Dans <em>La grande étude</em>, les clowns utilisent une panoplie d’accessoires pour devenir de formidables bruiteurs et musiciens.
Dans <em>La grande étude</em>, les clowns utilisent une panoplie d’accessoires pour devenir de formidables bruiteurs et musiciens.

La grande étude: à l’orchestre des clowns

CRITIQUE / Pendant que les tout-petits font relâche, les clowns sont en session d’examen ces jours-ci aux Gros Becs dans La grande étude, rigolo théâtre musical qui, comme on a pu le constater mardi, a passé l’épreuve du temps.

D’abord proposé par le Théâtre à Tempo en animation de rue, le spectacle La grande étude a fait du chemin depuis sa création en 2008, dans le contexte des Fêtes du 400e anniversaire de la ville de Québec. À ce jour, quelque 50 000 curieux ont pu assister aux prouesses musicales et de bruitage de ces cinq joyeux lurons.

<em>La grande étude</em>

Le spectacle s’ouvre sur l’entrée en scène de deux scientifiques (Mathieu Rancourt et Sylvain Neault) vêtus de sarraus. L’un maniera la contrebasse, l’autre le violon à pavillon. Ils ont pour mission de faire passer un test d’«hypersensibilité sonore» à trois colorés personnages plus ou moins maladroits (Benoit Lemay, Olivier Forest et Geneviève Kérouac), qui s’avèreront de formidables bruiteurs et musiciens. Au fil d’un examen en plusieurs parties, une panoplie d’accessoires serviront à créer une trame mélodique ou des ambiances sonores, quand ce n’est pas les corps eux-mêmes qui deviendront instruments.

Entre les prestations clownesques efficaces et une surprenante partition musicale — les segments plus percussifs sur casseroles ou créés à l’aide de bâtons ont particulièrement fait mouche, mardi — La grande étude a de quoi dérider son jeune public et à tout le moins lui donner envie de taper du pied.

Destiné à un public âgé de 6 à 12 ans, le spectacle La grande étude est présenté jusqu’au 8 mars au théâtre jeunesse Les Gros Becs.