Théâtre

Le Périscope retrouve son théâtre

Après neuf mois de galère pour présenter ses spectacles alors que son bâtiment était en rénovation, l’équipe du Périscope a enfin pu retrouver son domicile. C’est donc dans un théâtre rajeuni et bien solide que les 12 pièces de la saison 2018-2018 ont été dévoilées mercredi.

Le Périscope pensait profiter de la pause estivale, l’an dernier, pour s’offrir une cure de jeunesse et accueillir à l’automne ses spectateurs dans un édifice revampé. La découverte d’un problème structural sur son bâtiment a compliqué les choses pour l’équipe, qui a finalement été contrainte de relocaliser ses pièces aux quatre coins de la ville : entre l’Université Laval et le Centre des Congrès, le Conservatoire, les Gros Becs et la Caserne Dalhousie. 

«Ç’a été une année éprouvante», confirme la directrice générale du Périscope, Marie-Ève Dumont, qui se réjouit néanmoins du soutien obtenu pendant les derniers mois. «On est très heureux du public qui nous a suivis de façon extraordinaire, ajoute-t-elle. On a eu un taux d’occupation de 78 %, ce qui est incroyable.»

Théâtre

Carrefour international de théâtre: avoir les moyens de ses ambitions

Si le Carrefour international de théâtre vient tout juste de se terminer, ses directrices Dominique Violette et Marie Gignac ont déjà les deux mains dans le prochain. Alors que le festival en sera à sa 20e présentation en 2019 et que son activité phare, le spectacle déambulatoire «Où tu vas quand tu dors en marchant…?» aura 10 ans, les patronnes voient grand. Reste à savoir si elles auront les moyens de leurs ambitions.

Le 19e Carrefour s’est terminé vendredi dernier, après 18 jours de théâtre en salles — un taux d’occupation de 79 % a été atteint — et dans les rues. Toujours populaire, le parcours Où tu vas…? a une nouvelle fois fait courir les foules sur la colline Parlementaire, tandis que la Parade des taupes du Français Philippe Quesne a causé la surprise sur l’avenue Cartier. 

La directrice générale, Dominique Violette, et la directrice artistique, Marie Gignac, sont déjà au travail pour préparer le 20e Carrefour. Mais côté budget, elles sont toujours dans le flou. 

Une première incertitude accompagne Où tu vas…?, dont le financement n’a pas été confirmé par la Ville. Rappelons qu’en 2014, l’administration Labeaume avait octroyé une enveloppe de 3,6 millions $ au Carrefour pour la présentation jusqu’en 2018 du parcours théâtral, renouvelé aux deux ans. 

«On a déposé un projet en février, on a proposé de reprendre pour quatre autres années, note Mme Violette. La balle est dans le camp de la Ville. Moi, je reste disponible pour retravailler au besoin. C’est sûr qu’eux, ils ont tout un processus décisionnel. Il faut que ça suive son cours. Ça reste un projet et un contrat important. Mais c’est certain qu’on espère avoir une réponse assez bientôt, parce qu’il faut se mettre au travail.»

Mine de rien, le temps presse pour l’équipe de création, qui espère pouvoir déterminer les lieux qui seront investis avant qu’ils ne soient recouverts de neige. Et si Marie Gignac et le coordonnateur d’Où tu vas…?, Alexandre Fecteau, ont déjà commencé à cogiter, la subvention de la Ville est impérative pour envisager le retour du parcours. 

«Pour nous, c’est une commande, avance Dominique Violette. Si la Ville n’en veut pas, on ne le fait plus. On ne peut pas financer un projet d’une telle envergure en prenant un petit bout ici et un petit  bout là comme on fait pour le festival…» 

Grandes formes

Un autre point d’interrogation accompagne le budget du Carrefour lui-même. «Notre financement stagne depuis plusieurs années», rappelle Marie Gignac, qui a déjà monté la programmation internationale du 20e Carrefour. «On a de beaux projets. On espère qu’on va être capable de les réaliser», ajoute-t-elle. 

