télévision

Le CRTC permet à TVA d'acquérir Évasion et Zeste

OTTAWA - Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) permet au Groupe TVA d'agrandir son répertoire de chaînes spécialisées, avec l'acquisition d'Évasion et Zeste.

Dans une décision rendue lundi, le CRTC juge que la transaction «sert l'intérêt public et favorise l'atteinte des objectifs à l'égard du système canadien de radiodiffusion, énoncés dans la Loi sur la radiodiffusion».
Selon le CRTC, le groupe pourra faire «rayonner» ces chaînes et ainsi «favoriser la production d'émissions originales de langue française de qualité et la promotion du talent canadien».
Quant au facteur de la diversité des voix dans ce secteur, le CRTC estime que l'ajout de ces chaînes aux revenus modestes «ne changera pas de manière importante la position occupée par Québecor par rapport aux autres joueurs dans ce marché».
Le CRTC aurait refusé une transaction qui permettrait au groupe de dépasser le seuil de 45 pour cent qu'il s'est fixé dans sa politique de la diversité des voix, ajoute-t-on.
Le Groupe TVA devra remplir certaines conditions, notamment de conclure une entente avec Fonds des médias du Canada, Téléfilm Canada et le Fonds Québecor pour confirmer que les fonds «serviront à des fins de scénarisation et de développement de concepts de langue française».
Dans un communiqué, l'entreprise se réjouit de cette décision qui permettra de «diversifier encore davantage l'offre de contenus télévisuels».
«L'entreprise prévoit finaliser la transaction au cours des prochaines semaines, soit dès que les conditions d'approbation seront remplies», a-t-on précisé.
L'entreprise a annoncé en mai dernier l'acquisition des chaînes en vertu d'une entente avec Serdy Média et Serdy Vidéo.
Évasion, orientée vers les voyages et le tourisme, et Zeste, spécialisée dans la gastronomie, s'ajouteront aux chaînes Addik, Casa, LCN, Moi et Cie, Prise 2, TVA Sports et Yoopa actuellement exploitées par la filiale du conglomérat Québecor.

La Presse Canadienne

Télé et radio

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: L'effet Wow - ICI ARTV à 22h

Sébastien Diaz anime ce nouveau rendez-vous culturel. Ginette Reno, Pier-Luc Funk et Boucar Diouf sont de la première.

Samedi: En direct de l'univers -  ICI Radio-Canada télé à 19h

 France Beaudoin reçoit Anick Lemay

Dimanche:  Célébration 2019 - TVA À 20h30

Marie Mai anime ce grand spectacle, qui fera un heureux millionnaire.

Télé et radio

Fabien Cloutier: réhabiliter le «mononcle»

Fabien Cloutier est devenu oncle à 16 ans. Ce rôle, il connaît. Et il clame avoir lui-même grandi entouré d’oncles qui ont eu une influence positive sur lui. Le sens péjoratif associé au mot «mononcle», donc, très peu pour lui.

«Tasse-toi mononcle, c’est encore tel que tel, lance-t-il. Ça serait le mononcle qui ne va pas vite, qui a une pensée un peu arriérée. Mais quand on arrive dans le côté “mononcle cochon”, est-ce que c’est vraiment mononcle, cette affaire-là? Ou c’est juste un cochon tout court? Ça m’énerve un peu.»

Le dramaturge, metteur en scène et comédien n’a donc pas hésité lorsqu’on lui a proposé de mener l’enquête aux quatre coins du Québec afin de décortiquer le stéréotype entourant cette figure familiale souvent mise à mal par son sobriquet. Réalisé par Yves Pelletier, le documentaire humoristique Mononcle présentera cette semaine à Télé-Québec le fruit de ses recherches. 

