Avec sa calandre en forme de trapèze — ou de sablier, tout dépendant comment vous la regardez —, ce nouveau VUS propose un look vraiment au goût du jour, ce à quoi General Motors (GM) ne nous avait pas habitués depuis un petit bout. Bref, le Blazer est vraiment agréable à regarder, autant qu’à conduire.

Chevrolet Blazer 2019: le grand revenant

BAIE-SAINT-PAUL — Faisant partie du paysage automobile il y a plus d’une vingtaine d’années, le nom Blazer réapparaît de nouveau sous de nouveaux habits (évidemment!), revus au goût du jour. Un nouveau VUS qui en apparence ressemble à son «petit frère», l’Equinox. Mais il n’en est rien du tout.

D’abord, le nouveau Blazer a un empattement plus long. Ce qui se traduit par plus d’espace pour les occupants à l’arrière. 

Et avec sa calandre en forme de trapèze — ou de sablier, tout dépendant comment vous la regardez —, ce nouveau VUS propose un look vraiment au goût du jour, ce à quoi General Motors (GM) ne nous avait pas habitués depuis un petit bout. Bref, le Blazer est vraiment agréable à regarder, autant qu’à conduire.

Sur la route, le V6 de 3,5 litres offre une souplesse et un dynamisme sans faille. L’injection directe et la désactivation des cylindres font en sorte que la consommation de carburant s’avère très intéressante. Sur la route 138 entre Baie-Saint-Paul et Québec, il a été possible de voir au compteur une consommation de 8,0 litres aux 100 kilomètres. Vous direz sûrement que ce côté, la route va presque toujours en descendant et vous avez pratiquement raison. Dans le trajet inverse (Québec–Baie-Saint-Paul), la consommation avoisinait plus les 9,5 l/100km, ce qui est plus proche de la cote publiée par GM.

Selon les porte-parole de GM, le Blazer ne devrait pas entrer en compétition directe avec l’Equinox, ne serait-ce qu’en raison de son prix. Celui-ci est supérieur à celui de l’Equinox — dont le modèle de base se détaille à 26 700 $ —, soit 35 100 $ pour la version avec un moteur quatre-cylindres de 2,5 litres.

Principalement aussi en raison de la taille du Blazer par rapport à celle de l’Equinox. Juste la différence d’empattement entre les deux véhicules (148 mm de plus pour le Blazer) et la longueur hors-tout (presque 200 mm de plus pour le Blazer) fait foi de tout.

Les designers ont fait des efforts pour différencier ces trois livrées. Et c’est réussi. On constate de visu les différences (détails des phares, la calandre, les tuyaux d’échappement) entre les versions.

Prix d’attraction

Parlons-en de ce quatre-cylindres. Il est offert au catalogue avec seulement la traction. Et il y a fort à parier que si vous vous présentez chez un concessionnaire, celui-ci n’en aura pas en inventaire. Il vous faudra alors soit vous rabattre sur le V6 — à traction ou intégral — ou attendre des semaines pour l’avoir sous commande.

Les mêmes porte-parole de GM cités plus tôt estiment que les ventes de V6 de 3,5 litres représenteront 95 % des ventes du nouveau Blazer. Ce modèle avec un quatre-cylindres fait plus office de modèle d’attraction pour attirer les clients dans les salles de montre. Pratique courante dans l’industrie.

Également, on souligne que les modèles à traction seraient plus populaires du côté des États-Unis qu’ici, pour les raisons que l’on connaît. Il est à souligner que le V6 est aussi offert avec une traction.

Cependant, lors de cet essai dans la région de Charlevoix, seulement des modèles à traction intégrale équipaient le parc de Blazer à la disposition des invités.

Hormis la livrée de base (avec un quatre-cylindres), le Blazer est offert sous trois autres versions, soit les True North (Grande Expédition en français), RS et Premier. Ce qu’il est important de souligner, c’est que les designers ont fait des efforts pour différencier ces trois livrées. Et c’est réussi. On constate de visu les différences (détails des phares, la calandre, les tuyaux d’échappement) entre les versions. Honnêtement, celle qui fait le plus sport, c’est la RS.

