André Arthur s’en est pris en ondes aux enseignantes au sujet des allergies alimentaires, les traitant 11 fois de «folles» et y ajoutant à plusieurs reprises «maudites» dans l’extrait étudié par le Conseil de presse.

André Arthur blâmé pour un amalgame entre enseignantes et pédophiles

Le Conseil de presse du Québec blâme «sévèrement» l’animateur de radio André Arthur, pour avoir traité les enseignantes de «maudites folles» et pour avoir fait un «amalgame entre les enseignantes et les pédophiles».

André Arthur est ainsi blâmé, tout comme la station BLVD 102,1 FM, pour avoir tenu en ondes des «propos méprisants» à l’endroit des enseignantes du Québec.

Au cours d’une intervention en ondes, en avril 2017, l’animateur avait critiqué le fait que les enseignantes au niveau primaire intervenaient, lors du repas du midi, en vérifiant le contenu des boîtes à lunch des enfants.

Il importe de souligner que la gestion des allergies alimentaires dans les écoles relève des commissions scolaires et que celles-ci émettent des directives à ce sujet aux écoles situées sur leur territoire, pour des raisons de santé et de sécurité.

Mais André Arthur s’en est pris aux enseignantes à ce sujet, les traitant 11 fois de «folles» et y ajoutant à plusieurs reprises «maudites» dans l’extrait étudié par le Conseil de presse.

«Les folles à l’école qui empêchent vos enfants de manger ci pis ça, c’est parce que quand il y avait des cours de biologie pis des cours de science au collège, ils l’ont poché. Ils savent pas de quoi y parlent, ils savent pas c’est quoi une allergie. C’est pas la responsabilité d’une idiote d’empêcher tous les enfants de manger du beurre de peanut», avait lancé en ondes l’animateur.

Le Conseil de presse a jugé que ses propos étaient discriminatoires, puisqu’ils visaient une profession, en particulier les femmes qui l’exercent, et qu’ils sont méprisants.

Le Conseil n’a toutefois pas retenu de faute par association pour le journaliste Pierre Blais, puisqu’il n’a pas participé activement aux propos tenus par André Arthur. Une des plaignantes avait soutenu que M. Blais aurait dû interrompre ou corriger André Arthur.

Le tribunal d’honneur de la profession a également retenu le grief pour avoir tenu des informations inexactes, puisqu’André Arthur avait laissé entendre que c’était les enseignantes qui décidaient des interdictions alimentaires.

Pédophiles

Pour ce qui est de l’amalgame qui a été fait entre les enseignantes et les pédophiles, l’animateur de radio avait tenu les propos suivants: «La doctrine de la pédagogie, au Québec, c’est «les parents sont incompétents; nous sommes les personnes compétentes; c’est nous». Ça, c’est la même attitude que les pédophiles. Si tu pognes un pédophile qui a taponné des petits enfants et que tu l’interroges sérieusement, il va toujours finir par te dire ceci: «les parents ne les aiment pas vraiment; nous autres, on les aime pour vrai vos enfants». Cette attitude comme quoi on est mieux que les parents est partagée dans des domaines d’activités différents, l’autorité ou la sexualité, par les professeurs et les pédophiles.»

Le Conseil de presse le blâme cette fois pour avoir tiré des conclusions hâtives, non fondées et graves. Il retient donc le grief de manque de rigueur dans le raisonnement.

Là encore, il n’a pas retenu le grief de propos méprisants contre Pierre Blais.

Le Conseil de presse souligne, dans sa décision, que Jean-François Leclerc, vice-président de Leclerc Communication, avait «nié vigoureusement» que les propos dénoncés par les plaignantes avaient été tenus sur les ondes de BLVD 102,1 FM. Mais «les membres du comité ont pu l’écouter», souligne-t-il.

Le Conseil affirme avoir pris en compte les récidives d’André Arthur «qui a été blâmé à plusieurs reprises» pour avoir tenu des propos «haineux et méprisants» notamment.

Lorsqu’une plainte est retenue, comme c’est le cas dans la présente, «l’entreprise de presse visée par la décision a l’obligation morale de la publier ou de la diffuser».

La plainte avait été déposée par Caroline Trottier, Kéziah Poirier-Lamothe, Marguerite Charest et Francine Charon.

Télévision

Prix Emmy: coup de projecteur, et de chapeau, pour les LGBTQ

LOS ANGELES — La 71e édition des Prix Emmy mettra dimanche un coup de projecteur sur des talents et séries portant le flambeau de la communauté LGBTQ, en lice cette année dans de nombreuses catégories, qui reflètent les efforts de Hollywood pour mieux représenter la diversité des États-Unis.

