Lara Fabian sort emballée de son expérience à «La voix».

Coach Lara, coup de cœur de «La voix»

Les apparences ne trompaient pas: Lara Fabian s’est amusée comme une folle durant toute cette saison de «La voix», qui prend fin dimanche à TVA, dès 19h. Plusieurs voient déjà Yama Laurent, de l’équipe de Garou, remporter la finale, mais les trois autres candidats pourraient surprendre. Tous ont leurs couleurs, leurs personnalités distinctes, que ce soit Jonathan Freeman de l’équipe d’Éric, Yann Brassard de l’équipe d’Alex ou Miriam Baghdassarian de l’équipe de Lara, qui l’a emporté sur Félix Lemelin dimanche dernier.

Lara Fabian, qui renouait avec le public québécois après une longue absence, a été un réel coup de cœur à La voix. Parfaitement à l’aise dans ce fauteuil imposant, d’une grande empathie pour les candidats et compétitive à souhait, la chanteuse sort emballée de son expérience. Avec raison.

Q Lara, tu sembles avoir profité au maximum de ton expérience de coach. Est-ce que ça s’est passé comme tu t’y attendais?

R Encore mieux. Je suis rentrée là-dedans comme on entre dans une confiserie. Déjà, dans les dernières années, j’ai donné des classes de maître à gauche et à droite dans des écoles, des conservatoires, totalement gratuitement, parce que j’avais envie de transmettre ce que j’avais appris. Et j’étais heureuse de faire ça. Quand on m’a appelée pour faire La voix, j’y ai vraiment vu le parallèle, et ça rejoignait vraiment ce que je voudrais faire dans la seconde partie de ma carrière.

Q Éric Lapointe et toi avez entretenu une petite rivalité. Preniez-vous plaisir à vous provoquer?

R On s’amuse, c’est un jeu sans aucune méchanceté. Ça nous fait rire tous les deux en coulisses. On se dit en se quittant: «Pis, la semaine prochaine, quessé qu’on va se garrocher dans face?» J’aime beaucoup Éric Lapointe, ça fait longtemps que je le connais. C’était le fun de se retrouver. Alex Nevsky est une belle personne, extrêmement brillante, un garçon très sain qui a un humour un peu particulier que j’aime beaucoup. Garou, je le connaissais un peu, mais j’ai aimé pouvoir côtoyer son humanité, sa disponibilité. Garou est vraiment quelqu’un de très ouvert, de bienveillant.

Q Tu es donc prête pour une deuxième saison.

R Ça, ça ne dépend pas de moi! Je pense que c’est le fun de pouvoir s’enraciner dans quelque chose, pour un moment. Si on me le proposait, je le considérerais avec intérêt, c’est sûr.

Q Quels éléments ont fait la différence pour que Miriam accède à la finale?

R Miriam est unique, différente, irrésistible. Elle vient nous happer dans son univers. Il y a quelque chose de profondément solaire et d’un peu fou chez elle. Et je pense qu’on est à une époque où on a besoin de gens comme ça, qui nous font rêver, qui cassent les codes. Elle n’a pas peur de ne pas être comme les autres, elle ne prétend correspondre à rien, avec une humilité réelle.

Q Quel conseil lui donneras-tu dimanche?

R De garder le focus. C’est une enfant qui peut parfois se désaligner, pour des facteurs parallèles à son talent. Elle peut se distraire. Elle ne doit hésiter à aucun moment à rester elle-même.

Q La chanson que tu lui as écrite est-elle une ballade?

R Pas du tout. Ça risque peut-être de surprendre, mais je trouvais que ce n’était pas adapté pour Miriam. C’est la fête, c’est la finale, fallait quelque chose qui lui permette de resplendir, de bouger, d’être Miriam.

Q Aimerais-tu retravailler avec d’autres candidats de ton équipe?

R J’aimerais beaucoup. J’ai déjà écrit une chanson pour Félix, qui m’a profondément touchée. J’aime beaucoup Jean-Alexandre [Boisclair] et Redgee, ce sont vraiment de magnifiques artistes avec qui j’aimerais garder contact.

Q Tu as entrepris une tournée en février, qui te mènera dans plusieurs pays du monde. Est-ce le même spectacle que tu donneras au Centre Vidéotron le 14 octobre?

R Pas complètement. Il y aura beaucoup plus de chansons en français, que les gens ont choisies à l’époque, pour pouvoir recréer ce lien. Ce sera juste un moment de célébration où on va se retrouver. À Montréal, j’avais envie de faire le Théâtre Saint-Denis [les 12 et 13 octobre], parce que j’ai un lien particulier avec cette salle, que j’ai fait 45 soirs d’affilée. J’avais le goût de retourner à cet endroit, où j’avais eu d’incroyables connexions avec le public.

Q On ne t’avait pas vue au Québec depuis longtemps. As-tu l’intention de rester ou de repartir?

J’ai tellement de bonheur à vivre ici, mon mari et ma petite fille sont bien ici. Ça se considère très fortement. Mais je reste assez ouverte à ce que la vie me propose. Si je m’étais basée sur mon dernier déménagement dans le sud de l’Europe, je n’aurais pas eu la chance de revenir au Québec et de vivre La voix. Quand le téléphone a sonné, j’étais très ouverte et je pratique le même genre d’ouverture. J’attends de voir comment la vie s’aligne, sans rien précipiter, sans m’énerver.

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Pour cette finale, Charles Lafortune recevra une pléiade d’étoiles, dont Ginette Reno, la star française Christophe Maé, dont Miriam a interprété le succès Il est où le bonheur à la demi-finale, Cœur de Pirate, Corneille, Ludovick Bourgeois, gagnant de l’an dernier, la nouvelle sensation Hubert Lenoir, de même que Patsy Gallant et Nico Archambault pour un numéro spécial de Saturday Night Fever.