Selon une études récente, le port du casque de ski protègerait les utilisateurs de blessures mineures... mais pas des traumas importants.

Le casque de ski protège... mais pas contre les traumas graves dit une étude

BLOGUE / Le Centre de recherche de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal a publié récemment une étonnante étude dans le journal «Wilderness & Environmental Medicine». Sous la loupe, le port du casque de ski qui protègerait les utilisateurs de blessures mineures... mais pas des traumas importants.

Relayée par le site spécialisé Backcountry Skiing Canada, la recherche s'étend de 2012 à 2014 dans 30 centres de ski français.

Au total, 1425 participants qui ont subi des traumas au cerveau et 1386 autres qui on été blessé plus légèrement à la tête ont été comparés à deux groupes contrôle — 2145 participants sans blessures et 40288 blessés ailleurs qu'à la tête.

Résultat de l'imposante recherche: si la hausse du port du casque chez les skieurs et planchistes réduit les le nombre total de blessures à la tête, son effet sur les risques de traumas cérébraux importants et de mort est autrement jugé «insignifiant».

Il est noté que les blessures à la tête sont la première cause de décès chez les skieurs et planchistes. Les traumas «catastrophiques» comptent de leur côté pour 3 à 15% des blessures reliées aux sports d'hiver. 

L'étude met en évidence que les participants néophytes, de moins de 16 ans, et de plus de 50 ans, sont ceux qui présentent le plus de risques de blessures à la tête. Adepte d'acrobaties dans le parc à neige? Les risques de blessures à la tête y sont plus importants que tout autre trauma.

Étonnamment, le port du casque réduirait le risque de blessures aux autres parties du corps. Selon le Dr Nicolas Bailly, dont les propos sont rapportés sur le site Inthesnow.com, «ce résultat suggère que ceux qui portent le casque prennent moins de risques que ceux qui n'ont portent pas». Ce qui est pourtant contradictoire à la croyance que le port d'un casque amène les sportifs à prendre plus de risques, se croyant davantage en sécurité, souligne le chercheur.

Pour le Dr Bailly, «cette recherche soulève d'importantes questions pour la communauté scientifique et pour les manufacturiers de casques, sur comment les produits peuvent être améliorés pour mieux protéger les sportifs des commotions».

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