétains ou népalais est de 15, détenue par l'Américain Dave Hahn.

Déterminé et confiant, Kami Rita Sherpa veut même porter la marque à 25 avant de prendre sa retraite. Pour le plaisir de grimper, mais surtout «pour faire l'histoire», a-t-il raconté à la BBC.

Un record qui sera l'affaire seule de Kami Rita Sherpa, alors que ses deux compatriotes avec qui il partage l'actuelle marque sont désormais à la retraite.

Si tout va comme prévu, le Sherpa devrait atteindre le toit du monde le 29 mai à partir du côté népalais, le jour même du 65e anniversaire de la toute première ascension de l'Everest.

Une façon de rendre hommage à Sir Edmund Hillary et Tenzing Norgay Sherpa. Vingt-deux fois plutôt qu'une.

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Ski au Nunavik et au Labrador: suivez le guide!

BLOGUE / Au moment où le ski d'aventure a comme jamais le vent dans les voiles au Québec, certains adeptes repoussent les frontières de leur terrain de jeu. C'est le cas de Jacob Laliberté et de Bruno-Pierre Couture, qui ont décidé de partager le fruit de leurs explorations avec le guide pour skier au Nunavik et au Labrador.

Bien de leur temps, les deux jeunes aventuriers ont choisi de créer le guide Nunavik & Labrador backcountry skiing en format application mobile. Une façon de faire qui permettra de bonifier l'ouvrage avec le temps, les commentaires et les découvertes à venir.

«On sait déjà que la version papier serait appréciée, mais notre but c'était de faire en sorte qu'on ne puisse pas perdre les informations et ajouter de l'information au fur et à mesure», raconte Bruno-Pierre.

Le guide de métier et participant à l'expédition Projet Karibu en 2014, Bruno-Pierre a passé pas mal de temps dans le nord du Québec et au Labrador. Un plaisir à skier du terrain exclusif qu'il tenait à partager, malgré les contraintes et difficultés à skier dans une région aussi éloignée.

Le guide bilingue est disponible en téléchargement payant sur l'application Rakkup. Pour 19,99$, les utilisateurs ont accès à un an de mises à jour intégrées.

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L'histoire de l'escalade au Québec racontée

BLOGUE / De ses propres succès en escalade, Hugo Drouin s'est intéressé à ceux des autres et a voulu les raconter. Du coup, c'est l'histoire de l'escalade dans la province qu'il met en lumière dans un bouquin tout juste sorti des presses: «Roche, glace et fleurdelisé – La passionnante histoire de l'escalade au Québec».

Un travail de longue haleine pour l'auteur basé à Québec, qui a méticuleusement ficelé ensemble le parcours des grands acteurs de l'escalade d'ici.

Des années 20 à aujourd'hui, l'ouvrage de 316 pages brosse un portrait précis de l'univers de la grimpe québécoise et de son évolution. 

Drouin n'a ménagé aucun effort pour étayer son récit, le tout illustré abondamment par 116 photos. 

Plus d'une trentaine de pionniers de l'escalade, de différentes époques, ont contribué au projet en partageant leurs souvenirs avec Drouin.

Les Sylvain, Laperrière, Bérubé, Lavallée, Mailhot, Villemaire, Angelucci, Thivierge, Ouellet et Cie en sont notamment. 

Des histoires de premières ascensions, d'amitiés, d'exploration, d'aventure et d'exploits... On y découvre des gens, des lieux, des moments charnières.

Un voyage fascinant au fil des années qui intéressera les amateurs de grimpe, évidemment, mais aussi un public plus large qui découvrira cet univers, cette confrérie d'aventuriers — et d'aventurières! — qui a exploré le Québec vertical.

Véritable travail d'un passionné de grimpe et d'histoire, Roche, glace et fleurdelisé – La passionnante histoire de l'escalade au Québec est publié par Drouin lui-même.

La préface est signée du grimpeur Stéphane Lapierre, auteur du Guide des cascades de glace et voies mixtes du Québec.

En période de lancement officiel, l'auteur rencontrera le public le jeudi 15 mars à Québec et le 26 à Sherbrooke.

Le bouquin est vendu en ligne ici ou encore sur la page Web de l'auteur, au coût de 39,99$.

