Eric Moreault

Le meilleur du cinéma en 2018... jusqu'à maintenant

BLOGUE / Nous sommes déjà rendus à la mi-2018. Ce qui est toujours un bon moment pour jeter un coup d'œil dans le rétroviseur pour revenir sur les meilleurs films qu'on a vus jusqu'à maintenant. D'autant que l'été risque peu de faire bouger cette liste — certains ne se rendront pas jusqu'à la liste finale, mais lesquels? Déjà, il y a plusieurs solides longs métrages là-dedans. Oui, certains titres ne s’y retrouvent pas. Je n'ai pas vu The Rider et Héréditaire, par exemple. Mais, bon, il me reste du temps pour me rattraper. Sans plus tarder, mes 10 coups de cœur (parmi les films qui ont pris l'affiche en 2018 à Québec).

10- Panthère noire, Ryan Coogler

Jean-François Cliche

Les légumes, le cancer et le faux équilibre

BLOGUE / J'ai toujours aimé, voire admiré Stéphan Bureau. Pour rendre compte de sujets souvent complexes et délicats de manière à la fois informative, intelligente et divertissante comme il l'a fait tant de fois dans sa carrière, il faut une longue liste de qualités que bien peu de gens possèdent. Mais il a aussi, comme tout le monde, les défauts de ses qualités, et comme ces dernières sont grandes, il arrive que ses écarts le soient aussi.

Hier matin, à l'émission Médium large de Radio-Canada qu'il anime en remplacement de Catherine Perrin, M. Bureau a consacré un long segment au documentaire The Food Cure, qui suit pendant cinq ans six patients qui ont décidé de traiter leur cancer avec la «méthode Gerson». Il s'agit d'un «traitement» complètement discrédité dans la communauté scientifique (j'y reviens), mais M. Bureau a tout de même invité la réalisatrice du docu, une des six personnes suivies dans le film et un seul véritable expert, Claude Perreault, chercheur à l'Institut de recherche en immunologie et en cancérologie de l'UdeM.

Et comme d'autres, je crois qu'on a ici un cas patent de «faux équilibre journalistique» : on cherche parfois tellement à paraître neutre que l'on met sur un même pied deux hypothèses qui, de toute évidence, ne se valent pourtant pas du tout. Et encore, la triple entrevue n'était pas particulièrement équilibrée puisque M. Bureau semble avoir été à ce point convaincu par le documentaire qu'il confrontait Dr Perreault au moins autant qu'il ne sollicitait son expertise, mais passons.

En journalisme politique où l'on croise souvent d'insolubles confrontations de points de vue moralement égaux — perspective québécoise sur un sujet vs perspective canadienne, droits individuels vs droits collectifs, etc. —, la recherche d'équilibre à tout prix, ou presque, est un réflexe très utile, sinon nécessaire. C'est ce qui a mené, je crois, M. Bureau à faire son segment sur la «thérapie» Gerson de la manière (malheureuse) qu'il l'a faite. En tout cas, c'est la seule façon que je vois pour expliquer comment un journaliste du talent et de l'expérience de M. Bureau peut s'être fait prendre si complètement dans le piège du faux équilibre : il devait logiquement s'agir d'un vieux réflexe de journalisme politique.

Car sur le fond, c'est un euphémisme de calibre homérique de dire que la méthode Gerson est «controversée». Voici quelques petits points à ce sujet (sans doute pas les seuls pertinents, on pourra en discuter) :

- Le «traitement» Gerson a été mis au point au milieu du XXe siècle. Il part du principe (faux) que le cancer est un signe que le corps est pris avec un surplus de toxines dont il ne parvient plus à se débarrasser. Si on l'aide et qu'il se purifie, alors le cancer partira (faux encore). La méthode de «détox», puisque c'est bien de ça dont il s'agit, consiste essentiellement à manger des doses massives de fruits et légumes, accompagnées de suppléments alimentaires et de lavements rectaux au café (oui oui). Le médecin allemand qui a formulé cette théorie, Max Gerson, pratiquait à New York et il était si fermement convaincu de son efficacité qu'il a fini par perdre son assurance pour faute professionnelle en 1953. Son permis de pratique a également été suspendu pour deux ans en 1958 — il est décédé l'année suivante. Pas un départ très convaincant, disons...

