Texter au volant, une pratique dangereuse
Texter au volant, une pratique dangereuse

Texter en conduisant: un sondage révèle une hausse de la pratique

Un sondage commandé par la Fondation de recherche sur les blessures de la route (FRBR) révèle que «près de 1 conducteur canadien sur 10 (9,7 %) a déclaré avoir texté au volant en 2019». Cette proportion s’élevait à 7,5 % l’année précédente.

Et par rapport à 2010, la pratique aurait augmenté de 102 %, selon l’information publiée dans le document de la FRBR, Sondage sur la sécurité routière 2019: Attitudes et pratiques liées à la distraction au volant, 2004 à 2019.

Cette différence de 2,2 % peut paraître minime, mais il ne faudrait pas minimiser les dangers de conduire et texter en même temps. Une expérience remontant à 2013 reflète vraiment le danger réel de s’adonner à cette pratique. Dans cette expérience sur simulateur, l’auteur de ces lignes a roulé 613 mètres sur 2474 sans attention sur la route, soit 25 % du trajet. Il y a également eu 15 empiétements sur les autres voies.

Par ailleurs, la proportion du nombre de conducteurs ayant déclaré avoir parlé au téléphone tenu en main tout en conduisant aurait également augmenté. Elle était de 9,3 % en 2018 et a passé à 11,7 % en 2019.

Ce qui ressort du sondage de la FRBR, c’est que «l’âge était un facteur déterminant de la tendance à la distraction au volant. Pour chaque augmentation de tranche d’âge de 10 ans, les conducteurs étaient 44 % moins susceptibles que la tranche précédente de texter, 38 % moins susceptibles d’utiliser un téléphone tenu en main et 28 % moins susceptibles d’utiliser un téléphone en mode mains libres. Les hommes avaient 62 % plus de chances que les femmes d’utiliser un téléphone en le tenant et 50 % plus de chances de le faire en mode mains libres», selon le communiqué envoyé par la FRBR.

«Bien que l’âge et le sexe puissent être des prédicateurs stables de la distraction au volant si l’on considère le nombre estimé de conducteurs canadiens qui adoptent ce comportement, il est clair que la distraction au volant est un problème courant, quels que soient l’âge et le sexe, ajoute Craig Lyon, chercheur principal à la FRBR. En effet, le groupe démographique le moins susceptible de texter en conduisant [c’est-à-dire, les femmes âgées de 45 ans et plus] représentait tout de même 172 309 conducteurs.»

En même temps, le sondage révèle que les conversations téléphoniques en mode mains libres ont diminué, passant de 36,5 % à 32 %.

Ce sondage a été effectué auprès de 1200 Canadiens en 2019. La marge d’erreur est de 2,8 %, 19 fois sur 20.