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Une paire de skis alpins... à 78 000$

BLOGUE / Si vous croyez que le ski alpin est un sport dispendieux, alors attachez votre tuque et découvrez les Oro-Nero de Foil. Des skis exclusifs qui coûtent la coquette somme de 78 000 $ la paire, fixations plaquées en or incluses.

Foil se spécialise dans l'ultra haut de gamme pour skieurs. Le fabricant italien développe une ligne de produits qui sont de véritables oeuvres d'art.

Bois exotiques, métaux précieux, cuir luxueux... rien n'est ménagé pour le plaisir et le chic des amateurs de ski fortunés. 

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Les fabricants d'armes, la patate chaude des détaillants plein air

ANALYSE / Pas de doute, les équipes de direction et de relations publiques de MEC travaillent très fort depuis que la coopérative est devenue une victime collatérale de la tuerie de Parkland.

Tandis que l’opinion publique semble (enfin!) vouloir changer et agir au sujet de l’accès trop faciles aux armes aux États-Unis, la réflexion est poussée plus loin par plusieurs consommateurs qui veulent dépenser leurs dollars sans enrichir de près ou de loin des fabricants d’armes et leur lobby. Et les effets ont débordé au nord de la frontière.

C’est ainsi que MEC se retrouve depuis vendredi passé sous les projecteurs, alors que les demandes de couper tous liens avec Vista Outdoor, qui regroupe notamment les marques Savage Arms — que MEC ne vend pas, mais qui fabrique des armes semi-automatiques de style AR-15 —, Bollé, Bushnell, CamelBak, Camp Chef, Jimmy Styks, se font insistantes de la part des membres.

Une pétition en ligne depuis vendredi intitulée «MEC must immediately stop selling products made by guns manufacturer Vista Outdoor!» regroupait plus de 50 000 signataires au moment d’écrire ses lignes.

Bref, toutes entreprises qui sont liées à la vente d’armes ne devraient plus se trouver sur les tablettes de la coopérative, demandaient les opposants qui ne veulent pas de produits «sales» en boutique. Une façon de couper par la bande le financement du puissant lobby des armes. 

Une demande à laquelle MEC a (partiellement) acquiescé jeudi matin. Dans une lettre ouverte aux membres du chef de la direction David Labistour a expliqué la décision.

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17 000 km à vélo pour voir fiston aux JO de PyeongChang

BLOGUE / Super parents ou super fans, c'est difficile à dire. Probablement les deux. Mais chose certaine, Guido et Rita Huwiler, parents du skieur acrobatique suisse Mischa Gasser, sont assurément les spectateurs aux Jeux olympiques qui ont réalisé les plus grands efforts pour parvenir à PyeongChang.

Plus précisément 17 000 km à travers une vingtaine de pays... à vélo!

Partis de Zurich, en Suisse, où le couple habitait, Guido et Rita roulent depuis un an. Ils ont tout plaqué. Vendu la maison, quitté leur travail dans l'immobilier et ont filé vers la Corée du Sud en traversant notamment la Turquie, l’Ouzbékistan et la Chine. Le tout en camping, à affronter les aléas de la météo et le défi des montagnes à franchir.

L'homme et la femme de 55 et 57 ans sont arrivés la semaine dernière à PyeongChang, deux jours avant le début des compétitions de Mischa. Fatigués, mais à temps.

Fiston est un sauteur en ski acrobatique, présent à ses deuxièmes JO, après Sotchi en 2014. Pour la petite histoire, notons que l'athlète de 26 ans a atteint la finale olympique de sa discipline en Corée, où il a pris le 11e rang. Il a affronté notamment le Québécois Olivier Rochon, 4e de l'épreuve.

En entrevue à son arrivée (vidéo ci-dessous), le paternel s'est dit particulièrement touché par les retrouvailles. «Je me suis senti très ému d'avoir roulé toute cette année pour arriver ici et voir mon fils. Nous l'avons vu et c'était un moment très touchant. Je n'avais pas de mots. Le plus important, est que mon fils soit là et qu'il puisse vivre son rêve», a résumé Guido Huwiler à la télévision de RMC Sport.

Une fierté sans limite et sans frontière de la part de parents courageux. 

Des parents aventuriers qui méritent assurément une médaille d'or.