- Quelques petites études ont été réalisées par la suite. En 1983, 21 patients traités à la diète Gerson ont été suivis pendant 5 ans ; un seul a survécu pendant toute la durée de l'étude. En 1989, 27 patients de la clinique Gerson et dont l'état a pu être vérifié de manière indépendante ont été inclus dans une autre étude, mais seulement 3 s'en sont remis. Quelques autres travaux ont suivi, mais aucun n'était de bonne qualité, notons-le.

- Sur les six patients présentés dans The Food Cure, tous ont survécu cinq ans, le seuil généralement retenu afin d'être considéré comme un «survivant» du cancer — certains sont toutefois décédés par la suite, apparemment. C'est un point qui a semblé impressionner énormément M. Bureau, et il est vrai que cela peut ressembler à une preuve empirique quand on regarde un peu vite, mettons. Mais il y a deux choses à faire ressortir, ici. D'abord, six cas, c'est un échantillon infinitésimal, presque homéopathique, et les habitués de ce blogue savent que ce n'est pas un compliment quand ça vient de moi. Aucune conclusion n'est possible sur cette base.

- Ensuite, on comprend des propos de la réalisatrice, la journaliste Sarah Mabrouk, qu'elle a sollicité beaucoup plus que six patients pour son documentaire, mais qu'elle a essuyé de nombreux refus — ce qui se comprend très bien, comme elle le dit elle-même avec beaucoup d'humanité. Je n'ai aucune information sur ces gens qui n'ont pas voulu que leur maladie soit filmée et rendue publique, mais je sais ceci : nous avons ici un pattern absolument I-DÉ-AL pour induire un beau gros biais d'échantillonnage. Si, par exemple, on s'installait dans un centre d'achats pour faire un sondage sur les habitudes sexuelles des Québécois, il y a de fortes chances pour que les gens prudes refusent pour la plupart de répondre, puisque ces choses-là les rendent mal à l'aise, et pour que ceux qui sont les plus intéressés par le sexe acceptent de participer proportionnellement plus que les autres. En bout de ligne, notre sondage décrirait une société qui, disons-le comme ça, passe beaucoup de temps au lit et a beaaaauuuucoup de fun dans la vie, mais le portrait serait en réalité très déformé : c'est simplement la méthode d'échantillonnage qui aurait sélectionné préférentiellement les gens les plus portés sur la chose. De la même manière, on peut penser que les gens les plus mal en point, les plus mal barrés, ont été moins susceptibles d'accepter l'invitation de Mme Mabrouk, et qu'elle s'est donc retrouvée avec un «échantillon» artificiellement favorable. Encore une fois, je n'en ai aucune preuve, mais c'est clairement une possibilité.

- Le documentaire, disons-le, ne présente tout de même pas que des cas bénins. Ainsi la patiente interviewée par M. Bureau, Marie-Josée Campagna, avait un cancer du sein dit «triple négatif», appelé ainsi à cause de l'absence de trois récepteurs hormonaux (œstrogène, progestérone et un facteur de croissance) sur la membrane des cellules cancéreuses. Les triple-négatifs sont généralement plus agressifs que les autres types de cancer du sein et le prognostique est moins bon. Mais les taux de survie ne sont quand même pas catastrophiques non plus, comme l'a signalé Dr Perreault (vers 25:00 dans l'entrevue), même s'ils sont plus bas que les autres : 77 % vs 93 % après cinq ans chez les patientes qui prennent la chimiothérapie. Et l'on sait maintenant que les triples négatifs sont une «famille» de cancers passablement diversifiée. Si une bonne majorité sont agressifs et plus difficiles à traiter que la moyenne, il existe des sous-types très indolents qui ne tuent presque jamais. J'ignore si c'est bien ce qui explique la guérison de Mme Campagna, mais c'est certainement la grâce que je lui souhaite.

- Ajoutons enfin que les doses massives de fruits et légumes ont plusieurs fois été testées pour le traitement du cancer, et qu'elles ne donnent pas de résultat.