Série la plus emblématique du phénomène, Pose explore la culture des «bals» homosexuels dans le New York des années 1980 et a été sélectionnée à six reprises. Elle sera notamment représentée par Billy Porter, premier homme noir ouvertement homosexuel à concourir aux Prix Emmy dans la catégorie du meilleur acteur pour une série dramatique.

Pose, qui aligne aussi un grand nombre de comédiens transgenres, est également en compétition pour la meilleure série dramatique.

Les acteurs gays Ben Whishaw (A Very English Scandal) et Fiona Shaw (Killing Eve, Fleabag) ont décroché des nominations, de même que l'actrice transgenre Laverne Cox pour son rôle dans Orange Is the New Black.

De nombreux autres artistes se réclamant de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle, transgenre et queer, déconstruisant les normes de genre et de sexualité, dont la comique et présentatrice Ellen DeGeneres, représenteront durant la soirée les couleurs du drapeau arc-en-ciel.

Cette présence reflète une influence croissante à Hollywood et les gros progrès réalisés ces dernières années par l'industrie du divertissement pour mieux prendre en compte les sujets liés à l'identité sexuelle.

Elle illustre enfin la capacité de géants du streaming comme Netflix, Hulu et Amazon, à se saisir de ces sujets de société pour en faire des succès commerciaux, sinon toujours grand public.

«Les choses commencent à changer»

«Le nombre de nominations de LGBTQ cette année aux Emmy Awards est le signe que les choses commencent à changer à Hollywood», affirme à l'AFP Sara Kate Ellis, présidente du GLAAD, une organisation qui promeut la meilleure intégration des LGBTQ dans les médias.

«Avec des nominations pour des séries comme Pose et Special, et des performances comme celles de Hannah Gadsby, Laverne Cox, Billy Porter et bien d'autres, on voit la diversité des gens LGBTQ non seulement représentée dans les grands médias mais aussi célébrée», estime-t-elle.

Ces séries «trouvent un public partout et c'est quelque chose que l'industrie du divertissement ne peut plus ignorer».

D'après le rapport 2018 du GLAAD, le nombre de rôles LGBTQ sur le petit écran a atteint un record : 8,8 % des 857 personnages qui sont apparus à une heure de grande écoute dans des séries télévisées étaient identifiés comme appartenant à cette communauté.

Hollywood ne doit cependant pas s'endormir sur ses lauriers car il y a encore beaucoup de progrès à faire, soulignent les défenseurs de la cause LGBTQ.

«Même si le public réclame un changement, l'histoire des efforts d'Hollywood pour plus de diversité suggère que le problème ne va pas se corriger tout seul», estime un rapport annuel sur le sujet publié par l'Université de Californie UCLA, qui demande que les «intentions» manifestées par la profession se traduisent plus souvent en actes.

Nico Tortorella, qui figure dans la série Younger qui se définit comme «non binaire», ne se reconnaissant pas dans le genre féminin ou masculin, relève que si les thèmes LGBTQ sont plus fréquemment abordés à la télévision, cela ne reflète pas forcément une évolution de la société.

«Il y a une grosse différence entre la société dans son ensemble et ce qui se passe sur les réseaux sociaux», a observé Tortorella, qui va jouer dans une série dérivée de Walking Dead, dans un numéro spécial récemment publié sur la question par le magazine Variety.

«L'époque est troublante, c'est certain. En termes de représentation à Hollywood, oui, ça s'améliore», poursuit l'artiste, «mais beaucoup des personnages écrits pour des gens non hétérosexuels sont encore caractérisés par la violence qu'ils subissent».

Télé et radio

Des Canadiens à surveiller au gala des Emmy de dimanche

TORONTO — La réputation du Canada n'est plus à faire quand il est question de produire des talents comiques reconnus partout sur la planète, et plusieurs de ces talents seront mis en évidence, dimanche à Los Angeles, au gala des prix Emmy.

Plusieurs artistes canadiens y sont finalistes pour leur humour, grâce à des émissions comme Schitt's Creek, Barry, Full Frontal with Samantha Bee, The Late Show with Stephen Colbert et Saturday Night Live.

Le pays est également représenté dans des catégories dramatiques, avec Jean-Marc Vallée pour Sharp Objects et Sandra Oh pour Killing Eve.

Quelques Canadiens ont déjà mis la main sur des trophées lors des galas des artisans du weekend dernier, incluant le créateur de Saturday Night Live Lorne Michaels, qui a grandi à Toronto.

