Les usagers du parc linéaire de la Rivière-Saint-Charles peuvent voir les artistes, techniciens et bénévoles préparer les installations du parcours artistique.

Le parcours «Où tu vas quand tu dors en marchant...?» fait son lit [PHOTOS]

Jusqu’à mercredi, ça fourmillera de gens près de la rivière Saint-Charles, alors qu’une soixantaine de techniciens et plusieurs bénévoles mettent sur pieds les installations du parcours théâtral «Où tu vas quand tu dors en marchant…?».

Le coordonnateur artistique Alexandre Fecteau rappelle aux automobilistes et aux usagers de la piste cyclable de faire preuve de vigilance, et de respecter les indications de sécurité.

Lundi était le début officiel du montage des installations pour les cinq nouveaux tableaux du parcours théâtral. Et même si le développement artistique est une paire de manches, le côté technique n’est pas à négliger.

«Il n’y a que des contraintes, les artistes ne font que s’adapter. Au départ, on leur dit de rêver grand. Après ça, les contraintes entrent, et ce, jusqu’au soir de la première présentation. Le processus créatif fait qu’au fur et à mesure que tu intègres les contraintes, et que tu essaies de conserver ton idée, tu comprends de plus en plus l’essence de ton idée, tu t’accroches aux choses vraiment importantes», indique M. Fecteau. 

La pluie ralentit un peu l’installation, mais tout sera prêt pour jeudi.

Lors des deux dernières années sur la colline Parlementaire, il se rappelle que l’une des principales contraintes des installations était la présence de voisins. Il fallait s’en soucier, puisque le parcours passait quasiment sur leur terrain. Cette année, la rivière représente un défi particulier.

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«Elle vient avec ses contraintes elle aussi! Ce n’est pas une histoire de propriétaires, mais de ministère et de l’environnement... Au début, on voulait davantage mettre l’installation en plein milieu de la rivière, mais on n’a pas trouvé une façon avec le ministère des Transports pour que ça fonctionne. Aussi, il ne faut pas la polluer, et la qualité est loin d’être garantie donc personne ne doit se retrouver dans l’eau. Quand on décide de déplacer une installation, on doit la repenser. Mais c’est ce qui fait qu’à la fin, elle est parfaite», indique aussi le coordonnateur artistique.

«Où tu vas quand tu dors en marchant…?» est présenté en continu entre 21h et 23h les jeudis, vendredis et samedis du 23 mai au 8 juin.

Gros travail de préparation

Lorsque vient le temps d’assembler toutes les pièces fabriquées séparément dans les ateliers, une préparation est nécessaire pour que le tout se déroule, peu importe la température. Le groupe d’organisateurs a un horaire à respecter. 

«On doit installer les décors, le son, les éclairages... On a de l’électricité, il faut en avoir assez pour notre éclairage et nos machines de son, puis s’assurer que tout soit fonctionnel et sécuritaire. De tous les points de vue, tout va évoluer. Nous les artistes, on rêve gros et les collègues du côté technique nous ramènent sur terre», ajoute M. Fecteau.

Les tableaux sont adaptés pour que tout fonctionne bon temps mauvais temps.

Les tableaux sont adaptés pour que tout fonctionne bon temps mauvais temps. 

«La pluie, ça ralentit un peu et c’est dur pour le moral, mais sinon tout se fait. Il y a même des costumes adaptés pour la température, tout est prévu», assure M. Fecteau.

Mercredi soir se déroulera la prestation générale des tableaux devant un public test, puis Où tu vas quand tu dors en marchant…? est présenté en continu entre 21h et 23h les jeudis, vendredis et samedis du 23 mai au 8 juin. Les cinq tableaux prendront vie entre le pont Lavigueur et la passerelle des Trois-Sœurs.

Les cinq tableaux prendront vie entre le pont Lavigueur et la passerelle des Trois-Sœurs.