L’œuvre Spyder à Tremblant a été créée à la demande du Porsche Club of America qui se réunissait pour la première fois au Canada en 1999.

L'art automobile d'Alain Lévesque: inspiré par le cubisme et le futurisme italien

CHRONIQUE / Tout jeune, Alain Lévesque était fasciné par l’automobile et le dessin. Il appliquait sans le savoir à ce moment les principes du futurisme italien ou du Bauhaus.

C’est quelques années plus tard, après ses études en arts graphiques à l’Université du Québec à Montréal qu’il a développé son style, grandement inspiré par l’art déco et le mouvement du futurisme italien.

Originaire de Chazel en Abitibi, maintenant résidant de Montebello, Alain Lévesque s’est imposé comme affichiste et s’est bâti une réputation internationale. Ses œuvres sont reconnues dans les milieux de la collection automobile partout dans le monde.

D’abord dans les années 1980, Lévesque a remporté le concours d’affiche du Festival des Films du Monde de Montréal et aussi conçu celles pour l’exposition Les Années 20, l’Age des Métropoles, présentée au Musée des beaux-arts de Montréal en 1991

Surtout, il a été l’invité de Porsche à Stuttgart en 1998 et notamment l’affichiste des célèbres enchères Barrett-Jackson pendant quelques années. Plus tard, la ville de New York lui demande en 2005 de créer l’affiche du Concours d’Élégance à Central Park.

Quelques années avant, il a créé en 2000 l’œuvre La Femme au Volant, qui a servi comme affiche du Concours d’élégance Great Gatsby Gala présenté au Ritz-Carlton de Kansas City. Cette image a été reproduite pour différents événements, dont sur la page couverture du Sports Cars Market Magazine.

Alain Lévesque a su marier ses deux passions: l'art et l'automobile.

Les mouvements avant les individus

«Je suis plutôt inspiré par les mouvements artistiques que par les individus», lance Alain Lévesque au bout du fil. «Le futurisme italien et le cubisme m’ont toujours fasciné», ajoute celui qui ne fait pas que de l’art automobile. En plus des affiches pour les festivals et expositions énumérés plus tôt, il a aussi réalisé celle du Festival de guitare de l’Abitibi-Témiscamingue en 2011.

«C’est au tournant des années 1980 et 1990, alors que j’étais à Londres qu’on m’a dit que j’étais inspiré par le futurisme italien», dit-il.

Mais ce qui est le plus impressionnant, c’est surtout sa réputation dans certains cercles qui l’ont mené à avoir parmi ses clients Jay Leno, Nick Masson ou Jerry Seinfeld.

«C’est grâce à mes deux agents aux États-Unis, dont un avec qui je fais affaire depuis plus de 30 ans que j’ai pu être mis en contact avec ces gens qui se connaissent tous. J’ai rencontré Jay Leno au Concours d’Élégance de Pebble Beach, et de fil en aiguille, le mot s’est passé...»

Au Salon de l’auto

C’est dans ce contexte qu’Alain Lévesque a été invité au 38e Salon international de l’auto de Québec, qui se tiendra à partir de mardi jusqu’à dimanche au Centre de foires et au Pavillon de la jeunesse d’ExpoCité, à Québec.

Il s’agit d’une attraction originale dont le Salon de l’auto met de l’avant afin de diversifier son offre.

Alain Lévesque a apporté avec lui des reproductions sur toile de ses œuvres qu’il exposera au pavillon Silverwax (Pavillon de la jeunesse) aux côtés des voitures de grand luxe.

Sur Internet : alainlevesque.ca