Bref, il y a une raison pour laquelle les «séries de cas» comme ceux que présente The Food Cure sont considérées comme le plus faible des niveaux de preuve en science médicale : c'est parce qu'elles ne sont pas fiables. La seule chose que l'on peut concéder au documentaire, c'est qu'il est vrai que l'efficacité de la méthode Gerson n'a jamais été évaluée dans une étude scientifique en bonne et due forme, avec un groupe placebo, la double-aveugle, la randomisation, etc. Les études sont rares et on n'y compte aucun véritable essai clinique (voir ici).

Cela peut se comprendre, remarquez : comme les études pilotes dont je parle plus haut n'ont rien trouvé d'intéressant, il n'est pas anormal que la communauté scientifique se dise qu'il ne vaut pas la peine d'aller plus loin. Mais d'un autre côté, si cette même communauté scientifique a publié des dizaines d'études pour démontrer l'inefficacité totale de l'homéopathie, il n'y a pas de raison (hormis le gaspillage appréhendé de fonds de recherche déjà trop rares) de ne pas faire pareil avec la diète Gerson.

Au final, cependant, le constat reste le même : Médium large a donné hier une tribune complaisante pour un «traitement» dont on n'a pas le début de l'ombre d'une preuve sérieuse d'efficacité. À cause du biais apparent de l'animateur, à cause du faux équilibre journalistique et à cause de la forte charge émotive qu'amenait le témoignage de Mme Campana, la méthode Gerson a été présentée sous un jour indument favorable. Indûment, et irresponsablement, ajouterais-je malgré tout le respect que je dois à mon illustre collègue, car il y a des conséquences à agiter des remèdes-miracles sur la place publique, donc au nez de patients désespérés.

RICHARD THERRIEN

Emmanuelle Latraverse quitte Radio-Canada «pour des raisons personnelles»

BLOGUE / La journaliste Emmanuelle Latraverse n'est plus à l'emploi de Radio-Canada. Dans une note interne, le directeur de l'information, Michel Cormier, annonce qu'elle quitte le diffuseur public «pour des raisons personnelles».

Il y a un an, Le Soleil rapportait qu'elle avait été la cible d'une rumeur embarrassante, voulant qu'elle ait été suspendue de son poste de chef de bureau à Ottawa pour avoir eu un comportement erratique. Radio-Canada avait alors nié fermement cette rumeur, la qualifiant de «vulgaires ragots». Selon de nombreaux témoignages, Mme Latraverse entretenait pourtant des rapports difficiles avec ses collègues. Le magazine à scandale Frank avait aussi rapporté qu'elle aurait lancé un livre au visage d'une jeune collègue dans un moment d'emportement.

L'automne dernier, elle était officiellement retirée de son poste de chef de bureau et d'animatrice du magazine Les coulisses du pouvoir pour devenir premier reporter au Téléjournal avec Céline Galipeau, ce qui avait été vu comme une rétrogradation. Cette dernière affectation aura duré moins d'un an.

Après une carrière à TVA, Emmanuelle Latraverse est entrée à Radio-Canada en 2005 comme courriériste parlementaire à Ottawa. Elle a réagi sur Twitter, disant vouloir «découvrir de nouveaux horizons». «Le journalisme est un des plus beaux métiers du monde mais il ne doit pas devenir une cage dorée, ce serait trahir l’idéal qui l’anime», écrit-elle.

Radio-Canada n'a pas voulu commenter cette décision.

RICHARD THERRIEN

«Les chefs!», aussi populaire que l'an dernier

BLOGUE / La finale des «Chefs!» a rallié lundi 675 000 téléspectateurs, sur ICI Radio-Canada Télé. C'est presque identique à la finale de l'an dernier, présentée à la fin de l'été, le 4 septembre, et qui en avait attiré 670 000.

Après des résultats plus faibles de l'écoute en direct, Les chefs! s'est reprise dans les données confirmées, qui incluent les personnes qui enregistrent l'émission, disponibles une dizaine de jours après la diffusion. Ainsi, depuis le début de la saison, Les chefs! obtient une moyenne de 699 000 fidèles, comparativement à 711 000 pour toute la saison de 2017.