Luke Kirby, né à Hamilton, l'a emporté dans la catégorie «acteur invité» pour son interprétation de l'humoriste Lenny Bruce dans The Marvelous Mrs. Maisel. La Néo-Écossaise Paula Fairfield a partagé un prix pour le montage sonore de Game of Thrones, tandis qu'un trio de Canadiens — Elisabeth Williams, Martha Sparrow et Robert Hepburn — a gagné un trophée pour les décors de The Handmaid's Tale.

Coup d'œil sur les finalistes canadiens au gala de dimanche.

Les chances de Sharp Objects

Le thriller psychologique de HBO, qui a été réalisé et coproduit par Jean-Marc Vallée, a obtenu huit nominations, mais en a déjà perdu cinq le weekend dernier. Dimanche, il pourrait notamment être primé dans la catégorie de la meilleure minisérie, un prix qui irait à la compagnie du Québécois, Crazyrose Productions.

Amy Adams, qui tient le rôle d'une journaliste alcoolique qui enquête sur de mystérieux meurtres dans sa ville natale, est nommée dans la catégorie de la meilleure actrice dans une minisérie ou un téléfilm. Patricia Clarkson, qui interprète sa mère, est finaliste comme actrice de soutien.

Des honneurs pour la famille Rose

Une reconnaissance internationale pour l'excentrique famille Rose de la comédie télévisée ontarienne Schitt's Creek s'est révélée payante cette année, en permettant à l'émission de CBC — aussi diffusée sur la chaine Pop TV aux États-Unis — d'obtenir plusieurs nominations.

L'émission, créée par le duo père-fils Eugene et Daniel Levy, est en lice dans la catégorie de la meilleure comédie télévisée. Eugene Levy, qui est né à Hamilton, est aussi nommé pour son rôle du patriarche Johnny Rose, tandis que la Torontoise Catherine O'Hara pourrait gagner pour le rôle de son épouse, Moira Rose.

L'émission était aussi nommée pour ses costumes, mais a perdu dans cette catégorie le weekend dernier.

Deuxième essai pour Sandra Oh

Il s'agit de la deuxième année consécutive où l'actrice originaire d'Ottawa est nommée dans la catégorie de la meilleure actrice dans une série dramatique pour Killing Eve, diffusée sur les ondes de Bravo au Canada et de BBC America. L'an dernier, elle avait perdu aux mains de Claire Foy de la série The Queen.

Dans Killing Eve, Sandra Oh tient le rôle d'une agente du MI5 déterminée à arrêter une femme assassin, interprétée par Jodie Comer, qui est nommée dans la même catégorie cette année.

Sandra Oh était aussi nommée pour l'Emmy de la meilleure actrice invitée dans une série comique pour l'animation de Saturday Night Live, mais ce trophée a été remis à Jane Lynch le weekend dernier pour son rôle de Sophie Lennon dans The Marvelous Mrs. Maisel.

Grosse soirée pour une actrice de Barry

La comédie noire de HBO qui met en vedette Bill Hader dans la peau d'un tueur à gages/aspirant acteur est en lice pour plusieurs prix, dont un qui pourrait aller à la Vancouvéroise Sarah Goldberg. Elle est nommée dans la catégorie de la meilleure actrice de soutien dans une série comique pour son rôle de Sally Reed, qui étudie le théâtre avec Barry.

Il s'agit d'une première nomination pour Sarah Goldberg, qui a surtout fait carrière sur scène, avec des rôles à Broadway et au West End de Londres, où elle a été nommée pour un prix Olivier pour son rôle dans Clybourne Park.

Reconnaissance pour Samantha Bee

L'émission Full Frontal with Samantha Bee, animée par la Torontoise du titre, obtient des nominations aux Emmy depuis son entrée en ondes, en 2016. Dimanche, elle est en lice pour deux trophées: meilleurs scénaristes pour une émission de variétés et meilleure émission de variétés.

Samantha Bee est directement nommée dans la catégorie scénaristique, tout comme d'autres Canadiens : le Montréalais Barry Julien, qui écrit pour The Late Show with Stephen Colbert, et Lorne Michaels pour Saturday Night Live.

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Pour emporter, ICI ARTV, 20h.

Le Dr Richard Béliveau déboulonne certains mythes sur le professeur Tournesol, les hot-dogs et l’entretien des motos.

Samedi: Cette année-là, Télé-Québec, 20h. 

Marc Labrèche revisite l’année 1984 avec Guillaume Lemay-Thivierge et Sylvie Léonard.