L’an dernier, le festival a puisé dans ses réserves, notamment pour présenter dans la grande salle Louis-Fréchette l’ambitieuse pièce Des arbres à abattre du metteur en scène polonais Krystian Lupa. «Ça faisait quelques années qu’on était toujours en train de rapetisser, observe Dominique Violette. Ça ne nuit pas nécessairement à la qualité, mais il reste que le public d’un festival aime ça voir de grandes œuvres.» 

Selon la directrice générale, cette préoccupation fait partie de la mission d’un événement comme le Carrefour. «Ça reste très fondamental, tranche-t-elle. On peut avoir une belle grande diversité de formes, mais il reste que présenter des spectacles d’envergure, c’est le grand défi. Au Festival Transamériques [de Montréal], ils ont dit s’inquiéter de leur capacité à intégrer de grandes formes dans leur programmation. Pour nous, c’est pareil.»

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Théâtre

«Fuck Trump»: une ovation pour De Niro aux Tony Awards

NEW YORK - La vedette de Hollywood Robert De Niro s’est attiré une ovation debout dimanche soir lors de la cérémonie de remise des Tony Awards à New York en s’écriant «Fuck Trump!» («J’emmerde Trump!») le poing levé sur scène.

L’acteur de 74 ans a prononcé cette amabilité à l’égard du président américain au moment de décerner à la légende du rock Bruce Springsteen un de ces prix, les plus prestigieux dans le monde du théâtre aux États-Unis.

«Je vais dire une chose: Fuck Trump!» s’est exclamé l’acteur en levant le poing, déclenchant un délire parmi les spectateurs du Radio City Music Hall de New York qui se sont levés pour l’acclamer.

«Maintenant ce n’est plus: à bas Trump. C’est: fuck Trump!» a-t-il insisté en appelant les électeurs à voter lors des élections de mi-mandat en novembre prochain.

La chaîne de télévision CBS, qui retransmettait l’événement avec un différé de quelques secondes, s’est empressée de couper ce passage in extremis.

Robert De Niro n’en est pas à premier son coup d’essai contre Donald Trump. En 2016, l’acteur new-yorkais avait affirmé que celui qui n’était alors que candidat à la présidence américaine était un «idiot», «totalement cinglé» et d’une «stupidité sans excuse».

«Il aimerait coller son poing dans la gueule des gens? C’est moi qui aimerais lui coller mon poing dans la gueule!» avait également lancé De Niro, en référence à une menace proférée par Trump contre les protestataires qui perturbaient ses réunions électorales. Puis, en 2017, il avait qualifié le gouvernement Trump de «comédie tragique et crétine».

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Théâtre

«Le Wild West Show de Gabriel Dumont»: un pavé dans la mare lisse de l’histoire

CRITIQUE / Entre les récits aseptisés des livres scolaires et celui, bouffon et décalé, du Wild West Show de Gabriel Dumont, il y a un fossé insurmontable. Loin d’être parfaite, cette version «à la Buffalo Bill» des pauvres, feu roulant d’anachronismes et de clichés assumés, a toutefois le mérite de révéler les absurdités tapies dans l’histoire canadienne.

«Bienvenue sur le territoire traditionnel des Wendats, des Innus… et des Nordiques», lance Jean-Marc Dalpé pour ouvrir le spectacle, donnant déjà le ton. Alexis Martin et lui seront les maîtres de cérémonie d’un tour de piste (orchestré avec Yvette Nolan) inspiré des Wild West Shows de Buffalo Bill, divertissement à grand déploiement mêlant vaudeville, cirque, rodéo et numéros d’actualité.

Théâtre

Manifs du G7: le Grand Théâtre fermé

Les manifestations anti-G7 prévues sur la colline Parlementaire forcent la direction du Grand Théâtre à fermer ses portes jusqu’à lundi «pour des raisons logistiques», entraînant du même coup l’annulation des deux dernières représentations du spectacle multimédia «Cold Blood», offertes dans le cadre du Carrefour international de théâtre.

C’est avec beaucoup de déception que la directrice générale du Carrefour, Dominique Violette, a appris la décision jeudi. «C’est une journée de deuil», laisse-t-elle tomber, dépitée, au bout du fil.

