Nicolas Houle

Liam Gallagher: l'album qu'on n'attendait plus

BLOGUE / Au lendemain de l'implosion d'Oasis, Liam Gallagher n'avait guère impressionné avec la formation Beady Eye. Sans l'aide du frérot Noel à l'écriture, parti connaître le succès avec ses High Flying Birds, son groupe souffrait d'un sérieux manque d'inspiration.

Avec As You Were, le chanteur se lance finalement en solo et, flanqué de compétents collaborateurs à l'écriture et à la réalisation, dont Greg Kurstin (Adele, Foo Fighters), il signe une série de compositions à la mesure de son talent. 

Ces pièces témoignent des influences rock classique de Gallagher en évitant les excès de nostalgie. Elles bénéficient de mélodies accrocheuses et d'arrangement pertinents. Gallagher va jusqu'à mettre de l'avant un côté plus fragile, livrant des excuses à ceux qu'il a pu blesser (excellente For What It's Worth), sans se départir bien sûr de cette attitude frondeuse qui le caractérise.

Arts

La palme du meilleur show du long week-end à Waters ou à Perry?

BLOGUE / En l'espace de quatre jours, le Centre Vidéotron a été le théâtre de deux orgies visuelles bien différentes l'une de l'autre. D'abord celle de Roger Waters, vendredi et samedi, ensuite celle de Katy Perry, lundi. Oserais-je dire que j'ai presque préféré la proposition de Katy Perry? Presque. Faisons un retour sur les deux concerts.

J'admire le travail de Roger Waters depuis longtemps, mais franchement, j'ai eu un peu peur vendredi. Peur que le vétéran me déçoive. Peur qu'il me laisse un mauvais souvenir - après tout, il est probablement au coeur de son ultime tournée. Déjà qu'il m'avait vraiment laissé sur mon appétit avec l'album à la Pink Floyd qu'est Is This The Life We Really Want?, son premier enregistrement rock en 25 ans, souffrant cruellement d'inspiration...

Durant la première partie de son concert, je me suis trop souvent ennuyé à mon goût. Hormis Time, où il m'a surpris en prenant le micro, Welcome To The Machine, qui était impressionnante et le segment de The Wall où l'on pouvait voir les jeunes du Studio Party Time à l'oeuvre, cette première moitié m'a laissé assez froid. Et que dire de la séquence de trois chansons de son nouvel album? Ronflante... À preuve, les fans allaient faire un tour aux toilettes ou remplir leurs verres.

Nicolas Houle

Gabrielle Shonk: un premier album réussi

C’est un premier album longuement mûri que lance la chanteuse Gabrielle Shonk, juste à temps pour ses 29 ans. Voilà près d’une quinzaine d’années que l’artiste de Québec roule sa bosse sur diverses scènes, peaufinant son savoir-faire d’interprète et de compositrice.

Cette expérience transparaît sur cette parution éponyme, qui bénéficie de la touche de Simon Pedneault (Louis-Jean Cormier) à la réalisation. Shonk partage des titres folk et soul avec chaleur et assurance, principalement dans sa langue maternelle, l’anglais, mais aussi en français.

Nicolas Houle

RIP Tom Petty

BLOGUE / On l'a appris dans la plus grande confusion, lundi. Premier pincement de coeur: Tom Petty s'est éteint. Second: on apprend que le rocker est encore en vie. On avait soudainement «I Won't Back Down» en tête, mais on se doutait bien que ce n'était que question de minutes...

Petty est donc décédé à l'âge de 66 ans, des suites d'une crise cardiaque. Il nous laisse une partie de sa fascinante histoire, résolument américaine - c'est l'heure d'écouter ou de réécouter le documentaire Runnin' Down a Dream. Et bien sûr un riche bagage de chansons, où il s'est fait habile chroniqueur du quotidien de son peuple, de ses rêves, de ses luttes. Tout ça rendu avec son chant particulier, souvent près de la narration. Avec des guitares rock résolument authentiques, aussi, souvent teintées de country, voire de blues. Et une pointe d'harmonica, enfin. Petty a rarement joué le jeu de la mode - bien qu'il se soit plié aux impératifs des vidéoclips - et ceci ne l'a pas empêché de traverser les décennies avec aisance...