Dimanche: Tout le monde en parle, ICI TÉLÉ, 20h.

Invités: Bianca Andreescu, Xavier Dolan, Geneviève Schmidt, Michel Charette, Jagmeet Singh et Yves-François Blanchet.

Télé et radio

Anxiété généralisée

CHRONIQUE / De quoi souffre-t-on le plus sur la planète? Pas de cancer ou de maladie cardiaque, mais d’anxiété. Et ça ne fait qu’augmenter, particulièrement chez les enfants et les adolescents. Télé-Québec y consacre une partie de sa programmation mercredi soir, avec comme pièce de résistance le documentaire «Génération d’anxieux», porté par Claire Lamarche, réalisé par Stéphanie Couillard et diffusé à 20h. Un deuxième documentaire, «Prisonniers de l’anxiété», est consacré aux adultes, mercredi prochain à la même heure.

Pourquoi est-on aussi anxieux? Les spécialistes ciblent notamment notre «hyper connectivité» aux téléphones et aux réseaux sociaux, notre obsession de la sécurité et le fait de protéger nos enfants à l’excès. Un parent qui est anxieux peut transmettre son anxiété à son enfant.

Ce qui frappe dans ce documentaire, c’est de voir la maturité de ces enfants qui vivent avec l’anxiété. Peut-être justement parce que cet état leur a volé une partie de leur enfance et les a fait grandir trop vite. Parce qu’ils connaissent parfaitement leur situation, sont capables de l’expliquer. Ce sont souvent des premiers de classe, très conscients de la réalité. Surtout pas des enfants qui inventent leur malheur, comme on a pu le croire par le passé. «T’es pas souffrant, c’est juste que t’as pas de volonté», cite une mère, qui a trop souvent dû vivre avec cette forme d’indifférence. L’humain est dur parfois.

À l’école, on nous apprend le théorème de Pythagore, mais «on ne nous apprend pas comment gérer nos émotions», dira une adolescente, de qui bien des nuits blanches auraient pu être sauvées si on lui avait fourni les bons outils. Étonnamment, les jeunes ont moins de rapports sexuels que les générations précédentes, et la solitude est l’une des principales causes de leur anxiété. Les intervenants chez Tel-jeunes reçoivent des appels d’enfants aussi jeunes que six ou sept ans, déjà capables d’identifier leur problème. C’est inquiétant.

L’anxiété chez l’enfant prend toutes sortes de formes. Antoine a peur la nuit. Pas du noir, mais d’une personne. Une personne dont il a tellement peur qu’il ne veut pas la nommer. Comme Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom dans Harry Potter. Sa solution : faire semblant d’être mort. «Tu veux que je t’explique une de mes peurs?» demande le garçon à son père, avant d’avouer : «[J’ai peur] du vide.» Kylianne, elle, est si anxieuse avant une évaluation à l’école qu’elle se cache sous un bureau et se mord le bras.  Au point que ça va rester une semaine», dit-elle de sa morsure. Les deux fréquentent l’Atelier Les gardiens du trésor à l’école primaire Sauvé, à Deux-Montagnes.

On a beaucoup à apprendre de Génération d’anxieux. Intéressant mais bourré d’entrevues avec des spécialistes, le documentaire est par moments aride et même didactique, beaucoup plus que les précédentes séries de Mme Lamarche, dont Soins intensifs et TDAH mon amour. Mais ce que j’aime de tout ça, c’est qu’on en parle, que la détresse de ces enfants et de leurs parents est nommée, expliquée. On sent aussi Claire Lamarche toujours aussi humaine, rassurante.

Dès 19h30, Format familial se consacre entièrement à l’anxiété chez les jeunes, avec la psychologue Florence Marcil-Denault et la comédienne Sandrine Bisson, elle-même anxieuse, qui montre du doigt la surprotection des enfants. Puis, à 21h aux Francs-tireurs, une table ronde sur l’anxiété des adolescents réunit la Dre Christiane Laberge, la sexologue Julie Pelletier et le neuropsychologue Benoit Hammerenger. Le second documentaire, Prisonniers de l’anxiété, mercredi prochain à 20h, souligne qu’on ne donne pas assez congé à notre tête, et se demande s’il est possible de guérir de l’anxiété.

Télé et radio

«The Big Bang Theory», «Seinfeld»: la bataille continue de faire rage entre plateformes américaines

NEW YORK — WarnerMedia récupère «The Big Bang Theory», Netflix ramasse «Seinfeld», tandis que NBCUniversal annonce 15 000 heures de programmes sur son offre: la bataille du contenu s’intensifie entre les plateformes de streaming américaines, en attendant une possible guerre des prix.

