Tout au long du Rallye, des contrôles seront mis en place à certains endroits pour s’assurer que les voitures y passent aux temps prescrits. «Tout ça doit se faire dans le respect des limites de vitesse et dans le contexte d’une conduite normale», dit le directeur général du Grand Prix de Trois-Rivières, Dominic Fugère.

Rallye e-Efficacité FIA du Québec: tirer le maximum d’une auto électrique

CHRONIQUE / D’abord présenté l’an dernier comme projet pilote, le Rallye e-Efficacité FIA du Québec (REEFQ), organisé par le Grand Prix de Trois-Rivières (GP3R) revient cette année. Cette fois-ci, l’épreuve est inscrite au calendrier mondial de la Coupe E-Rallye de la régularité de la Fédération internationale de l’automobile (FIA).

Il s’agira de la septième étape de la Coupe E-Rallye qui regroupe 13 épreuves dans 11 pays différents. Elle se tiendra le 8 août prochain.

«Durant le REEFQ, les concurrents seront mesurés en temps réel et leur but sera de réaliser la meilleure consommation d’énergie comparativement aux cotes théoriques établies par Ressources naturelles Canada [RNCan]», explique Dominic Fugère, directeur général du GP3R, rencontré lors d’une conférence de presse qui s’est tenue jeudi dernier. «Cependant, afin que les concurrents ne roulent pas uniquement à 70 km/h sur l’autoroute, des contrôles fantômes seront mis en place à certains endroits pour s’assurer que les voitures y passent aux temps prescrits. Tout ça doit se faire dans le respect des limites de vitesse et dans le contexte d’une conduite normale», ajoute-t-il.

En 2018, le point de départ du REEFQ était la centrale hydroélectrique de Beauharnois et l’arrivée se faisait à Trois-Rivières, après avoir parcouru 302 kilomètres. Vingt-six pilotes avaient participé à cette première édition.

Cette année, cinq kilomètres ont été ajoutés au parcours et le départ se fera de Saint-Jérôme. Le «centre névralgique du développement de l’électromobilité au Québec», écrit le GP3R dans son communiqué. Le trajet passera par Beloeil, Sorel et Shawinigan, notamment.

Rayonnement international

Les gagnants du REEFQ de l’an dernier, Martin Robinson et Nathalie Daigle, avaient parcouru les 302 km du tracé au volant de leur Volkswagen e-Golf 2017. Ils avaient utilisé que 62 % de l’énergie que leur voiture aurait dû consommer selon RNCan.

Toutefois, l’ajout de l’épreuve dans le calendrier de la Coupe E-Rallye attire des participants étrangers, comme le champion 2018 de la série, Didier Malga et sa copilote Anne-Valérie Bonnel. «Nous aurons d’autres pilotes européens, des Autrichiens, entre autres», ajoute M. Fugère. Présentement, M. Malga est sixième au classement de la Coupe E-Rallye après quatre épreuves.

«Notre premier intérêt est de découvrir le Québec», a déclaré M. Malga, pendant une visioconférence durant le point de presse de jeudi. «J’ai vraiment hâte d’être au Québec pour découvrir les routes, les paysages et, surtout, comparer la nouvelle Chevrolet Bolt aux Renault Zoé et Tesla que je conduis habituellement.»

Les participants seront classés sous deux catégories : sans recharge (véhicules à autonomie de plus de 300 km) et avec recharge (véhicules avec autonomie de moins de 300 km). La première est limitée à 30 équipages, la seconde à 10.

L’inscription coûte 100 $ par équipage et ce montant inclut un repas pour les deux équipiers lors de la pause de mi-parcours à Sorel ainsi qu’un léger petit déjeuner lors du départ.

Pour s’inscrire avant le 1er août : bit.ly/REEFQ-2019