À l’initiative de Michel Nadeau, directeur artistique de La Bordée, une vingtaine d’étudiants du secondaire et du cégep se réunissent pour échanger avec les professionnels du milieu du théâtre. Ici, Les échanges étaient vifs avant la première de la pièce J’aime Hydro.

Des étudiants dans les coulisses de La Bordée

Ils sont une vingtaine d’étudiants du secondaire et du cégep, ils sont mordus de théâtre et ils profitent cette année d’un accès privilégié aux coulisses d’un établissement théâtral de la capitale. À l’initiative du directeur artistique Michel Nadeau, La Bordée peut désormais compter sur un groupe de jeunes ambassadeurs plutôt dégourdis.

Dans la salle de répétition de La Bordée, mardi soir, une dizaine de jeunes se sont installés au milieu du décor de la pièce Mme G, qui prendra l’affiche en janvier. À quelques minutes de la première du spectacle J’aime Hydro, ils sont là pour discuter avec Michel Nadeau, comme ils le font depuis le début de la saison. Cette fois, des membres de la compagnie Porte Parole, qui coproduit la pièce, sont également sur place pour alimenter les débats. Qu’est-ce que représente pour eux Hydro-Québec? Qu’est-ce que le théâtre documentaire? D’où est venue l’idée de créer un spectacle autour d’une société d’État? Les échanges sont vifs entre les professionnels du milieu du théâtre et les étudiants qui en sont passionnés. Et c’est justement ce que souhaitait Michel Nadeau en créant ce Club des jeunes ambassadeurs. 

«Moi, quand j’avais 15 ans, j’ai découvert le théâtre et ç’a changé ma vie. Je voulais que des jeunes puissent avoir cette opportunité-là», résume le directeur artistique. Dix-huit étudiants de six écoles secondaires et trois cégeps se réunissent ainsi lors des avant-premières pour assister au spectacle, mais aussi pour découvrir ce qui se passe en coulisses. 

«Ils sont très allumés et on voit, d’une pièce à l’autre, qu’ils ont plus de choses à dire, observe Michel Nadeau. À un moment donné, on va avoir un rapport un peu plus critique avec les pièces. On va interroger.»

Juste avant la première de J’aime Hydro, Sophie Belleau, qui étudie au Cégep Limoilou, s’est dite contente d’avoir pu se familiariser avec le concept du théâtre documentaire. «J’ai trouvé intéressant d’avoir un aperçu de quoi ça allait avoir l’air avant de me jeter dans ce spectacle de quatre heures. C’était le fun d’avoir un mot des gens qui l’ont créé», avance-t-elle. 

Guillaume Laperrière, du Juvénat Notre-Dame, alimente de son côté un podcast avec les rencontres auxquelles il participe à La Bordée. Et alors qu’il s’apprête à vivre sa première expérience théâtrale, il dit prendre des notes lors de ses échanges avec des pros. «J’apprends ce que c’est vraiment de monter une pièce de théâtre, quel en est le procédé», évoque-t-il.

Même son de cloche auprès de Mariam Palud de l’École Marcelle-Malette, qui dit apprécier l’accès privilégié dont elle peut profiter. «On reçoit plein d’informations qu’on n’aurait pas eues comme spectateur en temps normal, explique-t-elle. On rencontre aussi d’autres jeunes avec notre passion et je trouve ça vraiment bien.»