La pièce <em>Les Plouffe </em>a retenu l'attention du jury des Prix Théâtre dans trois catégories. 
La pièce <em>Les Plouffe </em>a retenu l'attention du jury des Prix Théâtre dans trois catégories. 

La pièce Les Plouffe rafle trois Prix Théâtre

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
Avec des récompenses décernées au comédien Jean-Michel Girouard, à la metteure en scène Maryse Lapierre et au concepteur de costumes Sébastien Dionne, la pièce Les Plouffe, présentée au Trident l’hiver dernier, s’est illustrée mardi soir à la remise des Prix Théâtre, qui soulignent le travail des artisans animant les planches de la capitale.

Pour son interprétation de Napoléon Plouffe, Girouard a été déclaré meilleur acteur de soutien de la dernière saison. Le jury a été «conquis par [sa] performance mémorable, sa sensibilité à fleur de peau et sa capacité à nous faire passer sans crier gare du rire aux larmes», ont fait savoir les organisateurs.

Le travail à la mise en scène de Maryse Lapierre dans cette adaptation par Isabelle Hubert du classique de Roger Lemelin a également été salué pour sa «transposition ingénieuse et débordante d’humanité».

De son côté, le concepteur Sébastien Dionne s’est démarqué pour ses costumes qui n’ont «rien laissé au hasard pour donner à l’ensemble des tableaux une remarquable justesse, tant en regard de l’époque que des particularités des très nombreux personnages», a-t-il été noté. 

Le prix Paul-Hébert à Hugues Frenette

Hugues Frenette et la distribution de <em>Lentement la beauté</em>

Le prix Paul-Hébert, récompensant l’interprète s’étant démarqué dans un premier rôle, a été remis à Hugues Frenette pour son rôle de L’Homme dans Lentement la beauté, pièce reprise à La Bordée en septembre 2019, 15 ans après sa création. La finesse de son travail «tout en retenue» a notamment été soulignée par le jury. 

Laurence Champagne, Christian Michaud et Marie-Josée Bastien dans <em>Roméo et Juliette</em>

Le prix Nicky-Roy, remis à un acteur ou une actrice en début de carrière, est allé à Laurence Champagne pour son interprétation de Juliette dans le classique de Shakespeare Roméo et Juliette, adapté par Rébecca Déraspe et présenté au Trident ce printemps. Le spectacle a malheureusement dû être annulé après une poignée de représentations quand la COVID-19 a provoqué la fermeture des salles de spectacles. L’assurance de la comédienne «à incarner une des plus mythiques amoureuses de l’histoire du théâtre» a notamment été citée par le jury. 

La pièce <em>Nikki ne mourra pas</em> de Laura Amar

La plume de Laura Amar lui a valu le prix du meilleur texte original pour sa pièce Nikki ne mourra pas, qu’on a pu voir à Premier Acte en novembre 2019. Son «univers dramatique foisonnant qui donne par moments dans la symbolique onirique et qui offre aux interprètes des personnages inspirants» a retenu l’attention du jury.

Décor, chorégraphies et musique

Le décor signé par Véronique Bertrand pour la pièce <em>Rouge</em> a été récompensé.

Campée dans l’atelier du peintre Mark Rothko, la pièce Rouge de John Logan s’est aussi fait couper les ailes par la pandémie à La Bordée. L’équipe des Prix Théâtre a souhaité récompenser le travail de la conceptrice du décor du spectacle, Véronique Bertrand, pour son «esthétisme», son «souci du réalisme et un fort sens de l’organisation spatiale. 

Le danseur Fabien Piché a interprété les chorégraphies d'Alan Lake dans <em>La duchesse de Langeais</em> au Trident. L'auteur-compositeur-interprète Keith Kouna était aussi du spectacle. 

Au Trident, Alan Lake a été salué pour les chorégraphies qu’il a imaginées dans la pièce La duchesse de Langeais de Michel Tremblay, présentée l’automne dernier. Rappelons que dans cette mise en scène de Marie-Hélène Gendreau, le danseur Fabien Piché côtoyait le monologue de l’acteur Jacques Leblanc, suggérant tant une version plus jeune du personnage d’Édouard que son amant perdu. 

Les musiciens Josué Beaucage et Steve Hamel à l'œuvre dans <em>Le cercle de craie caucasien</em>. 

Au cœur d’un spectacle qui traitait la musique comme un personnage à part entière, Josué Beaucage a eu droit à tout un terrain de jeu dans la mise en scène d’Olivier Normand du classique de Bertolt Brecht Le cercle de craie caucasien qu’on a pu voir au Trident l’automne dernier. Accompagné du percussionniste Steve Hamel et s’activant derrière une imposante machine (un synthétiseur modulaire, nous a-t-on indiqué), Beaucage a livré live sur les planches une «trame musicale vive et puissante» qui lui a valu le prix Bernard-Bonnier, mardi.