Les visiteurs pourront admirer l’exposition Frida Kahlo, Diego Rivera et le modernisme mexicain ainsi que les trois expositions de la collection nationale au sein du pavillon Pierre Lassonde dans des conditions extraordinaires.
Les visiteurs pourront admirer l’exposition Frida Kahlo, Diego Rivera et le modernisme mexicain ainsi que les trois expositions de la collection nationale au sein du pavillon Pierre Lassonde dans des conditions extraordinaires.

Une nouvelle formule anti-COVID au Musée national des beaux-arts du Québec

Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) rouvre ses portes au public à partir du lundi 29 juin à 10h. Avec une nouvelle formule anti-COVID pour le plus grand plaisir des amateurs d’art visuel.

Le Musée est encore vide, mais tout est prêt. Les bouteilles de désinfectants pleines attendent les mains de visiteurs devant les portes de chaque salle, des flèches au sol indiquent le parcours qu’il faut emprunter, les coussins sont retirés des aires de détente. Tout ce qu’il vous reste à faire, c’est de respecter les mesures de distanciation physique.

«On fait confiance aux visiteurs, indique le directeur général du musée, Jean-Luc Murray. Les visiteurs de musées d’art sont déjà habitués à respecter un certain esprit, à se comporter d’une certaine façon. Nous, on les accompagne.» Le nettoyage pour désinfecter les espaces communs est aussi prévu toutes les heures.

Les bouteilles de désinfectants pleines attendent les mains de visiteurs devant les portes de chaque salle.

Les visiteurs pourront admirer l’exposition Frida Kahlo, Diego Rivera et le modernisme mexicain ainsi que les trois expositions de la collection nationale au sein du pavillon Pierre Lassonde dans des conditions extraordinaires: alors que la première exhibition avait une capacité de 200 personnes à l’heure, elle n’en acceptera que 80. Une expérience plus intime qu’il faut légèrement préparer en amont.

Les groupes de visiteurs sont encouragés à réserver des billets horodatés en ligne ou par téléphone dès maintenant et à arriver 15 minutes avant leur réservation. Pour les visiteurs impromptus, la billetterie restera accessible sur place et un tableau d’affichage à l’entrée indiquera aux passants le nombre de laissez-passer disponibles pour la journée.

Des flèches au sol indiquent le parcours qu’il faut emprunter.

Une expérience plus humaine

L’exposition Frida Kahlo, Diego Rivera et le modernisme mexicain devait se terminer à la mi-mai, mais la directrice des collections et des expositions, Annie Gauthier, a négocié avec d’autres musées à l’international pour la conserver pendant la saison estivale. «C’est un casse-tête assez inouï. C’est la première fois que je devais gérer une situation comme celle-là», déclare-t-elle en rappelant que ce genre de programmation est souvent prévu trois à quatre ans d’avance.

Si le parcours a été légèrement revu pour une visite de déconfinement optimale, la grande nouveauté de l’exposition est l’ajout de guides qui seront disponibles à des endroits stratégiques de la visite pour répondre aux questions et expliquer certaines œuvres. Une façon d’ajouter un côté «humain» à l’expérience, indique Annie Gauthier. Les audioguides pourront également être téléchargés sur les téléphones de tous. Par contre, les visites guidées et la location d’audioguides sur places se seront plus disponibles.

De plus, les vendredis soirs s’ajoutent aux heures d’ouverture. Ils seront au tarif réduit, alors que les mercredis soir restent à demi-tarif.

Tout ce qu’il vous reste à faire, c’est de respecter les mesures de distanciation physique.

La culture sort du musée

Le MNBAQ travaille également pour étendre sa programmation culturelle à l’extérieur en organisant des visites guidées, des ateliers de créations, des spectacles, et bien d’autres choses dans le jardin des sculptures, dans le parc du Musée, ainsi que sur le parvis du pavillon central à partir du 13 juillet. La programmation de ces événements sera annoncée sous peu. Il sera aussi possible de se procurer les boîtes à lunch gourmandes du Groupe Restos Plaisir pour un pique-nique improvisé au restaurant du pavillon.

Une collection nationale en mutation

Les trois expositions de la collection nationale — De Ferron à BGL. Art contemporain du Québec; Art inuit. La collection Brousseau, Ilippunga; Arts décoratifs et design du Québec ainsi que L’Hommage à Rosa Luxemburg de Riopelle — sont disponibles pour le coût de 15 $. Une expérience qu’Annie Gauthier tente de rendre plus inclusive avec une meilleure représentation de la diversité culturelle, de genre, d’orientation sexuelle et de médiums.

«C’est incontournable. On doit donner l’exemple et on commence à donner davantage de pouvoir à cette diversité culturelle qu’on veut voir arriver de l’intérieur au musée, indique la directrice des collections et des expositions. Pas seulement pas l’acquisition de quelques objets, mais aussi au sein de l’organisation», ajoute-t-elle.