Benoit Pinette

Tire le coyote: sans filtre [BALADO]

Benoit Pinette a beau s’être donné un nom d’artiste, Tire le coyote, cet espace créatif se voulait quand même le plus authentique possible, l’endroit où il allait être le plus transparent, sans filtre. Et c’est souvent son honnête fragilité qui charme son public.

Au début, ça devait être qu’un mini album, comme un cadeau pour lui-même. Finalement, les albums se suivent, comme les tournées, et mêmes les prix, comme un Félix pour meilleur album folk ou le prix de Parolier de l’année remis par la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec.

«J’étais content particulièrement du prix de parolier parce que c’est ce que je m’efforce de faire depuis longtemps. J’ai rushé plus pour écrire Désherbage, admet l’auteur-compositeur-interprète. J’aime avoir de beaux textes quand j’écoute une chanson.»

L’artiste de Limoilou a aussi vu l’impact d’un passage à une émission comme Tout le monde en parle. «Tout d’un coup j’existais! J’avais déjà un public, mais ça m’a permis d’aller chercher un public moins mélomane.» Il joue cette partie du jeu médiatique, mais en refuse d’autres, comme lorsqu’on lui demande de parler de ses enfants ou de ses voyages, plutôt que de sa musique. «Peut-être que c’est la différence entre l’artiste et la personnalité publique et ça m’intéresse moins», réfléchit-il à voix haute.


« Quand tu commences une carrière, tu as cette volonté d’être entendu par le plus de personnes possible, tu veux faire ta place et que des gens parlent de toi. Et quand j’ai fini par l’avoir, je me suis rendu compte que c’était pas nécessairement ça qui allait m’apporter le plus grand bonheur du monde. Ça ne m’a pas apaisé, pour être franc. »
Tire le coyote

Celui que certains appellent juste Tire ou Coyote admet qu’il a eu à se positionner devant cette visibilité accrue. «Quand tu commences une carrière, tu as cette volonté d’être entendu par le plus de personnes possible, tu veux faire ta place et que des gens parlent de toi. Et quand j’ai fini par l’avoir, je me suis rendu compte que c’était pas nécessairement ça qui allait m’apporter le plus grand bonheur du monde. Ça ne m’a pas apaisé, pour être franc. J’ai du remettre tout ça en perspective.» 

Dans cette baladodiffusion, Tire le coyote parle de son pouvoir de faire pleurer les gens, réfléchit sur l’épais mystère du succès et explique pourquoi il se considère comme un mauvais guitariste.

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«PORTRAITS», UNE SÉRIE DE 5 BALADOS

Le Soleil vous présente «Portraits», une première série de balados consacrés à des personnalités qui aspirent à faire bouger les choses dans leurs domaines. Alors que le rythme de l’actualité s’accélère, la série «Portraits» s’offre le luxe du temps. Au menu, cinq longues entrevues menées par notre journaliste Mickael Bergeron, à travers lesquelles se dessinent des portraits, où nous remontons aux sources de l’engagement, de la passion de nos invités. Nos cinq premiers? Virginie Larivière, Anne-Marie Olivier, Martin Bureau, Richard Therrien et Tire le coyote. Bonne écoute!
Gilles Carignan
Directeur contenus numériques
Groupe Capitales Médias