La comédienne et auteure Catherine-Anne Toupin.

L'étoile du match à Catherine-Anne Toupin

BLOGUE / Tout le monde a une opinion, partout, tout le temps. Et qui passe trop souvent par la violence verbale. Il en a été souvent question, dimanche, à «Tout le monde en parle». Une émission dans laquelle il devait aussi être question d'intimidation et de suicide, sujets qui ont dû être évacués pour des raisons d'enquête en cours.

Pour cette dernière avant les Fêtes, l'étoile du match va sans hésitation à Catherine-Anne Toupin, aussi éloquente que passionnée. La Shandy d'Unité 9 s'inquiète de la surabondance d'agressivité et de défoulement dans l'espace public. «On a perdu le contrôle sur le discours ambiant. J'ai l'impression qu'il y a une violence qui est en train de s'immiscer de manière pernicieuse partout dans nos vies.» L'actrice et dramaturge parle d'«un magma dangereux, qui nous change collectivement et individuellement.»

La réaction négative des téléspectateurs à la colère de Marie Lamontagne dans Unité 9 lui a inspiré sa prochaine pièce à La Licorne, La meute, précisément sur la colère, et réservée à un auditoire de 16 ans et plus. «Ça prend une certaine maturité pour digérer tout ça», admet l'auteure, encensée par la critique britannique pour sa pièce Right Now, adaptée depuis dans plusieurs pays.

Appelant à une certaine prudence, la comédienne a néanmoins défendu le choix de l'équipe d'Unité 9 de montrer la violence telle qu'elle est dans la scène du double viol de mardi dernier. La série se déroule en milieu carcéral, où des femmes sont victimes de violence. «Pour rendre justice à ce milieu-là, on n'a pas le choix [de le montrer]», croit-elle.

Non seulement François Morency n'évitera pas l'affaire Gilbert Rozon au Gala Les Olivier dimanche prochain, mais il compte arracher «le Band-Aid» dès le numéro d'ouverture. «Il y aura un éléphant dans la pièce, il faut que je le tue vite», dit-il. L'humoriste, qui devait animer le prochain gala hommage au Festival Juste pour rire, espère que l'entreprise sera vendue «au PC». «Je ne vois pas comment ils peuvent faire un festival comme on a toujours connu.»

Une question qu'on lui pose beaucoup, à travers toutes les chicanes et controverses du milieu: «Eille les humoristes, pouvez-vous juste faire des jokes?» Il a écrit cinq épisodes d'une série inspirée de son livre Discussion avec mes parents, dans laquelle il jouerait son propre rôle, mais qui reste à l'étape du projet.

Dans la portion consacrée à Patrick Bourgeois, décédé la semaine dernière à 55 ans, il a beaucoup été question de son sens de l'humour, qu'il a cultivé jusqu'à la fin. Son amie Geneviève Borne l'a accompagné durant ses traitements. «C'était des fous rires, même en chimiothérapie! […] Il était très moqueur. Et sa cible préférée, c'était lui-même», relate l'ancienne VJ de MusiquePlus, qui a vécu la BBmania.

Ses deux comparses des BB étaient là. Alain Lapointe pensait que son ami allait au moins passer les Fêtes pour voir la maison qu'il venait de faire construire. François Jean, qui avait lancé une poursuite contre lui il y a deux ans, ne lui parlait plus depuis deux ans. Patrick avait accepté de le revoir dernièrement, mais la rencontre n'a pas eu lieu. Le duo s'est rappelé des grands moments du groupe, dont ces retrouvailles de 2008 aux FrancoFolies devant 100 000 spectateurs. «La musique de Patrick va continuer à travers Ludovick [son fils]», affirme Geneviève Borne.

Il a été question de couples libres avec Martin Matte et Mélissa Désormeaux-Poulin, venus promouvoir leur nouvelle comédie, Le trip à trois. On a senti Mélissa très prudente lorsqu'il a été question du réalisateur Sylvain Archambault, qui l'a dirigée durant les trois premières saisons de Mensonges et une partie de la quatrième. «Ça s'est toujours fait dans le respect et dans l'humour», dit-elle, en ce qui la concerne, tout en donnant de l'importance aux témoignages de chaque victime. «On n'a pas le choix de l'écouter, de la croire et d'agir.»

Concernant le nouveau Festival du rire de Montréal, Martin Matte est aussi demeuré prudent. En gros, il appuie ses collègues moralement. «Juste pour rire est un joyau pour Montréal, et je ne souhaite pas que ça s'éteigne», dit-il aussi. Matte s'ennuie du temps où les humoristes pouvaient ne pas avoir d'opinions sur tout.

Fidèle d'Occupation double Bali, Yves P. Pelletier est venu à la rescousse de Jay Du Temple, que les autres s'amusaient à taquiner. Il prédit à Joanie une carrière à la Maripier Morin. «Une chance qu'elle était là», affirme l'ancien RBO. Arrangé avec le gars des vues, le sauvetage perpétuel de Sansdrick et Joanie? «Tu connais la télé Guy A.!» a répondu Jay Du Temple, avant d'ajouter, à propos des revirements de la téléréalité de V: «C'est la 11e saison, faut brasser la soupe un peu.» L'animateur et humoriste se surprend qu'on ait souligné le faible score de l'émission à la télé, alors qu'elle s'adresse aux 18-34 ans, qui n'ont pas de télé et qui la regardent sur les plateformes numériques.

Les téléspectateurs qui attendaient Yan England et Karine Dufour, la soeur de Simon Dufour, l'adolescent qui s'est enlevé la vie, ont dû être déçus. Après avoir été contactée par le Service de police de l'agglomération de Longueuil, l'équipe de l'émission a décidé de retirer ce segment. «Des développements dans l'enquête depuis jeudi rendait l'entrevue complètement caduque», m'a expliqué Guy A. Lepage, tout juste avant la diffusion. Ce n'est pas la première fois qu'un invité est coupé au montage, comme c'était arrivé pour Tanya St Arnauld, la jeune femme qui avait été aspergée d'acide par son ex-conjoint.

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