Dans Lâcher prise, Valérie (Sophie Cadieux) se met les pieds dans les plats par désarroi et par maladresse, parce qu'elle est carrément à bout.

Sophie Cadieux: d'humour et de détresse

Voilà déjà quelques semaines que l'on peut suivre les hauts et surtout les bas de Sophie Cadieux dans Lâcher prise. La comédienne y interprète Valérie, une femme de carrière, jeune maman et récemment divorcée qui craque, un beau matin ensoleillé.
«Eille, on dirait ma vie! LOL», peut-on lire dans les commentaires sur la page Facebook de l'émission. «Ça rejoint beaucoup de mères et de femmes, souligne Sophie Cadieux. On a la possibilité, et on se met la pression, de réussir sa vie professionnelle, sa vie amoureuse, de rester la meilleure des amies et de continuer de s'entraîner quatre fois par semaine. Et ça déborde.» Elle-même ne s'est jamais poussée à bout. «Mais comme jeune mère je connais ce moment de la journée où tu penses l'échapper», note-t-elle.
La comédienne a retrouvé avec bonheur les répliques assassines et l'humour de l'auteure Isabelle Langlois, dont elle avait déjà défendu l'un des personnages dans Rumeurs. «Cette fois, c'est sur un ton de malaise et de douleur. Quand j'ai passé l'audition, Stéphane Lapointe, le réalisateur [Tout sur moi, Hommes en quarantaine], m'a dit qu'en plus d'appuyer la comédie j'avais amené une certaine fatigue au personnage et qu'il voulait jouer avec ces deux plans-là, explique-t-elle. Il disait que plus on allait voir la petite faille, plus on allait s'attacher à elle.»
Valérie se met les pieds dans les plats par désarroi et par maladresse, parce qu'elle est carrément à bout. «Il y a des moments où il fallait ouvrir les valves. Il y a une rage contenue dans le personnage, parce qu'elle refuse de céder. J'en avais mal aux joues», raconte Sophie Cadieux. «Mais, grâce à la réalisation, il y a aussi des moments un peu poétiques qui apparaissent quand on regarde le monde dans le prisme de Valérie.»
La résistance avant le lâcher prise
La série est construite pour suivre les étapes que traverse une personne en épuisement professionnel. «Avant le lâcher prise, il y a de la résistance», souligne Sophie Cadieux. Avec s'être effondrée et avoir dormi des jours et des jours, son personnage voudra repartir à neuf, vendre sa maison, ne plus se soucier de l'argent et se retrouvera... chez sa mère, jouée par Sylvie Léonard, «qui elle aussi combat ses propres démons et sa fausse retraite». Il s'agit de la seconde fois que les deux actrices interprètent un duo mère-fille, ayant déjà brisé la glace dans une pièce de Michel-Marc Bouchard. «On est deux filles très rigoureuses, deux scolaires, donc on s'entend bien dans le travail», souligne-t-elle.
Cette année, Valérie tente simplement de se sortie du pétrin, mais Isabelle Langlois travaille déjà sur une deuxième saison où devrait véritablement d'amorcer sa guérison et tenter de nouvelles expériences.
Lâcher prise est diffusé le lundi à 19h30 à ICI Radio-Canada télé, en rattrapage sur tou.tv et en intégrale sur L'Extra de tou.tv