Le Guam - Épisode 1/3 [BALADO]

Isabelle Mathieu
Isabelle Mathieu
Le Soleil
Aujourd’hui, le USS Guam dort au fond de l’océan Atlantique, au large de la Caroline du Sud, après avoir servi de cible d’entraînement. En 1991, le porte-hélicoptères était encore un fleuron de la marine américaine. Sa visite à Québec allait changer pour toujours la vie d’une adolescente de 12 ans.

Je l’ai appelée Sophie. Ce n’est pas son vrai nom. Comme vous allez l’apprendre en écoutant les trois épisodes de notre nouveau balado judiciaire Le Guam, Sophie était et reste une victime.

J’avais 15 ans à l’époque de l’événement du Guam. Je ne lisais les journaux que de façon détachée.

J’ai donc appris l’histoire en lisant les reportages de mon ancien collègue Richard Hénault, dans les archives du Soleil. Puis, en épluchant minutieusement les notes sténographiques des procédures judiciaires. Salutations à Éric Vaudreuil du service des archives du palais de justice de Québec qui a gardé mes deux précieuses boîtes près de son bureau, au sous-sol du palais de justice, pendant plus de neuf mois.

Ceux qui ont écouté notre premier balado judiciaire Le Meurtrier gentleman connaissent la démarche : je suis retournée voir les «acteurs» — je n’aime pas le mot — de l’histoire pour recueillir leurs souvenirs, mais surtout leurs réflexions, plus de 28 ans après cette histoire si marquante pour beaucoup de gens.

Vous aurez notamment l’occasion d’entendre une entrevue avec un juge de la Cour d’appel, Claude C. Gagnon, nouvellement retraité, qui a mené la défense dans le procès. Remerciements sincères à tous les intervenants pour leur temps et leur gentillesse.

Pourquoi une histoire marquante, le Guam? Par la vulnérabilité de la victime, bien sûr. Mais aussi pour tout ce qu’elle nous apprend des bases de notre système judiciaire, de l’importance de condamner la bonne personne pour le bon crime.

De nombreux talents

Le Guam n’aurait jamais pu devenir une réalité sans le talent de Marlène Bordeleau, coordonnatrice de production à CKIA, partenaire du Soleil dans notre série de balados. Marlène est d’une efficacité redoutable et a un flair pour trouver des ambiances sonores qui collent parfaitement à l’histoire. Elle a aussi trouvé notre «juge» narrateur, Richard Martineau, que je remercie. Rappelez-vous que toute erreur technique dans les prises de son est entièrement celle de la journaliste de presse écrite (moi!), Marlène n’y est pour rien!

Le Guam a aussi pu avoir le bonheur, à nouveau, de compter sur la sensibilité et la créativité de l’illustratrice de Québec, Hélène Bernier (Hbé). Tout comme pour Le Meurtrier gentleman, Hélène a utilisé une technique exigeante, le scratchboard, pour donner une image à ma Sophie.

Un énorme merci à Radio-Canada pour nous avoir fourni des extraits sonores des reportages de l’époque.

Un merci final au directeur général et responsable du numérique au Soleil, Gilles Carignan, pour ses encouragements et ses avis éclairés.

Il ne me reste qu’à vous souhaiter une bonne écoute. N’hésitez pas à me faire part de vos réactions au imathieu@lesoleil.com

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Le Guam

  • Texte, recherche et narration: Isabelle Mathieu
  • Réalisation et montage: Marlène Bordeleau
  • Voix supplémentaires: Richard Martineau, Gabrielle Morissette
  • Musiques: Dan Bodan, Myuu, Hovatoff, VYEN
  • Illustration: Hbé


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