Présenté une première fois mercredi soir, Cold Blood avait littéralement conquis la foule par son ingéniosité et ses trouvailles visuelles. Le spectacle, qui allie théâtre d’objet, danse et cinéma en direct, est une création de la chorégraphe Michèle Anne De Mey, du réalisateur Jaco Van Dormael et du collectif Kiss and Cry.

Il est impossible pour les huit artistes belges de reprendre le spectacle la semaine prochaine. «Il n’y avait pas de jeu. Ils sont en tournée depuis un moment. Ils vont rester avec nous jusqu’à samedi après-midi avant de reprendre l’avion. Ils sont terriblement tristes. Ils ont été vraiment enchantés par l’accueil reçu jeudi soir. Ils voulaient vraiment continuer à donner le meilleur d’eux-mêmes.»

À l’issue de la première, soulignée par des critiques dithyrambiques, les billets se faisaient de plus en plus rares pour les deux dernières séances. «On s’attendait à avoir des salles pleines», explique Mme Violette.

Les détenteurs de billets seront contactés par l’équipe du Carrefour et pourront obtenir un remboursement à compter de lundi. Ceux qui ont procédé à l’achat en ligne ou par téléphone directement au Grand Théâtre seront remboursés automatiquement selon le mode de paiement utilisé.

Le G7 avait déjà eu un impact sur les activités du Carrefour, alors que le spectacle Où tu vas quand tu dors en marchant…? avait été présenté sur deux fins de semaines au lieu de trois.

Théâtre

«Cold Blood» à deux doigts de la perfection

CRITIQUE / La mort, c’est plein de vie dedans. Cette réflexion existentielle de Félix Leclerc s’applique à merveille à «Cold Blood», magnifique et envoûtant spectacle né de l’imagination de la chorégraphe Michèle Anne De Mey, du réalisateur Jaco Van Dormael et du Collectif Kiss and Cry.

Ce tour de force à la puissance dix, alliage ensorcelant de théâtre d’objet, de danse et de cinéma, se décline en sept tableaux représentant autant de morts. Des morts souvent absurdes, comme peut l’être parfois la vie.

Or, et c’est là toute l’originalité de cette proposition venue de Belgique, les personnages sont représentés uniquement par les doigts et les mains des membres de la troupe, huit au total, qui s’activent dans l’ombre, alors que, autre éclair de génie, chaque tableau est filmé en direct, dans des micros décors, et projeté sur un grand écran surélevé.

Un film éphémère, en somme, qui se construit en direct sous nos yeux et où le spectateur a l’impression de découvrir l’envers du décor. Drôlement astucieux.

Portée par la voix de Van Dormael (réalisateur de Toto le héros et de Mr. Nobody), qui reprend de touchants textes de Thomas Gunzig, la magie opère pendant une heure quinze. D’un décor lilliputien à un autre, déplacé sur roulettes et filmé par deux caméras qui se passent le relais, les doigts deviennent successivement les acteurs de tranches de vie avec la mort qui attend au détour.

Les doigts et les mains se font danseurs à claquettes dans un film hollywoodien, nageuses synchronisées s’exécutant sur Moonlight Bay de Doris Day, ou improbable victime d’une noyade dans un… lave-auto.

Sur le Boléro de Ravel, un index et un majeur, puis deux mains, imitent Jorge Donn dans Les uns et les autres, avec une caméra panoramique qui vient briser le quatrième mur, ouf! Puis, sur Space Oddity, de David Bowie, une fusée décolle avec un astronaute en route pour une «mort dépressurisée», re-ouf!

Objet unique

Cold Blood est un objet unique, éblouissant de trouvailles visuelles qui se succèdent pour notre plus grand bonheur. Car le spectacle a beau parler de la mort, c’est de la vie dont il est question d’un bout à l’autre. De la vie dans ce qu’elle a de plus précieux, de cette vie qui peut disparaître d’un simple claquement de doigts, ou survivre à toutes les pandémies et à toutes les tragédies mais s’évanouir, une fois au CHSLD, à la suite d’une... intolérance à la purée. 

