Jean Duceppe et Janine Sutto dans «La mort d’un commis voyageur», à ARTV, lundi à 21h.

Une occasion unique de revoir Jean Duceppe

MONTRÉAL — Décédé depuis bientôt 30 ans, Jean Duceppe a laissé un grand vide en partant. À la scène, à la télévision, au cinéma, il a joué tant de rôles marquants : Stan Labrie (La famille Plouffe), Pépère (Terre humaine), Duplessis (Charbonneau et le chef) et Willy Loman dans La mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller, qu’on pourra voir à ARTV, lundi à 21h.

Présentée en noir et blanc dans le studio 42 de Radio-Canada, la pièce nous transporte chez les Loman. Le père, Willy, fatigué et usé par toutes ces années à parcourir les routes pour exercer son métier de vendeur qui lui aura permis, à lui et à sa famille, de survivre tout au plus; sa femme, Linda, qui vit dans son ombre; et ses fils, Biff et Happy, dont l’avenir ne parvient pas à prendre forme, vivent une vie illusoire. Willy a la manie de se «dorer la pilule», de croire à cette chance inouïe qui se présentera, appuyé par Linda. Si les fils «achètent» la vision de leur père, c’est surtout pour ne pas vivre une perpétuelle relation conflictuelle. Alors, ils jouent le jeu.

Mais il faudra bien que le «jeu» prenne fin un jour, d’autant plus que Biff en a marre de voir son père se bercer d’illusions alors que, finalement, lui et Happy n’ont pas d’ambitions démesurées. En fait, ils espèrent tout au plus s’en tirer au mieux dans la vie. Avec Janine Sutto, Jacques Godin, Benoît Girard.

Les enfants perdus

Le savoir est une chose, le voir procure un choc. Les enfants perdus du califat, documentaire présenté à RDI, mardi à 20h, montre comment Daech procède pour conditionner les enfants, dès leur plus jeune âge, et en faire des tueurs.

Il y en a qui déjà, à 5 ou 6 ans, appelés «les lionceaux», revêtent un costume de combattant armé, et s’entraînent à la manipulation du fusil. Il y a les 9-13 ans, déjà formés à la dure, souvent battus durant des mois d’entraînement, qui sont maintenant parfaitement experts en manipulation d’explosifs. On les encourage à devenir martyrs, à se sacrifier et on en fait des kamikazes (même chez les lionceaux). Ceux qui les manipulent s’immiscent dans les familles par les enfants eux-mêmes et font en sorte que les jeunes deviennent délateurs des parents qui osent se prononcer contre ce genre de pratiques. On aurait même exécuté un père qui voulait reprendre le contrôle sur son fils.

On forme donc des générations d’assassins et d’esclaves sexuelles, car les filles sont aussi au service des hommes. On s’en sert comme reproductrices et comme marchandises puisqu’on les vend. Le prix varie selon qu’elles sont encore vierges ou non.

On le dit et on le répète?

Persuader le monde des méfaits du sucre sur la santé est une entreprise de longue haleine. À TV5, à Objectif Monde / On est foutu, on mange mal, mercredi à 20h, on souligne les cas d’obésité, de diabète, d’hypertension, de cancer qui se multiplient, souvent provoqués par une trop grande consommation de sucre. Au Brésil, par exemple, en 10 ans, l’obésité a progressé de 60 %, à cause du sucre qu’on retrouve dans un nombre considérable de produits alimentaires. On compare les dommages causés par le sucre à ceux du tabac et de l’alcool. Faut-il revoir nos modes de production et changer nos habitudes de toute urgence?

Mémorables années 80

L’humoriste P-A Méthot a vécu une adolescence mémorable dans les années 1980. Il aime se souvenir de cette décennie alors qu’Internet et les réseaux sociaux n’existaient pas encore. Il se rappelle avec bonheur ses premières fois, s’amuse des coiffures qu’on arborait et se fait nostalgique de la musique de cette époque de même que ses amis : Peter MacLeod, Mario Tessier, Men Whitout Hats, Les B.B., Dominic Paquet, François Massicotte, The Box et Martine St-Clair. P-A Méthot : P-Arty 80, dimanche, 20h45, à TVA et le dimanche 5 août, 21h.

Indispensables toilettes

Bien qu’on en parle peu ou pas, elles sont pourtant indispensables : les toilettes. À Télé-Québec, Point doc / L’improbable histoire des toilettes, lundi à 20h, nous raconte comment procédaient nos ancêtres alors qu’on ne disposait pas de moyens aussi évolués qu’aujourd’hui. Comment dispose-t-on des déjections humaines ailleurs sur la planète? Et à quoi ressemblera l’avenir des toilettes?