Le Dr Stanley Vollant a parcouru 6000 km à travers le Québec, l'Ontario et le Labrador, à la rencontre de nations autochtones, surtout des jeunes.

Le beau rêve du Dr Vollant

CHRONIQUE / Va-t-on un jour parler des autochtones en termes positifs et encourageants? Que leurs accomplissements supplanteront toxicomanie, décrochage et abus sexuels quand il sera question d'eux? Le Dr Stanley Vollant a un rêve : voir ses petits-enfants vivre dans un monde où les autochtones auraient retrouvé leur fierté et leurs racines. À le voir et l'entendre dimanche, sur le plateau de Tout le monde en parle, on finit vraiment par le croire tant l'homme est inspirant et éloquent.
Comme il le raconte dans le documentaire Stanley Vollant, de Compostelle à Kuujjuaq, c'est après avoir fait un rêve qu'il a eu l'idée de parcourir 6000 km à travers le Québec, l'Ontario et le Labrador, à la rencontre de nations autochtones, surtout des jeunes, pour répandre sa bonne nouvelle.
Difficile de ne pas s'émouvoir en l'écoutant parler de sa mère alcoolique, pour qui il a eu des paroles très dures avant qu'elle meure, trop jeune, à 52 ans, ce qu'il regrette aujourd'hui. «L'alcool, pour elle, c'était sa médication, pour oublier le mal qu'elle avait à l'intérieur», dit-il. Stanley Vollant a eu la chance d'être élevé par des grands-parents qui lui ont tout appris, ce qui lui a donné la confiance pour devenir le premier chirurgien autochtone au Québec, alors qu'il avait pourtant peur du sang. Devant Virginie Fortin et Evelyne Brochu, qui avaient du mal à retenir leurs larmes, le Dr Vollant a raconté sa dépression et sa tentative de suicide. «La vie est semée d'obstacles. On peut tomber, mais faut savoir se relever», veut-il dire aux jeunes.
Cet Innu de la Côte-Nord compte sur la commission d'enquête sur le drame de Val-d'Or, pour rapprocher les deux communautés. Il ne blâme personne, sinon la méconnaissance. «Tous les Québécois, vous n'avez pas reçu de formation autochtone», déplore-t-il, rappelant que nos livres d'histoire ne nous en disent à peu près rien. Avec cet autre touchant témoignage, l'émission de Guy A. Lepage a fait une belle place aux autochtones cette année.
En ce soir d'éliminatoire de hockey et de dimanche de Pâques, on a reçu trois vedettes en nomination au prochain Gala Artis, dont France Beaudoin. Nommé pour son rôle du commandant Daniel Chiasson dans District 31, Gildor Roy affronte son collègue Vincent-Guillaume Otis, de même que l'homme à battre, Guy Nadon. «De là mon pinch, pour confondre les gens!» blague l'acteur. «Rendu là, tu veux gagner», admet-il du même coup. Pour tout le plateau dimanche, Gildor n'avait qu'un seul défaut : il prend pour les Bruins et non les Canadiens. «C'est plus fort que moi», admet celui qui a essayé de se convertir au Tricolore, sans succès. Gildor Roy a confirmé qu'il revenait à l'automne dans District 31, maisil n'a pas voulu s'avancer au sujet de Magalie Lépine-Blondeau et Vincent-Guillaume Otis. «Je ne peux vraiment pas en parler, juste pour ne pas tuer votre plaisir.»
En plein marathon d'écriture pour la cinquième saison des Pêcheurs, Martin Petit avait des textes à remettre en mains propres à deux personnes sur le plateau; Guy A. Lepage participera à un épisode avec sa gang de RBO, et Dany Turcotte jouera pour la première fois dans la série. «On va rendre hommage à mon ami Dominique Lévesque», a annoncé le fou du roi, qui partagera l'écran avec Marie-Lise Pilote.
Soeurs dans l'excellente série Trop, Virginie Fortin et Evelyne Brochu forment un superbe duo complice dans la vie. «Une rencontre cosmique», a lancé la deuxième. Virginie Fortin, qui incarne son premier rôle dramatique, se fait beaucoup plus parler de Trop que de sa carrière d'humoriste. Elle a constaté l'immense popularité d'Evelyne partout sur la planète en partageant des photos d'elle sur Instagram, aussitôt relayées sur les réseaux sociaux «en mandarin, en portugais, en espagnol.» Il faut dire qu'Evelyne Brochu a joué cinq ans dans la série Orphan Black, diffusée dans 173 pays. Et la voilà en prostituée de luxe dans une coproduction européenne, Le passé devant nous, en salles au Québec en juin.
Pourtant non croyant, le journaliste d'enquête suisse Arnaud Bédat croit que le pape François laissera une trace aussi forte que des personnages comme Gandhi, Martin Luther King et Nelson Mandela. «Il parle un peu à tout le monde, le croyant ne l'intéresse pas, entre guillemets. [...] Il va aller chercher l'homme, la femme, l'enfant qui ont besoin de lui.» M. Bédat trouve sa visite prochaine en Égypte extrêmement risquée, même si d'importants dispositifs de sécurité seront mis en place.
Depuis l'arrivée du pape François, le journaliste parle d'«une église qui ne condamne plus», même si elle n'accepte toujours pas les gais. «Ouvrir l'église aux homosexuels? Ils sont tous là!» a blagué Dany Turcotte. Il a été question du cardinal Marc Ouellet, qui s'est beaucoup rapproché du pape François, après de premiers rapports un peu difficiles.
Préoccupante, cette décision de laisser tomber le procès de Sivaloganathan Thanabalasingham, accusé d'avoir tué sa femme, invoquant l'arrêt Jordan. «Extrêmement inquiétant», dit la bâtonnière du Québec, Claudia P. Prémont, qui réclame notamment plus de ressources et plus de juges. Elle salue d'ailleurs l'injection de 175 millions $ en justice pour améliorer le système. Sylvie Langlais, intervenante auprès de femmes victimes de violence, rappelle que celles-ci ont pris tout leur courage pour dénoncer leur agresseur. Cette décision ne les encourage pas à continuer. Pour l'avocat criminaliste Charles Côté, l'arrêt Jordan permet au moins d'amener le débat sur la place publique.
Damien Robitaille, qui fait un retour en chansons après cinq ans, a eu le temps d'animer deux émissions de télé, de faire un film, de se marier et d'avoir un enfant. Pour se rapprocher du fleuve, l'amateur d'oiseaux cultive sa passion au fameux parc Marie-Victorin à Longueuil, ce qui - évidemment - a donné lieu à plusieurs gags et jeux de mots.