Le prince Charles et la princesse Diana le 20 juin 1990

Un documentaire sur Diana crée l'émoi

Le frère de la princesse Diana a tenté d'empêcher la diffusion inédite au Royaume-Uni d'un documentaire sulfureux dans lequel elle évoque sa vie amoureuse et l'échec de son mariage avec le prince Charles, a affirmé dimanche l'hebdomadaire Mail on Sunday.
La chaîne Channel 4 a confirmé que le comte Charles Spencer, le frère de Diana, avait été en contact avec elle tout en soulignant qu'elle allait diffuser comme prévu le film controversé dimanche prochain.
Le documentaire Diana: In her own words («Diana de vive voix») provient d'images enregistrées entre 1992 et 1993 par Peter Settelen, le professeur de diction de la princesse, décédée le 31 août 1997 dans un accident de voiture à Paris.
La vidéo avait été diffusée en 2004 par la chaîne américaine NBC après une longue bataille judiciaire, mais n'a encore jamais été montrée à la télévision britannique, même s'il est possible de la voir à tout moment sur des plateformes comme YouTube.
«Révélations»
À l'approche du 20e anniversaire de la mort de Lady Di, la presse britannique rivalise de gros titres sur les «révélations» issues de ce documentaire.
La princesse y raconte notamment comment elle avait songé à fuir le palais de Buckingham dès les années 80 avec son garde du corps Barry Mannakee, de qui elle était tombée amoureuse et qui mourra, en 1987, dans un accident de moto.
Plus tard dans la vidéo, elle suggère que son amoureux ait pu être «éliminé.»
Diana revient longuement sur les tourments de son mariage avec le prince Charles qu'elle n'avait rencontré qu'à 13 reprises avant le grand jour et avec qui les relations sexuelles étaient réduites au strict minimum.
Elle critique également la famille royale et le peu de réconfort qu'elle a pu trouver auprès de la reine Elizabeth II.
Que ces confessions soient désormais diffusées sur une grande chaîne nationale au Royaume-Uni indispose fortement des proches de la princesse comme Rosa Monckton, l'une des meilleures amies de Diana, qui a jugé le projet «immonde».
Pour se défendre, Channel 4 a insisté sur la dimension «historique» du document.