À l’issue de cette soirée magique, qui s’est conclue sur un ballet de mains kaléidoscopique ahurissant, la foule a réservé (avec raison) un triomphe à la troupe. À n’en pas douter, tous les spectateurs se souviendront longtemps de ce pur moment de grâce. Peut-être même jusque sur leur lit de mort...

Cold Blood est présenté à salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec jeudi et vendredi, à 19h30.

Théâtre

Prix du milieu théâtral: «une bête sur la lune» rafle trois prix

Comme l’an dernier, le milieu théâtral a profité du Carrefour international de théâtre pour récompenser les artistes qui se sont illustrés pendant la saison. Huit prix ont été décernés mercredi lors d’un 5 à 7 au Zinc, le café-bar du festival.

Le Trident et La Bordée raflent trois prix chacun, alors que Premier Acte et Les Gros Becs tirent leur épingle du jeu avec un prix chacun. Seul Le Périscope repart bredouille cette année. Les prix sont décernés par un jury de cinq personnes composé de pairs et de gens du public.

La pièce Une bête sur la lune, présentée à La Bordée, se démarque avec trois récompenses. Ariane Bellavance-Fafard remporte le prix Nicky-Roy (accordé à un jeune comédien qui pratique son art depuis moins de trois ans) pour son interprétation du personnage de Seta Tomasian. Pascal Robitalle remporte le prix Bernard-Bonnier pour l’environnement sonore, alors que Julie Morel est couronnée du Prix du Fonds du Théâtre du Vieux-Québec pour les costumes. 

Incendies, présentée au Trident, a permis à Marie-Josée Bastien de remporter le Prix de la meilleure mise en scène «pour sa direction d’acteur saisissante et pour sa vision renouvelée et personnelle de cette grande œuvre», a souligné le jury. Pour cette même pièce, Gabriel Fournier s’est vu attribuer le prix Janine-Angers (rôle de soutien) pour son interprétation de Nihad.

Jacques Leblanc repart avec le prix Paul-Hébert (premier rôle), pour son interprétation «d’une luminosité désarmante» du sombre et amer Salieri dans la pièce Amadeus, qui a clos la saison du Trident.

Le Prix Jacques-Pelletier (éclairages, vidéo, maquillages ou marionnettes) a été remis à Keven Dubois pour les éclairages et la vidéo de Hypo à Premier Acte. Le Prix Paul-Bussières (scénographie) a quant à lui été remis à Claudia Gendreau pour L’Hôpital des poupées, présenté au théâtre Les Gros Becs. Le jury a souligné sa conception d’«un espace ingénieux et ludique telle une boîte à surprise» pour cette adaptation d’Isabelle Hubert mise en scène par Jean-Philippe Joubert.

Les lauréats ont reçu un prix conçu par Vano Hotton ainsi que des bourses attribuées par Le Fonds Claude Robitaille, le Fonds Paul-Bussières et le Fonds du Théâtre du Vieux-Québec. 

Théâtre

«Non finito»: œuvre(s) à achever

CRITIQUE / Il faut une certaine discipline pour mener un projet à terme. Ou un peu de chance. L’une et l’autre peuvent manquer à l’appel dans nos vies souvent imprévisibles, qui vont vite, où la tentation de zapper est parfois forte. Avec «Non Finito», la compagnie montréalaise Système Kangourou offre à cinq personnes d’exorciser leurs œuvres inachevées. La rencontre a ses moments sympathiques, certes. Mais comme tous ces abandons qui y sont relatés, la proposition garde un côté inabouti qui nous laisse un peu sur notre faim.