À un mois et demi du lancement d’Apple TV+, qui sera suivi par Disney+, puis, en 2020, HBO Max et le service de NBCUniversal, chacun continue à empiler des contenus pour attirer, ou conserver, des abonnés.

Lundi, c’est Netflix qui annonçait avoir récupéré les droits de la série «Seinfeld» (pour le monde entier à la différence des autres plateformes), moyennant une somme estimée par des médias américains à 500 millions de dollars, après avoir perdu ceux de «Friends» et «The Office».

Mardi, WarnerMedia, qui a déjà fait tomber «Friends» dans son escarcelle, a annoncé l’acquisition, pour cinq ans, des 279 épisodes de «The Big Bang Theory», dont le dernier volet a été diffusé mi-mai, pour sa future offre de streaming, baptisée HBO Max, annoncée pour le printemps 2020.

Selon le Wall Street Journal, la filiale de l’opérateur télécom AT&T aurait mis sur la table près de 500 millions de dollars, un montant que WarnerMedia a refusé de confirmer.

«Le fait que nous proposions (la série) pour la première fois sur une plateforme de streaming aux États-Unis est un coup d’éclat pour notre nouvelle offre», a affirmé Robert Greenblatt, président de WarnerMedia Entertainment et de l’offre directe aux consommateurs, dans un communiqué.

Pour Daniel Ives, analyste chez Wedbush Securities, la perte de «The Office» et «Friends», les deux séries les plus regardées de Netflix, «a laissé un trou dans le contenu» du leader incontesté du streaming.

Télé et radio

La YouTubeuse canadienne Lilly Singh fait des débuts historiques à NBC

NEW YORK — La YouTubeuse canadienne Lilly Singh est devenue lundi la première femme issue d’une minorité à présenter un talk-show de soirée sur une grande chaîne américaine, case occupée uniquement par des hommes blancs jusqu’ici.

Oprah Winfrey a été la première présentatrice noire à percer à la télévision et a eu un talk-show national de 1986 à 2011, mais il s’agissait d’une émission de journée, la soirée restant le domaine des hommes jusqu’ici.

Les talk-shows de soirée sont un rendez-vous traditionnel de la télévision américaine, dont Jimmy Fallon (NBC), Stephen Colbert (CBS) ou Jimmy Kimmel (ABC) sont les principales vedettes.

Dans une volonté de capitaliser sur sa popularité sur YouTube, où elle compte 14,9 millions d’abonnés, la chaîne NBC avait décidé de mettre en ligne ce premier numéro de «A Little Late with Lilly Singh» sur la plateforme vidéo avant l’heure de diffusion à la télévision.

De manière générale, la plateforme vidéo a été une bénédiction pour tous les talk-shows américains de deuxième et troisième partie de soirée, qui y ont trouvé un nouveau public plus jeune.

Âgée de 30 ans, de parents indiens, Lilly Singh a repris le dernier des trois créneaux alloués quotidiennement par NBC aux talk-shows de soirée, occupé jusqu’ici par l’animateur Carson Daly.

Diffusé à 01H35 heure de New York, le programme n’est pas enregistré en direct, pas plus qu’aucun des grands talk-shows de la télévision américaine.

Une seule femme avait déjà eu son propre talk-show de soirée en semaine sur une grande chaîne américaine, la comédienne et humoriste Joan Rivers, durant deux ans seulement (1986-1988) sur Fox.

L’humoriste Samantha Bee avait fait parler d’elle avec son émission «Full Frontal», talk-show de soirée lancé en 2016, mais elle est diffusée sur la chaîne câblée TBS qui a eu une audience bien moindre que les quatre «networks», les grandes stations nationales.

Délaissant le traditionnel monologue d’introduction, cher aux talk-shows américains, Lilly Singh a utilisé un sketch préenregistré, lors duquel elle rappe devant des dirigeants de chaîne fictifs.

«Salut, mon nom c’est Lilly et je ne suis pas un homme blanc», scande celle qui a rendu publique sa bisexualité. «Ma peau est colorée et ce n’est pas de l’autobronzant».

Durant l’émission, beaucoup de ses plaisanteries ont tourné autour de la diversité et de l’omniprésence des Blancs à la télévision. «Je comprends que pour certaines personnes», a-t-elle dit, chuchotant «les Blancs», «voir quelqu’un comme moi animer une émission est terrifiant».

«L’une des plus grandes peurs de l’Amérique blanche est que les minorités leur prennent leur boulot», a-t-elle poursuivi. «Et soyons honnêtes, c’est ce que nous sommes en train de faire».

