Selon un sondage Léger commandé par belairdirect, seulement 45 % des répondants affirment être prêts à prendre la route en hiver.
Selon un sondage Léger commandé par belairdirect, seulement 45 % des répondants affirment être prêts à prendre la route en hiver.

Pneus d’hiver: il reste toujours des irréductibles

Paul-Robert Raymond
Paul-Robert Raymond
Le Soleil
Même si on a connu la première bordée de neige lundi, il demeure que presque un Québécois sur quatre estime qu’il est encore trop tôt pour installer ses pneus d’hiver, selon un récent sondage commandé par Michelin.

Ce même sondage1 soulignait que 14 % des Québécois n’avaient pas encore installé leurs pneus d’hiver. Rappelons que la date limite pour rouler avec des pneus d’été ou quatre-saisons est le 1er décembre.

«Plusieurs régions du Québec ont déjà vu de la neige et presque toutes les régions ont déjà connu des températures négatives, il est donc faux de penser qu’on devrait attendre jusqu’au 1er décembre pour installer ses pneus d’hiver», explique Carl Nadeau, expert en conduite chez Michelin. «Si la température s’approche constamment du point de congélation, vos pneus ont besoin de l’adhérence et ainsi des capacités supplémentaires pour tourner, accélérer et surtout freiner, que seuls les pneus d’hiver peuvent offrir. Plus vite ils seront montés sur votre véhicule, plus vite vous pourrez être à l’affût des conditions hivernales et rester en sécurité.»

À cela s’ajoute un autre constat révélé par un autre sondage2, commandé par belairdirect, qui indique que la plupart des Canadiens ne sont pas préparés pour la conduite hivernale. En effet, seulement 45 % des répondants de ce coup de sonde affirment être prêts à prendre la route en hiver.

Quelque 80 % des conducteurs québécois considèrent que leurs gommes d’hiver les ont protégés contre les risques d’une perte de contrôle ou d’une collision potentiellement grave, selon un autre sondage Léger, mené pour le compte de l’Association canadienne du pneu et du caoutchouc (ACPC).

Aspect sécurisant des pneus d’hiver

Toutefois, un aspect sécurisant met un baume sur ces données quelque peu déroutantes. Quelque 80 % des conducteurs québécois considèrent que leurs gommes d’hiver les ont protégés contre les risques d’une perte de contrôle ou d’une collision potentiellement grave. Ceci ressort d’un sondage Léger3 mené pour le compte de l’Association canadienne du pneu et du caoutchouc (ACPC).

«Depuis l’adoption, en 2008, de la loi les obligeant à se munir de pneus d’hiver, les Québécois ont convaincu des millions d’usagers de la route ailleurs au pays à changer leurs pneus pour des pneus expressément conçus pour l’hiver. Nous pouvons dire que les Québécois ont contribué à rendre la conduite hivernale plus sécuritaire partout au Canada», a déclaré Carol Hochu, nouvelle présidente et cheffe de la direction de l’ACPC, par voie de communiqué.

L’ACPC, qui représente les fabricants de pneus au Canada, rappelle que les véhicules de tourisme au Québec doivent rouler avec des pneus d’hiver arborant le pictogramme montagne à trois sommets et un flocon de neige entre le 1er décembre et le 15 mars. Ce symbole est reconnu par Transports Canada, le gouvernement du Québec et l’industrie du pneu.

Les pneus d’hiver ont été conçus spécifiquement pour la conduite hivernale et sont composés de gomme qui gardent leur souplesse même quand il fait - 30 °C. Ceux-ci fournissent une capacité d’adhérence et une tenue de route sur toutes les surfaces par temps froid, réduisant la distance de freinage quand la chaussée est glacée, enneigée ou couverte de gadoue.

Les pneus d’été ou quatre-saisons perdent de leur souplesse lorsqu’il fait + 7 °C ou moins.

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1 Le  sondage commandé par Michelin a été réalisé entre le 13 et le 16 novembre 2020 auprès de 1505 travailleurs canadiens (y compris ceux qui travaillent à temps plein et à temps partiel), à l’aide du panel en ligne de Maru/Blue. La marge d’erreur de cette étude était de plus ou moins 2,7 %.
2 Léger a sondé pour belairdirect un total de 1000 résidents adultes de partout au Canada entre le 17 et le 22 septembre 2020, par le Web. La marge d’erreur associée pour un échantillon représentatif de cette taille serait de plus ou moins 3 %, 19 fois sur 20. 
3 Le sondage Léger de l’ACPC a été effectué en ligne, du 2 au 5 octobre 2020, auprès de 1523 conducteurs canadiens, dont 413 du Québec. La marge d’erreur pour un échantillon de cette taille est de plus ou moins 2,5 %, 19 fois sur 20.