Anne-Marie Olivier

Anne-Marie Olivier : tête chercheuse de sens [BALADO]

L’auteure et comédienne Anne-Marie Olivier aime s’inspirer de la vie des gens. «Travailler avec des histoires vraies, c’est d’aller à la rencontre de cette extraordinaire complexité qu’est celle de l’être humain.»

Une manière de combler sa «soif de vérité», mais aussi d’être près des gens. «J’ai des collègues qui disent qu’il faut se foutre du public pour être complètement libre. Je suis complètement en désaccord avec eux. On doit faire du théâtre pour le monde. Ce n’est pas élitiste, on doit parler à tout le monde.» Selon Anne-Marie Olivier, l’art sert à digérer le monde, même le plus difficile à digérer.

«J’aime voir le côté utilitaire [du théâtre], ajoute-t-elle. Qu’est-ce que j’amène à la société en étant artiste? C’est un endroit de rencontres et d’échanges intellectuels et émotionnels. J’aime le théâtre qui nous transforme.» Le public semble partager cette vision, alors que le Trident affiche les meilleurs taux d’occupation de son histoire depuis qu’elle en a pris la direction artistique. 

Anne-Marie Olivier aimerait que tous les jeunes puissent toucher aux arts et à la philosophie, dès l’école primaire, afin de stimuler la créativité. «C’est vraiment l’idée de se servir du plein potentiel de son cerveau et de trouver des solutions à nos problèmes.» Selon elle, devant les changements et les défis qui attendent l’humanité, nous allons avoir besoin de notre créativité pour nous en sortir.

Anne-Marie Olivier

Il faut savoir se remettre en question. «Pourquoi on fait ça? Parce que «c’est comme ça»? Ça, ça tue tellement d’affaires! Non! Ça ne sera plus comme ça, parce que ça n’a plus rapport. Répéter des affaires qui marchent moyennement sans se requestionner» n’a pas de sens selon la comédienne. Il faut rebrasser les affaires. Pas juste en art, partout.

Dans cette baladodiffusion, Anne-Marie Olivier explique pourquoi la célébrité ne l’intéresse pas, souligne la tristesse des vies brisées et partage sa fascination pour la mort.

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«PORTRAITS», UNE SÉRIE DE 5 BALADOS

Le Soleil vous présente «Portraits», une première série de balados consacrés à des personnalités qui aspirent à faire bouger les choses dans leurs domaines. Alors que le rythme de l’actualité s’accélère, la série «Portraits» s’offre le luxe du temps. Au menu, cinq longues entrevues menées par notre journaliste Mickael Bergeron, à travers lesquelles se dessinent des portraits, où nous remontons aux sources de l’engagement, de la passion de nos invités. Nos cinq premiers? Virginie Larivière, Anne-Marie Olivier, Martin Bureau, Richard Therrien et Tire le coyote. Bonne écoute!
Gilles Carignan
Directeur contenus numériques
Groupe Capitales Médias