Les plus vieux se souviendront de la première version québécoise de La Guerre des clans, animée par Luc Senay et diffusée à TQS de 1992 à 1997. La version «Baril» roule quant à elle pour une 8e année.

La Guerre des clans, l'increvable quiz

«Je suis vraiment content que tu m'appelles!», lance un Jean François Baril hautement enthousiaste au bout du fil. Plutôt que de vous présenter une nouveauté, nous nous penchons cette semaine sur une quotidienne qui dure et qui dure: La Guerre des clans.
Les plus vieux se souviendront de la première version québécoise du quiz, animée par Luc Senay et diffusée à TQS de 1992 à 1997. La version «Baril» roule quant à elle pour une 8e année.
Qu'est-ce qui maintient l'intérêt de l'ex-humoriste pour ce mandat, après si longtemps? «D'abord le privilège de faire de la télé, d'avoir une quotidienne. Puis, j'adore les jeux et je maîtrise le concept sur le bout de mes doigts. Je sais gérer mon timing, l'humeur de mes familles, repérer les personnages [les personnalités plus extraverties chez les participants]. Le jour où La Guerre des clans prendra fin, d'animer un autre jeu. C'est dans mon ADN.»
L'animateur a demandé dès le départ de ne pas avoir les réponses sur ses cartons, pour pouvoir «jouer» en même temps que les concurrents. «À chaque année, on essaie de se réinventer. On a ajouté un 500 $ qui s'accumule, un 1000 $ si on trouve les cinq réponses les plus populaires, j'ai établi «c'est la réponse la plus populaire...» qu'on dit tous ensemble. Je fais venir toute la famille pour la dernière réponse, ce qui amène un petit suspense», donne en exemple Jean-François Baril.
Toutefois, puisque La Guerre des clans est une adaptation de l'émission américaine Family Feud, le canevas ne peut pas être mis sans dessus dessous. «Ils envoient quelqu'un de New York pour s'assurer qu'on suit bien les règles, note l'animateur. Au début, ils étaient vraiment pointilleux, mais maintenant qu'on s'est placés, que les cotes d'écoute et les inscriptions vont bien et qu'on est renouvelés année après année, ils sont pas mal plus relax.» Lors du dernier tournage, l'animateur québécois a même reçu des compliments de la surveillante américaine.
Un baume sur la fatigue accumulée après avoir tourné 50 émissions en... neuf jours. «Après, on est vidé, c'est juste normal, mais je ne voudrais pas que quelqu'un d'autre le fasse», note Baril.
Les tournages en rafale lui permettent d'animer tous les jours de semaine à la radio. L'ex-Mec comique, admis à l'École de l'humour à 18 ans tout juste, a bel et bien tourné le dos à une carrière d'humoriste pour se concentrer sur l'animation. «Je ne pense pas que je serais dans l'élite, c'est beaucoup moins stable comme emploi et je ne me reconnaît pas dans l'humour grinçant des 15 dernières années. Je suis plutôt dans le personnage et l'humour bonbon. Mais j'aimerais beaucoup qu'on me confie l'animation d'un gala du Grand rire [maintenant le ComediHa! fest-Québec], par exemple!»
La Guerre des clans est diffusée en semaine à 17h30 à V.