Le diffuseur n'a pas encore indiqué si l'émission serait de retour l'an prochain.

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RICHARD THERRIEN

Guillaume Dumas quitte «Le TJ Québec week-end» pour la radio

BLOGUE / Guillaume Dumas prendra la barre de l'émission du retour sur ICI Radio-Canada Première à Québec, «C'est encore mieux l'après-midi», dès le 27 août prochain. L'animateur prend la relève de Catherine Lachaussée, qui réintégrera la salle des nouvelles d'ICI Québec.

Déjà, Guillaume Dumas était le remplaçant attitré de Claude Bernatchez à Première heure, au 106,3, ce qu'il fera d'ailleurs à partir du 25 juin. L'ancien journaliste du Soleil cède sa place de chef d'antenne du Téléjournal Québec du week-end à la journaliste Pascale Lacombe.

Marie Grégoire revient pour un deuxième été à la barre de l'émission d'après-midi, du 25 juin à la fin juillet.

C'est la deuxième fois que Catherine Lachaussée doit céder cette case horaire, qu'elle occupait depuis 2012. Elle l'avait aussi occupée durant neuf ans, jusqu'en 2007. Les derniers sondages Numeris révélaient que Radio-Canada cet après-midi arrivait quatrième derrière les émissions de CHOI, WKND et Rouge FM.

Cette annonce arrive quelques jours après celle du FM93, qui a confirmé l'arrivée d'Éric Duhaime dans l'émission du retour. Celui-ci sera remplacé par Luc Lavoie auprès de Myriam Ségal le midi.

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Eric Moreault

Le film de la semaine: l'attachant Ôtez-moi d'un doute

BLOGUE / Me voici de retour d'une pause après le Festival de Cannes. Par de la Croisette, Ôtez-moi d'un doute s'y est retrouvé l'an passé, à la Quinzaine des réalisateurs, notamment en raison de l'approche originale de son sujet. Les relations familiales sont un véritable champ de mines — il faut avancer avec précaution. Erwan (François Damiens) va l'apprendre à ses dépens en découvrant qu'il n'a pas le même ADN que son père... Sur cette prémisse un peu usée, Carine Tardieu réussit à proposer une comédie dramatique touchante avec des personnages attachants, qui maintient un bel équilibre entre l'humour et l'émotion. Un exploit dans le genre

Ôtez-moi d'un doute aurait facilement pu tomber dans la caricature. Or, la réalisatrice a choisi la nuance — dans la composition de ses personnages, mais pas toujours dans le récit. À commencer par ce Erwan, démineur de métier et mâle alpha de son état. En apparence.

On découvre rapidement un homme pudique, timide et maladroit dans ses relations interpersonnelles, en particulier avec sa fille, la fougueuse Juliette (Alice de Lencquesaing). C'est en l'accompagnant chez le médecin que le fier Breton découvre le pot aux roses à propos de ses origines.

Malgré la tendresse qu'il éprouve pour son paternel (Guy Marchand), Erwan va (discrètement) chercher et trouver son père biologique (André Wilms), un vieux militant original et sympathique. Pendant ses tribulations, notre homme va rencontrer Anna (Cécile de France), une médecin indépendante au caractère trempé d'acier.

Alors que les deux ressentent une forte attirance, Erwan soupçonne que sa nouvelle flamme est peut-être... sa demi-sœur ! Ce qui entraîne évidemment son lot de quiproquos et d'ambiguïté. On baigne dans le marivaudage, de bon aloi.

Le troisième long métrage de Carine Tardieu, après La tête de maman (2007) et Du vent dans mes mollets (2012), bénéficie grandement de ce point de vue féminin sur la paternité, à la fois tendre et amusé, mais aussi terriblement lucide. Ses personnages masculins semblent parfois dépassés et démunis, mais toujours pleins de bonnes intentions.

La cinéaste en profite aussi pour explorer les thèmes de la filiation, de l'identité, du mensonge et de l'amour, sous toutes ses formes. Rien de transcendant, mais avec beaucoup d'acuité. Un peu comme sa réalisation, somme toute très classique.