La première invitée de l’émission aura été l’actrice, scénariste et productrice Mindy Kaling, dont les parents sont d’origine indienne.

Télé et radio

En direct de... tant de beauté

CHRONIQUE / On connaissait le savoir-faire et l’efficacité de l’équipe d’«En direct de l’univers». Mais samedi, on a eu la preuve la plus spectaculaire de sa débrouillardise et de sa capacité à se réorienter en un temps record. À peine cinq jours après l’annulation de Patrick Bruel, on a kidnappé Normand Brathwaite pour lui proposer un spectacle qui n’avait rien d’improvisé. Pour vrai, j’étais sans mots au générique.

Parce qu’aucun détail dans cette heure ne laissait entrevoir l’état de nervosité qui a dû habiter l’équipe de France Beaudoin depuis moins d’une semaine. Celle-ci s’en est plutôt servi comme levier pour offrir le meilleur spectacle possible. «Qui a le droit?» a fredonné à la blague Normand Brathwaite, quand l’animatrice est allée le réveiller à sa résidence de Saint-Paul-d’Abbotsford. On a eu droit à de grands moments, comme Claude Dubois, venu reprendre l’une de ses plus belles, J’ai souvenir encore, malgré la maladie. Et l’arrivée surprise de la divine Sarah Slean, devant qui l’invité a échappé : «m’as mourir, câlisse!» Voir Normand incrédule d’entendre son fils Édouard — «tu chantes?» le voyait-on articuler — faisait partie des moments uniques de cette émission. Et pour nous «achever», Richard Séguin est apparu devant un immense chœur pour clore l’émission avec Chanson pour durer toujours, plus belle chanson d’amour de tous les temps selon Brathwaite. Comment ne pas verser une larme devant tant de beauté?

L’absence de Patrick Bruel a bien entendu attiré la curiosité; 926 000 téléspectateurs étaient au rendez-vous, samedi sur ICI Télé. Pas un record, mais presque — seules la spéciale de Céline Dion et les émissions pour Luc Dionne, Guy A. Lepage et L’auberge du chien noir ont fait mieux. À Télé-Québec, la première de Cette année-là a rallié 123 000 fidèles et la spéciale Festival de montgolfières de Gatineau reçoit Belle et Bum, 113 000. Vendredi, la première de Faites-moi rire! avec Pénélope McQuade a retenu 364 000 téléspectateurs sur ICI Télé, contre 542 000 pour Du talent à revendre : le championnat mondial à TVA.

VÉRO DE RETOUR AUX GÉMEAUX

Animé par Véronique Cloutier, le Gala des Prix Gémeaux a fait un bond spectaculaire dans les sondages, attirant dimanche 1539 000 téléspectateurs, contre 1291 000 l’année dernière. En trois ans, la soirée a gagné 500 000 téléspectateurs sur ICI Télé. Pas étonnant que le diffuseur ait déjà annoncé que Véronique Cloutier sera de retour à l’animation l’année prochaine. L’avant-gala a aussi connu une bonne augmentation, retenant 1017 000 curieux, comparativement à 796 000 l’an dernier. Quant à L’après-gala, il a quant à lui attiré 164 000 couche-tard. À TVA, l’émission spéciale Au cœur de Révolution : la saison 1 a été vue par 666 000 téléspectateurs.

Télé et radio

Les Gémeaux couronnent «District 31»

La série policière «District 31» a raflé le convoité prix du public pour une deuxième année consécutive au 34e gala des prix Gémeaux, dimanche, en plus d’avoir triomphé dans toutes les catégories où elle était en lice.

Les téléspectateurs avaient aussi désigné la populaire quotidienne comme leur coup de coeur, l’an dernier, lors de la création de ce prix spécial.

District 31 a aussi été désignée meilleure série dramatique quotidienne. Dans son discours de remerciement, Fabienne Larouche a abordé les défis auxquels est confronté le petit écran québécois, face à des géants américains comme Netflix, Amazon et Apple.

«On n’a pas autant de moyens qu’eux, mais on a autant de talent, autant de passion», a avancé la productrice.

La distribution de District 31 a également fait belle figure.

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Hélène Bourgeois Leclerc et Patrice Godin ont décroché les prix du meilleur premier rôle féminin et masculin dans une série dramatique quotidienne - des catégories dans lesquelles étaient également nommés leurs collègues de jeu Geneviève Brouillette et Vincent-Guillaume Otis.