Quant à la finition à l’intérieur, on voit que GM se surpasse — une tendance qui se reflète d’ailleurs dans certains autres de ses modèles, surtout dans ses marques haut de gamme —, le rendu est de loin mieux réalisé et le choix des matériaux est judicieux. Il en va de même pour l’interface du système d’infodivertissement, de plus en plus conviviale et plus au goût du jour, notamment dans le choix de la typographie.

Une innovation que GM présente dans son Blazer, c’est le miroir numérique qui prend les images de la caméra de recul. L’image est diffusée dans le rétroviseur central. On a trouvé cette caractéristique quelque peu dérangeante en raison notamment de sa luminosité intense — même de jour — et du zoom que la caméra fait sur la calandre du véhicule à l’arrière quand celui-ci est rapproché. Heureusement, on peut paramétrer cet outil et même le désactiver en tirant sur le bouton sous le rétroviseur.

Les occupants à l’arrière n’auront pas grand-chose à redire sur le confort en raison de l’espace plus que suffisant pour les jambes et pour la tête. Ce que l’Equinox n’offre pas, toujours selon les porte-parole de GM.

Quant à la finition à l’intérieur, on voit que GM se surpasse — une tendance qui se reflète d’ailleurs dans certains autres de ses modèles, surtout dans ses marques haut de gamme —, le rendu est de loin mieux réalisé et le choix des matériaux est judicieux.

Capacité de remorquage

Un élément qui risque d’attirer les acheteurs de VUS et amateurs de camping, c’est la capacité de remorquage du nouveau Blazer. Celui-ci peut remorquer jusqu’à 2041 kilogrammes (4500 livres), avec un V6, on s’entend... Ce qui permet de tracter des roulottes de taille moyenne, à tout le moins ne pas se limiter à de petites roulottes légères pouvant être tractées par des voitures avec des moteurs quatre-cylindres. Idéal aussi pour le bricoleur qui aime aller chercher ses panneaux de quatre pieds sur huit avec sa remorque au centre de rénovation.

Heureusement, le Blazer offre tout de même quelques extras que d’autres modèles équivalents. Ce qui peut probablement justifier son prix plus élevé. Mais il faut croire que ça pourrait freiner quelques consommateurs.

Quant à savoir si une version électrifiée du Blazer est en route, à ce sujet, les porte-parole de GM sont muets. Impossible de savoir si le prochain VUS électrique sera de la taille du Blazer. Probablement que non.

Mais si GM prévoit un Blazer électrifié, ce serait bien s’il pouvait être offert avec la technologie Voltec — la même que dans la Chevrolet Volt qui, hélas, sera retirée du marché en 2020. Ce serait un beau pari. Quoique tout électrique serait pas mal aussi...

Ça, seul l’avenir nous le dira. Quelque chose me dit que ça risque d’arriver plus tôt qu’on le pense.

Les frais reliés à ce reportage étaient payés par General Motors du Canada.

Le hayon est tout de même très spacieux.

+

LE POUR ET LE CONTRE

On aime

  • Le look
  • La capacité de remorquage (avec le V6)
  • La consommation

On aime moins

  • Le prix
  • Un quatre-cylindres pour ainsi dire inexistant
  • Le rétroviseur numérique

Ce qu’il faut retenir

Prix : de 35 100 $ à 48 700 $

Frais de transport et de préparation : 1895 $

Garantie de base : 36 mois ou 60 000 km

Moteur : V6 3,5 litres à injection directe de carburant (L4 2,5 litres aussi offert)

Puissance : 308 ch (228 kW) à 6700 tr/min

Couple : 270 lb-pi (368 N.m) à 5000 tr/min

Rapport poids/puissance : 6,25 kg/ch

Mode : intégral (traction aussi offerte)

Transmission de série : automatique à six rapports (sur quatre-cylindres) 

Transmission optionnelle : automatique à neuf rapports (sur V6)

Pneus : P235/55R20

Capacité du réservoir : 82 litres (intégrale)

Carburant recommandé : ordinaire

Consommation : ville 12,7 l/100 km; route 9,5 l/100 km *

Capacité de remorquage : 2041 kg (4500 lb avec le V6)

Pour en savoir plus : www.chevrolet.ca/fr

NOTRE VERDICT

  • Très agréable à conduire et se démarque de la gamme

* Données du constructeur