Les visiteurs seront ainsi saisis par la silhouette d’une araignée géante de Louise Bourgeois surplombant la toiture de l'exposition <em>Beside itself</em>.
Les visiteurs seront ainsi saisis par la silhouette d’une araignée géante de Louise Bourgeois surplombant la toiture de l'exposition <em>Beside itself</em>.

Une galerie suisse propose une promenade virtuelle dans une expo du futur

PARIS — Une galerie suisse lance jeudi en plein confinement une visite en réalité virtuelle d’une exposition qui n’aura lieu qu’en 2021 sur l’île de Minorque aux Baléares : une manière novatrice de s’adapter aux conditions adverses du marché.

Beside itself, exposition collective d’art contemporain de Hauser & Wirth, une des plus importantes galeries au monde, présentera une palette d’artistes de renom, avec leurs oeuvres de 1970 à aujourd’hui : Louise Bourgeois, Mark Bradford, Charles Gaines, Ellen Gallagher, Jenny Holzer, Roni Horn, Luchita Hurtado, Mike Kelley, Glenn Ligon, Damon McCarthy, Paul McCarthy, Bruce Nauman, Lorna Simpson et Lawrence Weiner.

Grâce à un nouvel outil de modélisation, la technologie HWVR, et en se connectant sur le site hauserwirth.com, les visiteurs se baladeront en 3D dans les longs bâtiments couverts de tuiles, implantés sur une colline dominant la mer.

Ils seront ainsi saisis par la silhouette d’une araignée géante de Louise Bourgeois surplombant la toiture. Comme si les oeuvres étaient déjà présentes sur place, les collectionneurs pourront les voir et les acheter.

Le futur centre d’art de Minorque ne sera visitable qu’en 2021.

La galerie s’est dotée d’un laboratoire qui développe des solutions technologiques répondant aux problématiques urgentes du monde de l’art, parmi lesquelles une plus grande accessibilité et un meilleur respect du développement durable.

«Beaucoup des meilleures innovations, a expliqué à l’AFP Iwan Wirth, président de Hauser & Wirth, sont motivées par la nécessité : quand nous avons développé la technologie HWVR, notre but premier était d’aider nos artistes à visualiser les espaces dans lesquels leurs expositions seraient présentées. Notre ambition était d’inventer une nouvelle manière de concevoir nos expositions, en réduisant au maximum les besoins de voyage et de transport».

En raison du confinement, le transport d’oeuvres et la venue des visiteurs et collectionneurs dans les galeries sont devenus impossibles.

Beaucoup de moyennes et petites galeries, qui se refusent à vendre sur internet et ne disposent pas des  moyens technologiques des grandes structures, sont en train de faire faillite.