La murale photographique <em>Foule</em> à La Bordée.
La murale photographique <em>Foule</em> à La Bordée.

Foule s'illumine à La Bordée

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
C’était prévu avant le confinement. Et le reconfinement. Le projet Foule du duo Atwood  prend maintenant une dimension particulière en ces temps de pandémie, en conviant tout un rassemblement photographique sur le mur arrière du théâtre de La Bordée.

Pas de distanciation physique, ici, du moins sur la toile. Ils sont une vingtaine à se partager l’immense surface de projection. Ils viennent de plusieurs horizons, mais ils ont en commun d’habiter le centre-ville de Québec. Les voilà réunis dans une mosaïque mettant en exergue la diversité du quartier et quelques œuvres marquantes qu’on a pu voir sur les planches de La Bordée.

La murale est signée Atwood, un duo de photographes (en autres…) formé par Éric LeBlanc et Jean-François Bolduc. Elle se déploiera pendant huit mois dans le quartier Saint-Roch, au coin de Dorchester et Charest. On y voit des visages qu’on aimerait mieux connaître. Le tout est associé à une plateforme Web qui donne l’occasion de découvrir qui sont ces citoyens qui se sont prêtés au jeu, sous la plume d’Éric LeBlanc.

Pour Jean-François Bolduc, l’expérience en a d’abord été une de rencontres. Le photographe évoque des discussions qui ont parfois duré plusieurs heures. La photo, elle, a été prise en un instant. «Le but était de montrer la personne sous son vrai jour. Je ne voulais pas qu’ils posent ou soient conscients de leur image.»

La murale Foule sera projetée sur le mur arrière de La Bordée jusqu’au 15 mai.