Un tableau du parcours Où tu vas quand tu dors en marchant…

Pas de parcours de Où tu vas quand tu dors en marchant…? pendant le Sommet du G7

L’organisation du Sommet du G7 à La Malbaie les 8 et 9 juin prochains pousse le Carrefour international de théâtre à revoir quelque peu son calendrier. Généralement déployé sur trois fins de semaine, le populaire parcours déambulatoire Où tu vas quand tu dors en marchant…? sera cette année concentré sur deux semaines, pour éviter de se tenir en même temps que la rencontre des chefs d’État.

Alors que le «cœur» du Sommet sera installé au Manoir Richelieu, il a été convenu fin 2017 que le forum allait déborder de Charlevoix et que certains lieux de la capitale, notamment le Centre des congrès, allaient être mis à profit. Les organisateurs du Carrefour, qui poseront pour une deuxième année leur activité phare sur la colline parlementaire, ont ainsi voulu éviter que le parcours Où tu vas…? soit «dans les jambes» du Sommet… ou compromis par d’éventuelles manifestations.

«On a discuté avec les gens du Bureau des grands événements, qui ont trouvé que c’était prudent. Est-ce que c’est excessivement prudent? Si c’est le cas, tant mieux. Ça voudra dire que tout a bien été», observe la directrice générale du Carrefour, Dominique Violette, évoquant notamment des questions de sécurité et le risque de débordements. 

«Je ne suis pas dans le secret des dieux et je n’ai pas de boule de cristal, mais on le sait, dans l’actualité, chaque fois qu’il y a des événements comme ça, il peut y avoir des situations qui ne sont pas nécessairement très agréables. On ne veut pas se retrouver là-dedans. Juste augmenter la sécurité, par exemple, pour protéger l’équipement, c’est une facture incroyable. Ç’a été un choix rationnel», explique Mme Violette. Celle-ci souligne qu’Où tu vas…? mobilise chaque soir environ 200 personnes et ne peut se déplacer «sur un trente sous» en cas d’imprévu.


Est-ce que c’est excessivement prudent? Si c’est le cas, tant mieux. Ça voudra dire que tout a bien été
La directrice générale du Carrefour, Dominique Violette

Où tu vas quand tu dors en marchant…? sera donc présenté du 23 au 27 mai, puis du 31 mai au 3 juin. Les cinq tableaux créés l’an dernier revivront dans la cour intérieure de l’édifice Marie-Guyart, sur la rue Jacques-Parizeau, sur la rue Louis-Alexandre-Taschereau, sur la promenade des Premiers-Ministres et au parc de l’Amérique-Française.

Le 19e Carrefour international de théâtre aura lieu du 22 mai au 8 juin.

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DES TAUPES ET DES MAINS

Le cinéaste Jaco Van Dormael, la chorégraphe Michèle Anne De Mey et le collectif Kiss and Cry renoueront avec Québec avec Cold Blood.

À moins de quatre mois de sa 19e présentation, le Carrefour international de théâtre commence à annoncer ses couleurs. Deux spectacles de sa programmation ont été dévoilés mardi, mettant la table pour le retour de créateurs qui se sont déjà illustrés au festival.

Dans un premier temps, la fin mai donnera lieu à des retrouvailles avec le Français Philippe Quesne, qui avait présenté L’effet de Serge au Carrefour en 2010. Cette fois, le metteur en scène et scénographe revient avec La nuit des taupes, singulière proposition sans dialogue mettant en vedette, comme son titre l’indique, une bande de mammifères fouisseurs interprétés par des acteurs vêtus de costumes de fourrure.

«C’est sept taupes géantes qui déboulent sur scène comme si elles avaient creusé leur galerie jusqu’à nous», résume la directrice artistique du Carrefour, Marie Gignac, décrivant lesdites bêtes comme «irrésistibles, sympathiques et drôles» et le spectacle lui-même comme un hommage aux cultures underground. «C’est apaisant et énergisant. Et je vous dis qu’à la fin, ça rocke!» lance-t-elle.

Le spectacle sera présenté les 30 et 31 mai à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre.

En clôture

En clôture de festival, le cinéaste belge Jaco Van Dormael, la chorégraphe Michèle Anne De Mey et le collectif Kiss and Cry renoueront avec les planches de Québec avec Cold Blood, une deuxième présence au Carrefour après Kiss & Cry en 2014.

Encore une fois, nous aurons affaire à du cinéma en direct. «On est témoin du making-of et les images sont projetées simultanément sur un écran en fond de scène», avance Marie Gignac pour décrire ces films «uniques, éphémères, construits à chacune des représentations» et dont les personnages sont interprétés par des mains. 

«Tout ça est d’une grande ingéniosité, d’une grande virtuosité, ajoute Mme Gignac. C’est rodé à la perfection.»

Brodé autour du thème de la mort, Cold Blood sera présenté les 7 et 8 juin à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre.

Les billets pour ces deux spectacles sont en vente sur le réseau Billetech. La programmation complète du Carrefour international de théâtre sera dévoilée le 18 avril.