Le chef d'orchestre Yannick Nézet-Séguin est ravi d’aller jouer au Domaine Forget pour présenter le concert en hommage à Mme Jacqueline Desmarais, «amoureuse insatiable de musique» et «grande dame qui a tant fait pour les artistes et institutions musicales d’ici».

Trois questions à Yannick Nézet-Séguin

Le concert d’ouverture du Festival international du Domaine Forget a été confié à l’Orchestre métropolitain, dirigé par Yannick Nézet-Séguin. Le chef montréalais a accepté de répondre à quelques questions par courriel, entre une tournée en Israël avec l’Orchestre de Philadelphie qui a causé bien des remous — et qu’il a préféré ne pas aborder — et une série de concerts avec l’Orchestre de chambre d’Europe.

Celui pour qui «faire de la musique, c’est transmettre de la beauté», est évidemment ravi d’aller jouer au Domaine pour présenter le concert en hommage à Mme Jacqueline Desmarais, «amoureuse insatiable de musique» et «grande dame qui a tant fait pour les artistes et institutions musicales d’ici».

1. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur les œuvres au programme le 23 juin? 

Le Concerto pour flûte de Jacques Ibert est une œuvre magnifique, très colorée, où le soliste brille grâce à une partition qui requiert beaucoup d’agilité. Bien que relativement complexe et rarement joué en concert, ce concerto est très amusant et demande une grande cohésion entre le soliste et l’orchestre, notamment en raison de la précision rythmique qu’il exige. Le Concerto pour piano no 1 de Tchaïkovski est assurément l’une des œuvres les plus connues, les plus aimées du public, et on comprend bien pourquoi! Son grand lyrisme, son côté majestueux et généreux, l’héroïsme qui se dégage de la partition du pianiste, jumelés à la grandeur de l’orchestration, en font un chef-d’œuvre aussi stimulant à interpréter qu’à entendre. La 4e Symphonie de Tchaïkovski, que j’ai dirigée plusieurs fois cette saison avec différents orchestres, est une œuvre que je redécouvre chaque fois. Bien que bouleversante et exigeante pour l’orchestre à cause de la grande charge émotive qui s’en dégage, je sais que les musiciens de l’OM adorent cette grande symphonie et qu’ils saisiront, tout comme moi, l’occasion de s’abandonner à sa beauté inspirante. 

2. Parmi vos prochains engagements, qui sont nombreux, lequel a une importance particulière à vos yeux? 

Des défis merveilleux et stimulants m’attendent au Metropolitan Opera de New York où j’entrerai officiellement en poste comme directeur musical à la mi-août. Dans l’immédiat, j’enregistrerai La Flûte enchantée, mon sixième opéra de Mozart pour Deutsche Grammophon, en juillet à Baden Baden, puis je dirigerai plusieurs concerts d’été avec mon Orchestre métropolitain, notamment au Festival de Lanaudière et au sommet du Mont-Royal, pour notre concert traditionnel, en symbiose parfaite avec Montréal, ma ville. J’ai bien hâte! 

3. Que faites-vous lorsque vous ne faites pas de musique? 

Les gens sont parfois étonnés d’apprendre que je suis plutôt doué dans l’art de relaxer! Je suis aussi un passionné de tennis et un grand fan de Rafael Nadal! J’aime lire et aller au cinéma, me rendre au marché pour choisir des aliments frais, surtout l’été. Je suis un amateur de champagne. Je m’entraîne aussi régulièrement avec mon entraîneure privée.