À l'époque Watson était en pleine ascension, mais n'avait pas encore lancé Wooden Arms.

Y étiez-vous? La magie Karkwatson, en 2008

Il n'est pas rare de voir des artistes se retrouver sur scène le temps d'un brève duo. Il est moins fréquent de voir des créateurs procéder à une véritable rencontre de leurs univers respectifs, comme l'ont fait Patrick Watson et Karkwa, le 12 juin 2008, au Grand théâtre.
<p>Le 12 juin 2008, Karkwa et son chanteur Louis-Jean Cormier venaient tout juste d'achever <em>Le Volume du vent</em> et semblaient loin du hiatus actuel.</p>
À l'époque Watson était en pleine ascension, mais n'avait pas encore lancé Wooden Arms. Karkwa, pour sa part, venait tout juste d'achever Le Volume du vent et semblait loin du hiatus actuel. Les deux formations avaient leur son, bien établis. Leurs fans, aussi. Et puisque personne n'avait songé à orchestrer cette rencontre pour une occasion spéciale, comme un festival, c'était à un événement purement artistique qu'on était convié.
Se pointant avec des coupes de rouge à la main, les musiciens ont pris place. La scène, pourtant grande, de la salle Louis-Fréchette paraissait soudainement petite tellement il y avait de l'équipement...
Très tôt, on a compris qu'on n'aurait pas Karkwa d'un côté et Watson de l'autre, avec d'occasionnels partages. Le répertoire rock aérien des premiers, plus mordant en concert, a fusionné avec celui planant du second pour créer quelque chose d'inédit.
Ce serait mentir de prétendre que tout était parfaitement arrimé. Par moment, on sentait les musiciens fouiller le territoire sonore afin d'y trouver leurs balises. Or quand tout le monde était au diapason, on avait des moments de parfaite symbiose qui élevaient les créations, déjà connues ou inédites, dans la stratosphère et nous faisait dresser les poils sur les bras.
La voix de fausset de Watson, passée dans ses effets, s'enveloppait en spirale autour de celle de Cormier; les guitares de Simon Angell flirtaient avec le jeu de clavier inventif de François Lafontaine, tandis que le monstre rythmique composé de Julien Sagot, Stéphane Bergeron et Robbie Kuster étendait ses tentacules dans maintes directions.
C'est du haut calibre, digne des meilleures formations d'art-rock internationales - n'ayons pas peur de le dire - qu'on a eu. La rumeur veut que ces concerts aient été enregistrés. On serait bien curieux d'y prêter l'oreille...
Y étiez-vous?
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