L'actrice Sonequa Martin-Green (au centre) est la première Noire à prendre les commandes d'un vaisseau dans un film ou une série de la franchise Star Trek. Mardi, lors de la diffusion de la première de Star Trek: Discovery, elle a rencontré deux acteurs de la série originale : Nichellee Nichols et William Shatner.

Star Trek: Discovery arrive dimanche

Le premier Star Trek a vu le jour pendant une période trouble de l'histoire des États-Unis : le pays était embourbé dans une guerre sans fin, le président était de plus en plus impopulaire et la population était profondément divisée.
Cinquante ans plus tard, Star Trek: Discovery arrive dans un contexte très similaire, mais sa mission demeure la même : affronter le futur avec espoir et le présent avec courage. C'est cette attitude positive, autant qu'un goût pour l'aventure, qui a propulsé la franchise Star Trek à travers le temps et l'espace, avec une telle multitude de moutures télévisuelles et cinématographiques.
Arrive maintenant Star Trek: Discovery, dont le premier épisode sera diffusé ce dimanche, à 20h30, sur les ondes des réseaux CTV et CBS, et sur la chaîne Space. Le deuxième épisode sera offert, au Canada, immédiatement après le premier sur les ondes de Space. Les épisodes suivants seront présentés sur Space, Space.ca et l'application Space GO.
La première moitié des 15 épisodes sera en ondes jusqu'au 5 novembre. L'aventure reprendra ensuite en janvier 2018.
«Même si cette première saison se déroule dans un contexte d'hostilités entre les Klingons et la Fédération, on cherche vraiment à sortir Starfleet du conflit, explique la chef de production Gretchen J, Berg. Comment mettre fin au conflit tout en préservant les idéaux de la Fédération? À cette fin, il y aura de l'espoir, il y aura de l'optimisme, il y aura des gens qui feront de leur mieux, et ce sont des choses auxquelles je crois qu'on doit s'intéresser ces jours-ci.»
Les événements réels qui se déroulent sur Terre «nous donnent amplement d'idées», admet-elle, «et avec nos histoires nous essayons de tracer le chemin vers un lendemain meilleur. Quand on parle de faire de la limonade avec des citrons vraiment amers!»
Diversité et tolérance
La nouvelle série, qui se déroule quelques années avant le XXIIIe siècle du capitaine Kirk, peut compter sur une distribution importante, dont Jason Isaacs, James Frain et Rainn Wilson. L'actrice bien connue Sonequa Martin-Green, qui jouait récemment dans The Walking Dead, devient la première Noire à prendre les commandes d'un vaisseau de la franchise.
Toujours à l'avant-garde de la promotion de la diversité et de la tolérance, Star Trek fait un nouveau pas vers l'avant avec Discovery en incluant un personnage incarné par un acteur ouvertement gai, Anthony Rapp.
Le lieutenant Paul Stamet est un astromycologue (il étudie les champignons dans l'espace). Avec son approche scientifique et son QI astronomique, il peut être un peu difficile d'approche, explique Rapp, ce qui rend le personnage d'autant plus plaisant à incarner.
«J'ai toujours été un amateur de Star Trek et de la science-fiction, dit-il. Mais je n'ai jamais vraiment cru que j'en ferais partie de l'intérieur, en tant qu'acteur. C'est un peu comme un fantasme d'enfance, d'avoir la chance de le faire pour vrai.»
Lors de sa première journée de tournage sur le gigantesque studio, à Toronto, Rapp dit qu'il s'est retrouvé «à déambuler dans ces couloirs avec mon uniforme Starfleet, avec ma badge - comme si j'étais dans l'espace! C'est vraiment, vraiment excitant.»
Ce sera la première fois qu'une série Star Trek se déroulera en continu, du premier jusqu'au quinzième épisode.
«C'est une question de rencontre des cultures, dit Rapp. Je pense que c'est un thème qui est très pertinent aujourd'hui. Mais Star Trek a toujours été bien ancré dans les questions philosophiques et éthiques, on explore ce que ça veut dire d'être humain et comment on réagit quand on rencontre une autre culture.»
C'est le genre de message positif que Rapp a toujours cherché à mettre de l'avant, autant comme homme que comme acteur.
«La visibilité est importante, explique-t-il. C'est tellement facile de dénigrer ou d'ignorer quelqu'un qu'on ne voit pas ou dont on se sent différent. S'il y a une chance que ma visibilité puisse faire une différence, alors c'est une chance que je veux prendre.»
Rapp s'empare à ce moment de son téléphone pour partager un message qu'il a reçu quelques minutes plus tôt.
«Je suis musulman, mais ça ne veut pas dire que j'ai un problème avec votre homosexualité, peut-on lire. En fait, vous avez aidé à m'ouvrir l'esprit. Et j'adore la science-fiction et j'adore Star Trek et j'ai vraiment hâte de voir l'émission.»