Harvey Weinstein

Weinstein: les procureurs veulent toujours aller de l’avant

NEW YORK — Les procureurs de New York ont répliqué, lundi, à la dernière tentative de Harvey Weinstein visant à faire rejeter la procédure pénale engagée contre lui, affirmant qu’il y avait «suffisamment de preuves» pour aller de l’avant avec les accusations d’agression sexuelle contre l’ancien producteur de Hollywood.

Dans de nouveaux documents déposés en cour, le bureau du procureur du district de Manhattan a minimisé les allégations voulant que l’enquêteur principal dans le dossier ait influencé un témoin. Il y est écrit que l’acte d’accusation contre Harvey Weinstein devrait être maintenu malgré la récente décision des procureurs de rejeter l’un des six chefs d’accusation.

Les procureurs se sont également opposés à la demande de Harvey Weinstein de tenir une audience au sujet d’allégations de fautes commises par la police.

Les échanges de lundi ont eu lieu deux semaines après que les avocats du producteur déchu eurent demandé à un juge de rejeter toute l’affaire, citant des preuves selon lesquelles l’enquêteur Nicholas DiGaudio aurait demandé à un témoin de se taire lorsqu’elle avait exprimé des doutes sur la véracité d’une allégation d’agression sexuelle contre Harvey Weinstein.

Les procureurs ont également divulgué une allégation selon laquelle le même agent aurait demandé à une autre accusatrice de Harvey Weinstein de supprimer des informations de son téléphone portable avant de le remettre aux procureurs. Les documents ne concernaient pas Harvey Weinstein, ont déclaré les procureurs, et n’ont finalement pas été supprimés.

Les avocats du producteur déchu ont décrit Nicholas DiGaudio comme «un obstructeur en série» qui était «déterminé à dissimuler la vérité». La conduite de l’enquêteur a incité le bureau du procureur à renoncer à un chef d’accusation selon lequel Harvey Weinstein aurait forcé Lucia Evans à lui faire une fellation en 2004 alors qu’elle était étudiante et nouvellement actrice.

Harvey Weinstein, 66 ans, a été initialement accusé d’avoir agressé trois femmes. Il nie toutes les allégations de relations sexuelles non consensuelles.