En allant cueillir son prix sur scène, Patrice Godin a tenu à remercier l’auteur Luc Dionne pour le rôle du psychopathe Yanick Dubeau.

«Tu m’as tellement sorti de ma zone de confort avec un rôle terriblement troublant et extrêmement fort. À cause de toi, il y a deux millions de personnes qui m’haïssent», a-t-il relevé sur un ton rieur.

«La gang du district, Yanick vous haït. Moi, je vous adore», a-t-il également lancé à l’intention de ses collègues, depuis la scène du théâtre St-Denis, à Montréal.

Télé et radio

Les plateformes en ligne s’arrachent les vieilles séries télévisées

NEW YORK — Quelque 500 millions de dollars pour «The Office», 425 pour «Friends», et bientôt plus d’un milliard pour «The Big Bang Theory» : à l’heure où les plateformes de vidéo en ligne, engagées dans une bataille sans merci, rivalisent de nouveautés, les vieilles séries valent encore de l’or.

En 2018, Netflix a produit 140 nouveaux programmes différents. La série la plus regardée? The Office, une adaptation américaine de la série britannique du même nom, produite par la chaîne NBC et dont le dernier épisode remonte à six ans.

La série arrive très largement en tête, selon le cabinet Nielsen, suivie par Friends (1994-2004), loin devant les séries «maison» de Netflix.

En 2021, le géant du streaming devra pourtant se passer des travers drolatiques du patron Michael Scott (incarné par Steve Carell) et de son équipe, qui déménageront sur la nouvelle plateforme vidéo de NBCUniversal, moyennant 500 millions de dollars sur cinq ans.

Dès l’an prochain, l’ogre californien devra aussi renoncer à Friends, qui viendra alimenter l’offre de la nouvelle plateforme HBO Max de WarnerMedia (groupe AT & T), pour 425 millions, également sur cinq ans.

Depuis 2010, lorsque Netflix a basculé dans la vidéo en ligne, chaînes et studios avaient généralement pour politique d’utiliser la plateforme comme une troisième fenêtre, après la diffusion initiale et les rediffusions sur les chaînes classiques, moyen de rentabiliser encore davantage un programme.

Mais avec près de 160 millions d’abonnés dans le monde, Netflix menace aujourd’hui directement les acteurs de la télévision historique, poussés à contre-attaquer au plus vite.

Dès novembre, Apple et Disney vont lancer leur propre plateforme, puis WarnerMedia et NBCUniversal dans les 12 mois à venir. Et ils ont engagé des milliards de dollars pour acquérir et créer des contenus susceptibles d’attirer les abonnés et de rivaliser avec Netflix.

«Partager des programmes qui attirent les gens n’est pas un bon modèle», déclarait, en février, Kevin Reilly, responsable de la nouvelle plateforme de streaming de WarnerMedia, HBO Max, en réponse au transfert de Friends. «Ils doivent être exclusifs.»

Disney a adopté la même stratégie pour sa future plateforme Disney+, où elle diffusera en exclusivité tous les films Marvel, Pixar et Star Wars, alors que certains étaient jusqu’ici visibles ailleurs.

Un art qui se perd

En 2020, aucun service de streaming ne devrait produire de «sitcoms» à l’ancienne, enregistrés en public.

«Personne ne semble plus savoir comment faire des comédies», observe Michael Lembeck, qui a réalisé des dizaines d’épisodes de sitcoms célèbres, notamment Friends.

Les séries actuelles «sont provoc, alternatives, et vous regardez ça avec de la distance», alors que dans le cas des séries historiques type Friends, «on adore se laisser entraîner», dit-il.

«Je pense que les plateformes n’ont pas repris ce format parce que le streaming, par nature, est fait pour présenter aux gens des histoires qui se déroulent de manière linéaire, comme un film», analyse Dana Coen, scénariste et professeur à l’université de North Carolina.

Tous sont néanmoins d’accord sur un point, le sitcom ne mourra jamais. «Les gens ont envie de rire», insiste James Michael Tyler, qui jouait Gunther dans Friends. «Plus encore aujourd’hui.»

Le gala des Gémeaux en images

Télé

Nos choix télé

Vendredi: l'unité des naissances, Canal Vie à 18h30

Une future maman attend des triplés, et une autre parvient à devenir enceinte après plusieurs essais en clinique de fertilité.

Samedi: En direct de l'univers, ICI Télé à 19h

Invité mystère à cette émission rebâtie en catastrophe. On sera plusieurs curieux devant notre écran.

Dimanche: 34e Prix Gémeaux, ICI Télé à 20h

Véronique Cloutier anime la soirée. District 31 et M’entends-tu? sont en tête des nominations.