Bien entouré

«Moi, j’ai été entouré dans ma vie de bons oncles, ajoute Cloutier. Il y a eu des hommes avec qui j’ai été capable d’avoir des discussions franches sur un paquet de sujets, qui m’ont appris des choses. Qui m’ont appris de vraies valeurs. Il y a eu plein d’hommes autour de moi qui respectent les femmes, qui veulent que les femmes, les filles, les jeunes se sentent bien. Que si quelqu’un a envie de ne pas être gentil, il va se le faire dire. Il y a toujours eu autour de moi dans les rencontres familiales du monde de tous les âges et tout ce monde-là a toujours été bien.»

Constatant en discutant avec son entourage que son expérience était partagée par plusieurs, Fabien Cloutier a donc pris la route pour aller à la rencontre de divers spécimens. Parce que comme il le souligne tout sourire, des mononcles, il y en a plusieurs types...

«Il y a le patenteux, cite-t-il en exemple. Mais le patenteux, peut-être qu’il patente des affaires impressionnantes. Peut-être que ça fait 30 ans qu’il recycle. Ça fait 30 ans qu’il est capable de faire une tondeuse qui fonctionne avec trois vieilles tondeuses. En cette ère de surconsommation, c’est peut-être le fun d’avoir des bonshommes capables d’aller dans leur cabanon et de réparer leurs choses eux autres même. Qui sont capables de porter leurs vieilles affaires et qu’ils s’en sacrent parce qu’elles sont encore bonnes. C’est peut-être un exemple…» 

Mononcle sera diffusé à Télé-Québec le 9 janvier à 20h, en reprise le 10 janvier à 23h et le 13 janvier à 20h. La suite de notre entrevue avec Fabien Cloutier sera publiée dans Le Mag de samedi.

Télé et radio

Netflix accusé de censure après avoir retiré une émission en Arabie Saoudite

WASHINGTON — Netflix a confirmé avoir retiré de sa plateforme en Arabie Saoudite, à la demande de Ryad, l'épisode d'une émission satirique critiquant le royaume, une décision ayant entraîné des accusations de censure.

Dans cet épisode de Patriot Act with Hasan Minhaj, l'humoriste et commentateur politique américain parlait du meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi et critiquait le prince héritier Mohammed ben Salmane, surnommé «MBS», ainsi que la campagne militaire menée par l'Arabie au Yémen.

«C'est le moment de réévaluer notre relation avec l'Arabie Saoudite», y dit M. Minhaj. «Il y a des gens en Arabie Saoudite qui luttent pour de vraies réformes, mais MBS n'est pas l'un d'eux», ajoute-t-il.

Netflix a confirmé à l'AFP cette information initialement publiée mardi par le Financial Times.

«Nous appuyons fortement la liberté artistique à travers le monde et avons seulement retiré cet épisode en Arabie Saoudite après avoir reçu une requête légale valide et pour nous conformer à la législation locale», écrit un porte-parole de la plateforme.

Et le géant du streaming de préciser le contenu de la requête de l'autorité saoudienne des télécommunications, qui cite un article de loi contre les cybercrimes.

Selon Netflix, cet article stipule que «la production, préparation, transmission ou conservation de matériel qui empiète sur l'ordre public, les valeurs religieuses, les moeurs publiques et la vie privée, via le réseau télévisé ou informatique», est un crime passible de cinq ans de prison et d'une amende n'excédant pas trois millions de riyals saoudiens (800 000 $).

Contacté par l'AFP, le ministère saoudien de l'Information n'avait pas répondu dans l'immédiat.

Karen Attiah, qui éditait les contributions au Washington Post de Jamal Khashoggi, a qualifié la position de Netflix de «scandaleuse», et de nombreux internautes criaient à la censure sur Twitter.

M. Khashoggi a été assassiné dans le consulat de son pays à Istanbul début octobre. Ce meurtre, d'abord nié puis reconnu par Ryad, a embarrassé au plus haut niveau le royaume, d'autant plus que la responsabilité de Mohammed ben Salmane a été évoquée dans cette affaire en Turquie et aux États-Unis.