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Une danse par cour: un spectacle à ciel ouvert pour petits et grands

Léa Harvey
Léa Harvey
Le Soleil
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Vingt arrière-cours de Québec se transformeront bientôt en salle de spectacle à ciel ouvert. Pendant la semaine de relâche et les fins de semaine du mois de mars, La Rotonde présentera directement chez le public Une danse par cour, un spectacle intime de danse contemporaine interprété par Julia-Maude Cloutier et Amélie Gagnon du collectif CRue.

Au chaud dans leurs costumes colorés, les artistes de CRue composeront leurs mouvements lyriques dans l’arrière-cour qu’on leur permettra d’occuper, à l’extérieur, peu importe qu’elle soit grande ou petite, qu’elle possède ou non une terrasse ou des modules de jeux.

Les spectateurs, quant à eux, pourront assister à la performance des deux jeunes femmes dans le confort de leur foyer, derrière la fenêtre de leur rez-de-chaussée ou du premier étage.

Si le concept d’Une danse par cour peut sembler inusité, Julia-Maude Cloutier et Amélie Gagnon affirment qu’il est pourtant en totale adéquation avec leur processus de création.

«On travaille vraiment notre relation avec l’espace afin de créer des images fortes pour le public. Parce que oui, on est deux [artistes]. Mais ce spectacle-là, on l’a toujours calculé à trois. Le troisième joueur, c’est la bulle familiale qui sera à la fenêtre», expliquent les deux jeunes femmes, qui «préconisent les créations in situ [sur place] et multidisciplinaires» dans leur parcours artistique.

La «composition spontanée» prendra ainsi une grande place dans les performances d’une vingtaine de minutes qu’elles offriront. Bien qu’elles possèdent quelques points d’ancrage, l’imaginaire, le côté ludique ainsi que leur complicité du moment teinteront différemment leurs représentations.

Étant donné l’unicité de chaque cour, les créatrices ne sont pas en mesure de donner un résumé exact des histoires qu’elles raconteront. Elles promettent cependant «une expérience de connexion, un rituel contemporain pour que brille par l’art ce qui se trouve au fond de vous».

Les mots-clés résonnance, mystique et lumineux sont les indications qu’elles ont fournies à leur collaborateur, Étienne Lambert, pour la création de la trame sonore, raconte Julia-Maude Cloutier, donnant ainsi une petite piste sur l’atmosphère musicale qui guidera leurs mouvements.

Si la pandémie a initialement compromis leur spectacle Résilience, puis leur projet estival dans les parcs, les danseuses se disent très heureuses d’enfin pouvoir développer «une complicité avec le public». Et ce malgré le froid hivernal.

«On a toujours imaginé ce spectacle-là dans la neige. […] Au niveau de la conception des costumes, nos manteaux, par exemple, obligent certains mouvements. On a vraiment eu envie de mettre cette “contrainte” à profit dans notre gestuelle. Mais c’est sûr qu’une danse qu’on fait dehors en bottes, ce n’est pas la même chose qu’une danse qu’on fait sur scène nu-pied», souligne en riant Amélie Gagnon, qui demande à son futur public de bien vouloir taper légèrement les «planches» enneigées qui les accueilleront, pour éviter une représentation «trop statique».

Les billets pour recevoir Une danse par cour à la maison seront en vente dès le 22 février, à 12h, sur le site de La Rotonde, au coût de 40 $.

Afin d’assurer la qualité du spectacle ainsi que le respect des règles émises par la santé publique, quelques critères sont à remplir pour accueillir l’événement à Québec:

  • Un accès à l’arrière-cour par l’extérieur
  • Les dimensions minimales de l’espace de jeu sont de 2,5 mètres de large sur 3 m de profondeur