Idéatrices de Non Finito, Anne-Marie Guilmaine signe la mise en scène et Claudine Robillard mène le jeu à la Caserne Dalhousie, dans le contexte du Carrefour international de théâtre. La pièce commence d’ailleurs dans une série d’aveux de la deuxième, qui met la table dans une suite d’anecdotes servies sur fond de diapositives avec beaucoup d’autodérision. Robillard égraine alors que ses photos défilent sur l’écran les ouvrages qu’elle a entamés, puis laissés en plan au fil des ans : un herbier, un roman, un projet de couture, des sports, la reconquête d’un ancien amoureux, un recueil de lettres pour sa fille à naître, l’apprentissage de la musique, l’ébauche d’une installation artistique… 

D’un abandon à l’autre, elle nous amène à ce qui la turlupine actuellement, soit une œuvre performative baptisée Faire de quoi de grand. Elle en a placé les premières pierres avec son collègue Jonathan Morier avant de bloquer. Comme si la succession d’inachèvements du passé avait tracé le chemin pour la suite. Et qu’il était maintenant temps de casser le moule. 

Preuve à l’appui, Claudine Robillard ouvre le rideau pour laisser découvrir une boîte de verre et son comédien en action à l’intérieur. Las de répéter toujours la même séquence sans connaître la suite, il quittera la salle en laissant sa collègue avec une grande question : «On va-tu en voir le bout de ce show-là?»

Claudine Robillard prendra alors le public à témoin. Sa présence la forcera à se compromettre, en somme. Et elle ne sera pas la seule à se faire, alors que des collaborateurs portant eux aussi des ambitions inachevées se joindront à elle pour alimenter la réflexion. Nouvel angle de vue, nouvelles expériences partagées, avec en toile de fond cette boîte de verre désormais remplie de fumée, qui se manifestera ponctuellement de menaçante manière pour faire écho à l’angoisse de la créatrice. Et pour rappeler qu’il faut parfois de l’aide pour que le brouillard se disperse…

Ratisser (trop) large

Entre l’échange de confidences, la conférence et l’œuvre parfois plus impressionniste, Non Finito joue avec l’espace de dynamique manière. On sent que l’équipe a voulu ratisser large dans un sujet quasi infini. Dans ce florilège de projets incomplets, les circonstances, motivations et degrés d’implication varient énormément. Et c’est là qu’on s’éparpille un peu. Difficile, par exemple, de mettre sur un pied d’égalité l’expérience d’un homme qui aurait voulu être une rock star (mais qui n’a jamais appris à jouer de sa guitare) avec celle d’un autre qui a sacrifié ses ambitions professionnelles pour émigrer dans un pays où il jouirait de plus de liberté. Un angle plus précis aurait sans doute décuplé la force de frappe, ici. 

Et quand vient le temps pour tout ce beau monde de concrétiser son projet sur scène, le résultat est aussi inégal. Une seule proposition — mettant à profit un spectateur — a vraiment fait mouche, mardi.

Le spectacle Non Finito est présenté de nouveau mercredi et jeudi à la Caserne Dalhousie.

Arts

Réjean Ducharme a légué ses droits d'auteur au TNM

MONTRÉAL — L'écrivain Réjean Ducharme, mort l'été dernier, a légué ses droits d'auteur au Théâtre du Nouveau Monde, qui veut maintenant le faire connaître à toute la francophonie.

Le romancier et dramaturge lègue au TNM «ses droits d'auteur et de parolier sur les oeuvres déjà publiées, jouées ou enregistrées, à l'exclusion de tous les autres écrits», indique mardi le théâtre montréalais.

Théâtre

«Cold Blood» ou la vie au bout des doigts

CARREFOUR DE THÉÂTRE / Connu surtout pour ses films traversés par un imaginaire débordant et une poésie évoquant la naïveté de l’enfance, Jaco Van Dormael est aussi un homme de scène, mais pas n’importe quel, on s’en doute. Sa production «Cold Blood», où des doigts et des mains font figure de personnages, dans une nanodanse filmée en direct sous les yeux des spectateurs, s’avère une proposition pour le moins déjantée, à l’image de son créateur.

Travaillant à nouveau avec la chorégraphe Michèle Anne De Mey, sa conjointe à la ville, et le collectif Kiss & Cry, dont le dernier spectacle a été joué dans une vingtaine de pays, le réalisateur belge trace un parallèle avec le cinéma pour mieux faire comprendre ce qui attend le spectateur.