L’Académie permet de suivre trois amies qui, éprouvées par leurs amours d’été, font le pacte de vivre une année sans romance, où elles profiteront pleinement de leurs derniers moments au secondaire.

Sarah-Maude Beauchesne: une année sans romance

À même pas 30 ans, Sarah-Maude Beauchesne a déjà trois romans, un blogue (Les Fourchettes) et plusieurs expériences de scénarisation derrière la cravate. Elle signe aussi L’Académie, une série jeunesse destinée aux abonnés de Club Illico.

L’auteure de Cœur de slush et Lèche-vitrine avait toujours rêvé d’écrire une histoire qui se passerait dans un pensionnat, pour donner vie à ce qu’aurait été son école idéale lorsqu’elle était adolescente. «Une école ouverte, très axée sur l’empowerment féminin et qui donne accès à des cours de développement personnel, de sexualité sans tabou, de barbecue, de mécanique. Une école magique sans magie, bref!» détaille la jeune femme.

Elle-même a fréquenté le Collège Mont-Sacré-Cœur, à Granby. «L’école surplombe la ville, entourée de forêt, de jardins, de citrouilles, d’une piscine. C’est un immense domaine, un endroit utopique», décrit-elle.

L’Académie permet de suivre trois amies qui, éprouvées par leurs amours d’été, font le pacte de vivre une année sans romance, où elles profiteront pleinement de leurs derniers moments au secondaire. Une résolution qui semble sage, mais plutôt irréaliste... «Ça va être le bordel !» assure l’auteure.

Parce que voilà, le pensionnat pour filles, dirigé par une femme de tête (jouée par Pascale Bussières), amorce un projet pilote et accueille pour la première fois des garçons. Ce qui créera nécessairement des remous et des émois. «Pour trouver mes deux personnages principaux masculins, je me suis demandé de quel genre de gars je serais tombée amoureuse au secondaire, indique Sarah-Maude Beauchesne. Ils s’assument, mais ils peuvent aussi être désarmés par leurs émotions. Et il fallait qu’ils fassent du skate. C’était sûr qu’ils allaient porter des Vans et avoir les cheveux longs!»

On suivra Agathe (Léa Roy), la «leader nonchalante», Marie (Juliette Gosselin), la «miss parfaite romantique», et Wendy (Sabrina Bégin Tejeda), «la sage, la vieille âme, celle qui soude le trio de façon plus mature» et qui assume pleinement son homosexualité.

«J’avais envie qu’elles soient authentiques et reflètent les jeunes d’aujourd’hui, qui sont très ouverts. C’était évident qu’il y aurait des orientations sexuelles et des manières différentes de voir l’amour et l’amitié», indique l’auteure.

Vous l’aurez compris, cette «teen drama» nage davantage dans l’émotion que dans l’humour, même si celui-ci n’est pas exclu. Beauchesne, qui a fait ses classes en écrivant pour Le Chalet, a pu compter sur l’aide de plusieurs coscénaristes et amener des idées pour la facture visuelle de L’Académie. «Marie-Claude Blouin, la réalisatrice, sait que j’aime le stylisme, la mode, la colo, alors elle m’a permis de mettre la main à la pâte. J’ai vraiment été privilégiée», note-t-elle.

Puisque la série raconte seulement les quelques semaines qui suivent la rentrée des classes, on peut supposer qu’il y aurait de la place pour une suite…

Les dix épisodes de L’Académie sont disponibles pour les abonnés du Club Illico depuis le 11 octobre.