L’actrice britannique Vanessa Kirby
L’actrice britannique Vanessa Kirby

Mostra: une des stars de The Crown confrontée à la perte d’un enfant à l’écran

AFP
Agence France-Presse
VENISE — L’actrice britannique Vanessa Kirby, qui incarne la princesse Margaret dans la série à succès The Crown, a confié samedi au festival de cinéma de Venise (Italie) que son rôle de femme perdant son enfant lors d’un accouchement à domicile était le plus effrayant qu’elle ait jamais interprété.

L’actrice de 32 ans joue aux côtés de Shia LaBeouf dans Pieces of a woman (Morceaux d’une femme), présenté en compétition à la Mostra.

Le film s’ouvre sur une scène d’accouchement de plusieurs dizaines de minutes, tournée en une seule prise par le réalisateur hongrois Kornel Mundruczo et écrite par sa compagne Kata Weber.

«Ma femme et moi voulions partager avec le public l’une de nos expériences les plus personnelles, à travers l’histoire d’un enfant mort-né, avec l’espoir que l’art peut être le meilleur remède contre la douleur», a affirmé le cinéaste.

Vanessa Kirby a reconnu qu’essayer de rester fidèle à la douleur des femmes rencontrées avant le tournage était «très effrayant».

Mais elle s’est jetée «à corps perdu» dans ce premier rôle sur grand écran, depuis qu’elle a accédé à la célébrité en interprétant la sœur de la reine Elizabeth dans la série à succès de Netflix.

Le réalisateur a reconnu que faire un film «sur la perte d’un bébé» n’était pas l’idée la plus commerciale qui soit.

«Le travail de deuil va au-delà des frontières de la compréhension et du contrôle pour nous tous, mais apporte aussi la capacité de renaître», a-t-il observé.

Le cinéaste et sa femme arboraient tous deux à Venise des tee-shirts avec l’inscription #FreeSZFE, en soutien aux étudiants qui occupent le département de Théâtre et de Cinéma de l’université de Budapest, pour protester contre la nomination par le Premier ministre hongrois Viktor Orban d’un de ses partisans à sa tête.

M. Mundruczo avait auparavant déclaré aux journalistes qu’il avait déménagé à Berlin il y a un peu plus d’un an parce que «la pression s’accentue sur la liberté artistique» en Hongrie. «Mon pays est devenu un peu étrange», a-t-il ajouté.