En fait, le charme d'Ôtez-moi d'un doute réside principalement dans la distribution impeccable. Damiens est parfait en gros nounours, tout comme Cécile de France en femme de tête. Le duo fait des étincelles, bien entouré par des seconds rôles bien dessinés et interprétés. La direction d'acteur est remarquable.

Le distributeur du film n'a pas choisi de lancer ce film la fin de semaine de la fête des Pères par hasard. Bon temps garanti (et, peut-être, des discussions amusées après le visionnement).

Télé et radio

Luc Lavoie à Radio-Canada: pourquoi pas?

CHRONIQUE / Luc Lavoie se retrouvera-t-il à Radio-Canada cet automne? «Évidemment que ça me tenterait», a-t-il dit sans hésiter à l’émission Le beau dimanche. Le commentateur des deux dernières années à «La joute» à LCN a une hypothèse pour expliquer son «renvoi» de TVA : «Je servais de leçon aux autres». Selon lui, le diffuseur se serait servi de son cas pour dire à ses autres vedettes que c’est ce qui les attendait s’ils choisissaient de résister à leur exigence d’exclusivité. Malheureusement, l’animateur Jean-Philippe Wauthier n’a pas relancé son invité sur cette étonnante réponse, peut-être trop pressé par un agenda chargé dimanche.

Le Soleil annonçait mercredi que Luc Lavoie avait accepté de faire de la radio avec Bernard Drainville au 98,5 à partir du mois d’août. TVA lui a demandé d’y renoncer, mais il a refusé. «Je tiens ma parole», a-t-il dit. Depuis ses dernières discussions avec TVA, Luc Lavoie n’a pas reparlé à Pierre Karl Péladeau, dont il a longtemps été le bras droit et ami. Après 20 ans chez Québecor, il reconnaît avoir été déçu de cette décision. «Un peu, un peu. Mais les affaires sont les affaires», reconnaît-il. De là à se laisser aller au découragement, quand même pas. «Il y a des émotions qui viennent en jeu, mais il faut retomber sur ses pieds et continuer.» Ne lui reste maintenant que Radio-Canada pour s’exprimer à la télé, diffuseur qu’il a pourtant maintes fois pourfendu, alors qu’ICI RDI bâtit justement l’équipe de sa nouvelle émission de 16h, contre La joute.

«On va passer à l’histoire pour une chose, toi et moi: on s’est fait sacrer à la porte en même temps, le même jour!» a-t-il blagué au sujet de Martine Ouellet. Quelques jours après avoir obtenu un faible vote de confiance de 32%, la bientôt ex-chef du Bloc québécois était tout sourire dimanche. On était loin de la mine déconfite à Tout le monde en parle, l’hiver dernier. Si Martine Ouellet se reproche une chose, c’est d’avoir cru que les membres du Bloc assumaient leur mandat de faire la promotion de l’indépendance. Selon elle, le fait que «les démissionnaires ne reviendront pas» est bien la preuve qu’elle n’était pas le principal problème. Elle croit aussi que le fait qu’elle soit une femme a joué contre elle.

Luc Lavoie, qui n’a jamais épargné Martine Ouellet à La joute, s’est retenu cette fois. «En politique, on attaque les idées, pas les personnes», a-t-il dit, rappelant être allé manger au restaurant avec elle. Antoine Bertrand a questionné la politicienne en sabbatique forcée sur le faible appui à la souveraineté, particulièrement chez les jeunes. «La jeunesse était de votre bord [autrefois]», a-t-il rappelé. Ouellet est plutôt convaincue que les luttes intestines au sein du mouvement indépendantiste ont torpillé le concept d’indépendance, pourtant tout aussi pertinent, croit-elle.

En début d’émission, Antoine Bertrand a raconté être parti trois mois en voyage, notamment au Sénégal, où il a assisté à un combat de lutte avec frappe, le sport national. Il s’est retrouvé le seul Blanc de l’assistance, à devoir accorder des entrevues à des médias sénégalais, étonnés par sa présence!

