Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Félix Leclerc en 1960
Félix Leclerc en 1960

Un appel à tous pour perpétuer la mémoire de Félix Leclerc

Léa Harvey
Léa Harvey
Le Soleil
Article réservé aux abonnés
«On sait que Félix a beaucoup donné à l’île, mais qu’est-ce que l’île a donné à Félix?» se demande Pierre Lahoud, historien et vice-président de la Fondation Félix Leclerc. Pour répondre à cette question, l’organisation récolte actuellement les témoignages de citoyens de l’île d’Orléans ayant connu l’artiste dans les années 70 et 80.

Bien que l’on possède déjà plusieurs informations sur la vie du populaire auteur-compositeur-interprète, l’équipe du «projet d’enquête ethnologique» souhaite surtout remplir à nouveau son «devoir de mémoire».

«Félix est décédé il y a plus de trente ans. Les gens qui l’ont connu à l’époque ont, eux aussi, vieilli de trente ans. Je pense qu’il est donc important d’aller chercher les connaissances qu’ils ont de lui. […] Il ne faut pas perdre cette mémoire-là», explique Pierre Lahoud, qui collabore occasionnellement au Soleil.

Aller à la rencontre du public est un mouvement nécessaire, qui documentera pour les générations futures tout un pan de ce patrimoine culturel, soutient M. Lahoud. Selon lui, il est d’ailleurs certain que ces recherches permettront de faire «plein de surprises» en plus de découvrir une «nouvelle facette» du poète. Soit la force de la relation qu’il entretenait avec ses voisins.

Pierre Lahoud, lui-même insulaire depuis plus de 45 ans, explique que l’artiste a toujours eu un grand sentiment d’appartenance envers cette île d’Orléans où il s’est «ancré et [qu’] il a aimé», en plus de la «transcender» ici comme ailleurs. Sa chanson Le tour de l’île ainsi que son roman Le fou de l’île témoignent notamment de son attachement et de ce lien qu’il a toujours eu avec ces lieux.

Félix Leclerc s’est installé à l’île d’Orléans au début des années 70, après y avoir bâti sa maison. 

«Il disait souvent : “L’été, à l’île, je fais mon fromage [de brebis] et j’écris mes textes. L’hiver, je mange mon fromage et je lis mes textes.” Cet ancrage a été important pour lui», précise l’historien. 

Les citoyens intéressés par le projet ont jusqu’en septembre pour contacter l’équipe de la Fondation Félix Leclerc. Celle-ci procédera par la suite au triage et la vérification des témoignages et des documents reçus. Des capsules vidéo seront créées à partir des éléments retenus et diffusées publiquement sur les réseaux sociaux à la fin de l’automne 2021.

Le projet est réalisé en partenariat avec les chercheurs et les étudiants du Laboratoire d’Enquête ethnologique et multimédia de l’Université Laval, dirigés par Laurier Turgeon, professeur titulaire et historien.