Télévision

Un drame en prison pour la première série télé de Ben Stiller

CANNES — L’acteur américain Ben Stiller a présenté lundi sa première série télé en tant que réalisateur, «Escape at Dannemora», une histoire d’évasion de prison inspirée de faits réels, projetée en avant-première au marché de programmes audiovisuels Mipcom à Cannes.

La série de huit épisodes, de CBS Studio international, sera diffusée par la chaîne Showtime aux États-Unis le 18 novembre.

Au casting, de grands noms d’Hollywood comme Patricia Arquette, Benicio del Toro ou Paul Dano, et au scénario, Brett Johnson, qui a notamment travaillé sur la série multiprimée Mad Men.

Dans les paysages enneigés du nord de l’État de New York, Tilly Mitchell, employée dans une prison pour superviser un atelier de couture, va nouer une liaison avec deux détenus et les aider à s’évader.

«Ben a été très impliqué sur ce projet et y a consacré ces deux dernières années, en prêtant une grande attention au détail», a estimé le patron de Showtime, David Nevins.

«Ce qui m’a attiré dans cette histoire, c’est que c’est invraisemblable. Quand j’ai entendu comment ces deux types s’étaient échappés en 2015, avec des scies qu’on leur passait dans des steacks hachés congelés, on aurait dit une invention, mais c’est vraiment arrivé et ça s’est fini par la plus grande chasse à l’homme de l’histoire de New York», a raconté Ben Stiller, également producteur exécutif de la série.

Pour lui , le plus important était de reproduire l’écosystème de la prison, non seulement à l’intérieur mais aussi dans la ville et notamment de montrer son poids dans l’économie locale, poursuit-il.

Pour ajouter au réalisme, il a reçu l’aide de conseillers techniques de la prison et a eu accès à l’établissement pour le tournage.

Le format série lui a permis de développer les personnages: «Ça n’aurait pas été aussi intéressant en deux heures [format cinéma]. On a pu présenter un univers, développer le côté humain des protagonistes, ce qui permet de s’identifier à eux, et montrer comment la relation se construit», explique-t-il.

Plus connu pour ses rôles comiques (Marie a un je-ne-sais-quoi, La belle-famille), Ben Stiller a apprécié le passage au genre dramatique: «Ça ressemble aux films que je regardais plus jeune, des drames, mais avec un peu d’humour et des vrais personnages complexes. Je trouvais ça fascinant, c’est le genre de film que j’ai toujours voulu faire et l’opportunité s’est présenté», poursuit l’acteur de 52 ans.

Politique

Les libéraux ne boycottent plus Normandeau

L’émission de radio animée par Nathalie Normandeau n’est plus boudée par le Parti libéral du Québec. Le chef intérimaire Pierre Arcand s’est présenté mercredi au micro de l’ex-politicienne, une décision qu’il qualifie toutefois de «personnelle».

En entrevue sur les ondes de BLVD 102,1, Pierre Arcand a nié que son parti ait procédé à un boycottage officiel de l’émission de Mme Normandeau depuis deux ans. Il s’agissait plutôt de «stratégie» de communication de la part du PLQ, de choisir à quel endroit des entrevues avec des députés allaient être données.  

Mme Normandeau a qualifié «d’excellente nouvelle» la décision de M. Arcand, et espère que d’autres députés libéraux accepteront dorénavant ses invitations. Le chef intérimaire a expliqué à l’animatrice qu’il prenait la liberté de venir «parce que je vous connais depuis longtemps», tout en se gardant de garantir l’avenir. «Votre présence ici me rassure», a répondu Mme Normandeau, qui croit que c’est Philippe Couillard qui avait donné la directive à ses députés de ne pas se présenter à son micro. 

Depuis août 2016, tous les élus de l’Assemblée nationale ont boycotté son émission en raison des accusations criminelles qui pèsent contre elle. Une décision qu’elle n’a jamais comprise et digérée. 

«Mes accusations leur faisaient très peur, sans doute, mais je crois que les députés sont dans l’obligation de suivre le principe de présomption d’innocence. Je suis reconnue innocente jusqu’à preuve du contraire», raconte-t-elle en entrevue au Soleil. 

Déjà, l’ex-chef du PLQ Jean Charest lui avait donné une entrevue quelques jours avant le déclenchement de la campagne électorale, en août. Puis, Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire, avait brisé le boycottage en se présentant à son micro en début de campagne. 

Mme Normandeau espère que les élus des autres partis représentés à l’Assemblée nationale accepteront aussi de venir parler de politique avec elle en ondes, car elle dit ne pas se servir de son micro pour plaider sa cause. 

Pour la CAQ, il n’est pas question de changer d’idée. «Notre position demeure la même», indique Ewan Sauves, attaché de presse du cabinet du premier ministre élu. En 2016, François Legault avait soutenu qu’à partir du moment où Mme Normandeau est accusée de corruption, il ne voyait pas «comment elle peut avoir une crédibilité à questionner entre autres des politiciens». M. Legault disait croire que l’Unité permanente anticorruption (UPAC) avaient «des bonnes preuves» contre Mme Normandeau. 

Arrêtée par en 2016, Mme Normandeau fait face à des accusations de complot, de corruption, de fraude et d’abus de confiance. Son procès est pour le moment suspendu, jusqu’à la fin des procédures en Cour suprême sur les sources de la journaliste d’Enquête Marie-Maude Denis. 

Mme Normandeau, qui a été vice-première ministre du Québec sous Jean Charest, a quitté la politique en 2011. Elle a commencé sa carrière d’animatrice radio en 2015 au FM93. Renvoyée de cette station à la suite de son arrestation par l’UPAC, Mme Normandeau a par la suite retrouvé un micro à BLVD. 

Télévision

Première superhéroïne transgenre dans «Supergirl»

BANGOR — Une militante transgenre du Maine qui a obtenu gain de cause dans une poursuite pour pouvoir utiliser les toilettes des filles de son école interprétera une superhéroïne transgenre à la télévision américaine.

Le Bangor Daily News rapporte que Nicole Maines, 21 ans, participera à la saison 4 de la série Supergirl, diffusée sur la chaîne The CW, dimanche.

Télé et radio

Netflix investit un milliard de plus aux États-Unis

NEW YORK — Netflix va investir 1 milliard$ de plus aux États-Unis et y créer 1000 emplois supplémentaires par an dans les 10 prochaines années, ont indiqué lundi des élus de l’État du Nouveau-Mexique, où ces investissements seront effectués.

Le groupe a choisi cet état de l’Ouest du pays comme nouveau site de production, et est en train de boucler des négociations pour racheter un complexe de studios de cinéma, ABQ, ont indiqué la gouverneure Susana Martinez et le maire de la ville d’Albuquerque, Tim Keller.

Ce complexe servira à la production des séries Daybreak et Chambers, commandées récemment par la plateforme de streaming.

«Après des années d’efforts pour baisser les impôts et rendre le Nouveau-Mexique plus accueillant pour les entreprises, nous récoltons enfin des résultats incroyables», s’est réjouie Mme Martinez.

Pour attirer le géant du streaming, les autorités locales lui ont fait miroiter de nombreuses aides, dont des subventions publiques d’un montant total avoisinant les 15 millions$.

Netflix, qui compte plus de 130 millions d’abonnés à travers le monde, a déjà tourné certains de ses contenus originaux au Nouveau-Mexique, les séries Godless et Longmire notamment.

Le groupe a annoncé dernièrement installer son premier hub de production européen en Espagne.