Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, s’exprimant jeudi à la radio France-Inter, s’est inquiété de la montée du racisme en France, mais a critiqué les groupes d’extrême gauche pour avoir alimenté le débat et «une certaine violence au nom de l’antiracisme».

Débat sur le «blackface» en France après l’annulation d’une pièce à la Sorbonne

PARIS — La France est aux prises avec sa propre version d’un scandale de «blackface», après que des militants eurent empêché la tenue d’une représentation théâtrale à la Sorbonne, à Paris, dans laquelle des acteurs portent des masques noirs.

Lundi, quatre groupes de défense des droits des Noirs ont manifesté contre le spectacle Les Suppliantes du dramaturge grec Eschyle, affirmant que les masques font la promotion de stéréotypes racistes.

La Sorbonne a qualifié le geste d’»atteinte très grave et totalement injustifiée à la liberté de création» et le gouvernement centriste du président français Emmanuel Macron a pris le parti de l’université.

Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, s’exprimant jeudi à la radio France-Inter, s’est inquiété de la montée du racisme en France, mais a critiqué les groupes d’extrême gauche pour avoir alimenté le débat et «une certaine violence au nom de l’antiracisme».

Le groupe militant CRAN a publié jeudi une déclaration dans laquelle il exhorte les autorités françaises à lancer une «réflexion commune sur le blackface» afin d’éviter de futures tensions.