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Paul-Robert Raymond
Le Soleil
Paul-Robert Raymond
Le 46e président des États-Unis, Joe Biden, prêtant serment lors de son inauguration, mercredi à Washington.
Le 46e président des États-Unis, Joe Biden, prêtant serment lors de son inauguration, mercredi à Washington.

L’administration Biden, une bonne nouvelle pour l’électrification dans les transports

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CHRONIQUE / L’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche est synonyme de bonnes nouvelles en ce qui concerne l’électrification dans les transports aux États-Unis. Et comme on dit souvent: «Quand nos voisins étatsuniens éternuent, ici on attrape la grippe.»

Si les mesures du nouveau président américain vont bon train, notamment dans l’accélération du déploiement des véhicules électrifiés, cela aura une incidence directe chez nous. Car, en automobile, on est souvent à la remorque de ce qui se passe de l’autre côté de la frontière.

La signature du décret présidentiel qui confirme le retour de son pays dans l’Accord de Paris, auquel son prédécesseur avait claqué la porte, est le point tournant de ces mesures. Il s’agit sûrement d’une moins bonne nouvelle pour l’Alberta, mais l’annonce de Joe Biden d’arrêter la construction de l’oléoduc Keystone XL rajoute à la volonté des États-Unis d’améliorer son bilan environnemental.

D’ailleurs, le président démocrate présentera au Congrès le mois prochain son plan de 2000 milliards $US (2531 milliards $) pour le climat, censé placer durablement les mesures vertes au cœur de l’économie américaine.

Mesures à venir

Dans un article paru dans le site Green Car Reports, l’auteur Bengt Halvorson énumère ce qui s’en vient chez nos voisins du Sud dans le milieu de l’automobile. Il évoque entre autres une révision des exigences de consommation de carburant; une expansion et une extension du crédit fiscal à l’achat d’un véhicule électrique; une conversion accélérée des véhicules de services publics vers l’électricité; plus d’infrastructures de recharge; la réduction des «déserts de recharge» et la «pauvreté énergétique» dans les zones rurales ou moins peuplées et un réseau électrique plus propre dans les États ruraux.

L’administration Biden viendrait aussi en aide aux constructeurs automobiles établis pour prendre le virage vers l’électrification et favoriserait également des investissements dans les jeunes pousses américaines qui se destinent à la construction de véhicules électriques.

À cela s’ajouterait une stabilisation des tarifs douaniers pour les constructeurs étrangers, allemands ou chinois notamment, pour favoriser l’importation de véhicules électriques. Mais le nouveau président préférerait que de plus en plus de ces véhicules soient construits aux États-Unis, toutefois.

Il restera à voir comment les constructeurs automobiles réagiront. On se rappelle que certains avaient lâché la pédale sur des normes de consommation de carburant plus strictes quand Donald Trump était au pouvoir. Mais récemment, on a aussi vu un virage à 180 degrés chez certains constructeurs, dont General Motors notamment, peu de temps après les résultats des élections du 3 novembre dernier.

C’est là que ça devient intéressant. Si les constructeurs américains sont encouragés à produire de plus en plus de véhicules électriques, cela aura un effet positif chez nous. Et malgré la politique du Buy American qui risque de demeurer avec la nouvelle administration, cela encouragera peut-être des firmes d’ici de faire des affaires aux États-Unis. La récente transaction entre La Compagnie Lion Électrique et Northern Genesis, qui a introduit la firme de Saint-Jérôme à la Bourse de New York, est un exemple de bonne nouvelle pour le Québec. Lion envisage de produire camions et autobus aux États-Unis.  AVEC AFP