«Si vous regardez la programmation, c'est rendu qu'on se bat maintenant pour aller chercher des séries américaines. On trouve que ce n'est pas dans le mandat et le rôle de Radio-Canada», a déclaré mardi la présidente et chef de la direction du Groupe TVA, Julie Tremblay, lors de l'assemblée des actionnaires de la société.

TVA dénonce la concurrence de Radio-Canada

La présidente et chef de la direction du Groupe TVA, Julie Tremblay, a profité de l'assemblée des actionnaires de la société, mardi, pour exprimer une nouvelle fois ses doléances contre Radio-Canada, se plaignant de la concurrence que le diffuseur public fait au privé et son manque d'imputabilité, selon elle.
Bien que la ministre fédérale du Patrimoine, Mélanie Joly, ait annoncé une consultation sur le soutien du gouvernement fédéral à la création de contenu canadien, à compter du mois de septembre, Mme Tremblay espère qu'il ne sera pas trop tard.
TVA avait déjà fait une sortie conjointe, récemment, avec V-Télé et le producteur privé Serdy pour dénoncer la concurrence que leur fait le diffuseur public.
«Si vous regardez la programmation, c'est rendu qu'on se bat maintenant pour aller chercher des séries américaines. On trouve que ce n'est pas dans le mandat et le rôle de Radio-Canada», a tonné Mme Tremblay.
Séries américaines
TVA soutient que Radio-Canada a multiplié les annonces durant les mois de février, mars et avril - 35, selon Mme Tremblay - notamment pour acheter des séries américaines qui l'intéressaient également. Elle soutient que Serdy, V-Télé et TVA n'en ont fait que 20 à elles trois pendant la même période.
De même, Mme Tremblay a qualifié de véritable «chèque en blanc» la réinjection d'une somme de 675 millions $ dans Radio-Canada, annoncée lors du dernier budget Morneau. Et Radio-Canada s'en sert, selon elle, pour lui mener une «concurrence injuste».