On ne peut qu’aimer la franchise de Robin Aubert, dont le film Les affamés a remporté huit trophées du Gala Québec Cinéma. Il se surprend qu’on ait qualifié sa sortie sur la distribution déficiente de son film de «coup de gueule». Il considère n’avoir dit que la vérité. «Qui va m’empêcher de faire des films?» a-t-il demandé à l’animateur, qui soulignait le courage de sa franchise.

Aubert n’a pu s’empêcher de ridiculiser le propriétaire de salles de cinéma, Vincent Guzzo, convaincu qu’il s’agit d’un personnage inventé. «Chu sûr que le soir, y est en Speedo, y regarde Tu dors Nicole, pis y’aime ça. […] On dirait un personnage de Pierre Falardeau», a-t-il imagé. Aubert, qui tourne une série policière en anglais à Montréal pour CBC, a aussi raconté que Michel Côté l’avait texté, froissé par un commentaire dans son discours de remerciement. Les deux ont fini la conversation en se disant qu’ils s’aimaient.

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Plein air

Quand sac de randonnée rime avec louer

BLOGUE / L'idée est presque trop simple. Pourquoi acheter un dispendieux sac à dos pour un usage périodique quand il est possible de le louer? Grâce à la jeune entreprise bpackr, c'est possible.

Sacs de jour, de voyage, de longue randonnée ou même un porte-bébé, bpackr offre en location une gamme de modèles du réputé manufacturier Osprey.

À partir de 25$ plus taxes, il est ainsi possible de pouvoir compter sur un sac de qualité. Par exemple, pour une location d'une semaine (7 jours), un sac de 70 litres vous coûtera moins de 55$ tout inclus. 

Un bon deal pour avoir accès à un Osprey Aether AG 70... qui frôle les 400$ en magasin!

Le fonctionnement avec bpackr est simple. Il suffit de réserver en ligne le modèle selon le volume désiré (de 20 à 70 litres), la taille et les dates qui conviennent. 

Au moment et à l'endroit que l'on détermine, bpackr achemine par Poste Canada le sac dans une enveloppe de transport. Au retour, il suffit de simplement le retourner de la même façon.

RICHARD THERRIEN

Guy Mongrain quitte «La poule aux oeufs d'or»

BLOGUE / Après 25 ans à faire choisir l'oeuf ou l'enveloppe à «La poule aux oeufs d'or», Guy Mongrain annonce qu'il cède sa place. Il en était l'animateur depuis que TVA et Loto-Québec avaient choisi de ramener cette formule des années 50 et 60 en 1993.

Sur Twitter, la chroniqueuse Thérèse Parisien, du 98,5, écrit que M. Mongrain compte désormais se consacrer «à sa passion pour le voyage en VR».

Pendant plusieurs années, Guy Mongrain a animé La poule simultanément avec l'émission quotidienne Salut bonjour, qu'il a quittée après 13 ans en 2004 à TVA. En 41 ans de carrière, il a tour à tour été l'animateur de Samedi magazine, Québec à la carte, Charivari, Fort Boyard, Avis de recherche et Vingt et un.

Bon an mal an, malgré les railleries, La poule aux oeufs d'or a maintenu des cotes d'écoute fort respectables, souvent numéro un du palmarès au printemps. Les paris sont ouverts pour connaître le nom du successeur de Guy Mongrain.

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RICHARD THERRIEN

Marie-Mai et Yann Perreau au «Premier Gala de l'ADISQ»

BLOGUE / Marie-Mai et Yann Perreau succèdent à Sébastien Diaz à l'animation du «Premier Gala de l'ADISQ». Cette 14e édition sera retransmise à Télé-Québec le mercredi 24 octobre à 20h, en direct du MTELUS (l'ancien Métropolis) à Montréal.

Diffusé quatre jours avant le grand gala du dimanche, le Premier Gala de l'ADISQ récompense notamment les artistes de jazz, de musique classique, de hip-hop et de musique alternative.

Auparavant L'autre Gala de l'ADISQ, cette soirée a été diffusée à MusiquePlus et MusiMax durant huit ans, avant de déménager à Télé-Québec en 2016. Sébastien Diaz en a été l'animateur à deux reprises.

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