Marc-Antoine Malo et Anne-Marie Olivier, directeurs du Trident
Marc-Antoine Malo et Anne-Marie Olivier, directeurs du Trident

Le Trident retrouve son public avec quatre pièces

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
Après avoir été freiné par la pandémie de COVID-19, le Trident se prépare pour ses retrouvailles avec son public. Quatre œuvres se déploieront en septembre au Grand Théâtre. Des pièces chargées d’histoire, mais aussi bien ancrées dans l’actualité. Le Trident a 50 ans. Il l’assume dans sa jeunesse et dans sa mémoire.

Après un printemps et un été de confinement, le Trident nous revient en solo. Quatre spectacles seront présentés dès le 22 septembre. Deux classiques, deux propositions plus contemporaines. Et un seul acteur sur scène dans chaque proposition. 

En suivant les consignes sanitaires, l’équipe du Trident s’est assurée de pouvoir célébrer ses 50 ans. 

«On se disait : “On a 50 ans! Ce n’est pas vrai qu’on ne le fêtera pas.” C’est gros, 50 ans. Comme on a la mémoire courte en théâtre à cause du côté éphémère de la chose, on se dit que c’est important», observe la directrice artistique du Trident, Anne-Marie Olivier.

En pleine pandémie, l’équipe a mis sur la glace une programmation élaborée depuis trois ans. COVID oblige, la compagnie, qui se donne pour mission de faire travailler le plus possible la sphère théâtrale de Québec, s’est ajustée.

Au lieu de productions à grand déploiement, on aura droit à des têtes à tête.

Avec La Sagouine d’Antonine Maillet, portée pour la première fois par Lorraine Côté, ça se passera dans la salle Octave-Crémazie dès 20h.

«Ce texte-là, je le connaissais, mais je ne me souvenais pas à quel point il était intelligent, engagé, drôle, touchant. Les gens se font une idée de ce que c’est. Moi, c’est une œuvre qui m’aide à vivre, vraiment. Elle parle du sens de la vie, de ce qu’il y a avant nous, de ce qu’il y a après nous.», explique Anne-Marie Olivier.

Plus tôt, les spectateurs auront l’occasion d’assister à Exercices de style de Raymond Queneau, mis en scène par Marie-Josée Bastien et interprété par Jonathan Gagnon.

À la même heure, mais cette fois dans la salle de répétition John-Applin, c’est Ce qu’on respire sur Tatouine de Jean-Christophe Réhel qui sera présenté devant 50 spectateurs, dans une adaptation et une mise en scène d’Olivier Arteau, avec Marc-Antoine Marceau.

«C’est tellement un roman que j’ai aimé. Je ne voulais pas le finir trop vite, je le voyais diminuer», décrit Anne-Marie Olivier.

Dans la cour intérieure du Conservatoire de musique de Québec, le spectacle Les barbelés, d’Annick Lefebvre, mis en scène par Amélie Bergeron avec Mélissa Merlo, aura lieu à 20h.