Marc Gourdeau
Marc Gourdeau

Transaction Le Capitole–Québecor : aucune inquiétude dans le milieu culturel

La nouvelle de l’achat du Capitole par le groupe Québecor Sports et divertissement ne semble pas soulever d’inquiétudes dans le milieu culturel de Québec, selon le Conseil de la culture de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. Tout dépend de l’orientation artistique que prendra la salle de spectacles.

«Jusqu’à présent, je n’ai reçu aucun commentaire du milieu m’indiquant une inquiétude quelconque face à cette situation, souligne Marc Gourdeau, président du Conseil. Et, honnêtement, d’un point de vue bien personnel, je pense que Québecor connait bien l’écosystème du milieu culturel à Québec. Je ne crois pas qu’ils fassent exprès de nuire à la dynamique du milieu.»

Mais, ajoute M. Gourdeau, tout dépend de l’orientation qui sera prise par la nouvelle direction artistique. «Québecor dit vouloir ‘‘bonifier’’ la programmation actuelle. Mais de quelle façon ?» La salle de spectacle du Capitole n’étant pas subventionnée par des fonds publics, M. Gourdeau précise que Québecor n’est pas tenu de conserver l’orientation artistique présentement mise de l’avant.

Jusqu’à tout récemment, Le Capitole offrait aux amateurs de culture de Québec une programmation axée sur la comédie musicale et les spectacles de danse. En plus des représentations de Roch Voisine et de Bruno Pelletier, Le Capitole devait notamment présenter, en 2020, Serge Fiori, seul ensemble, The Ultimate Queen Celebration ou encore le spectacle des gagnants et finalistes de l’émission de danse Révolution.

«Le créneau actuel du Capitole est un peu à la Broadway avec des comédies musicales qui sont présentées plusieurs soirs sur une longue période. C’est une offre qui est complémentaire aux autres salles», explique Marc Gourdeau.

Pour la pérennité du lieu

Avec la crise et le confinement qui s’atténuent peu à peu, M. Gourdeau voit d’un mauvais œil les nouvelles exigences auxquelles vont devoir faire face les artistes et les propriétaires de salles. «Le retour en salle ne sera pas facile. Il va y avoir des contraintes dans la salle, mais aussi sur scène. Sans rien enlever aux anciens propriétaires, je pense qu’un joueur comme Québecor, qui a les reins très solides, pourra facilement absorber le choc des prochains mois.»

Le Grand Théâtre de Québec et la Salle Albert-Rousseau n’ont pas donné suite aux demandes d’entrevue du Soleil.