Télé et radio

V, l’authentique et peu maquillée

CHRONIQUE / V est à un tournant de son histoire. D’abord, le réseau racheté à Cogeco par Maxime Rémillard a déjà 10 ans. Puis, voilà que Bell Média s’apprête à mettre la main dessus, à la condition que le CRTC dise oui.

En attendant, il y a une chaîne à opérer, et l’équipe en place dévoilait sa programmation automne-hiver mercredi matin. Une saison marquée par le retour d’Occupation double cet automne, et celui de Julie Snyder dans un talk-show l’hiver prochain. D’ailleurs, l’animatrice et productrice avait une grande nouvelle à annoncer : elle a décroché une entrevue avec Ellen DeGeneres, sur son plateau d’Ellen’s Game of Games, et qu’on verra dans la première semaine de son talk-show en janvier. Une grosse prise. Julie a aussi déjà tourné des séquences en Afrique du Sud, dont une avec des lions, et prépare activement son grand retour avec son complice de longue date, Stéphane Laporte. Le talk-show n’a toujours pas de titre.

Les dirigeants de V aiment souligner que leur chaîne est la généraliste qui attire le plus jeune public. L’automne dernier, l’âge moyen de l’auditoire de TVA était de 54 ans, celui d’ICI Télé, de 55 ans, alors que le public de V n’a que 47 ans. Ce qui a fait dire à Dimitri Gourdin, vice-président exécutif, stratégie et communication de Groupe V Média, cette phrase un peu douteuse qui a fait réagir la salle : «Si V était une jeune fille, elle serait authentique et peu maquillée. La madame de Radio-Canada est assez âgée. La madame de TVA est très maquillée.» Disons que je ne l’aurais pas dit comme ça. Surtout qu’on ne peut pas dire que les filles d’Occupation double n’abusent pas du maquillage.

C’est d’ailleurs lundi prochain à 18h30 qu’on repart le marathon OD, cette fois en Afrique du Sud, avec une semaine spéciale En route vers OD. Pour le tapis rouge, c’est le dimanche 22 septembre. Et on se demande déjà comment la production gérera la présence d’une candidate trans qui n’a pas subi l’opération, une situation délicate. À table avec mon ex, la seule nouveauté originale de l’automne, devrait piquer la curiosité, malgré sa case horaire — l’émission est diffusée à 19h, en même temps que District 31. Dans cette adaptation québécoise d’un concept britannique, des ex-conjoints se retrouvent autour d’un repas pour faire le point sur leur rupture et régler des comptes. Il y en a de tous les genres et de toutes les orientations sexuelles. Quand l’un d’entre eux fait remarquer à son ex-petit ami qu’il lui reprochait ses rides dans le front — les deux hommes sont très jeunes —, l’autre réplique par : «My God, j’t’ai payé du botox pour m’excuser!» Vous voyez le genre. Autre question : «Tu me trouves comment au lit?» Réponse : «C’est assez moyen!» Certains participants sont connus, comme les deux ex d’OD, Sansdrick et Joanie. La narration d’Ève Côté des Grandes Crues apporte une bonne dose de sarcasme. À partir de lundi.

À 18h, Un souper presque parfait revient pour une 10saison, avec le doyen de l’antenne, André Ducharme, à la narration. On annonce une semaine végétarienne avec des anciens d’Occupation double — décidément, on étire la sauce OD au maximum —, et une semaine avec les meilleurs cuisiniers des cinq dernières années. Les titres qui fonctionnaient le mieux sont de retour : Ne jamais faire à la maison, Mets-y le Paquet, et cet hiver, L’amour est dans le pré, Maître du chantier et Phil s’invite, qui se déclinera en demi-heures, sans la panoplie d’invités. On aura déjà un talk-show, inutile d’en avoir deux. De Québec, RPM revient pour une 21e saison, avec Samuel Lessard qui s’ajoute à l’équipe. À partir du dimanche 22 septembre à 10h, suivie de RPM+ à 11h.

Même s’il se départit de sa chaîne généraliste, Groupe V Média conserve les spécialisées Max et Elle Fictions (anciennement MusiquePlus), et devra conséquemment changer de nom. La direction assure que ces chaînes, dont Maxime Rémillard est toujours l’actionnaire majoritaire, ne sont pas à vendre et qu’elles survivront à la vente de V. Peu de voix se sont faits entendre contre la vente du réseau à Bell Média, mais le CRTC pourrait quand même déclencher des audiences pour entendre les différents intervenants du milieu avant de prendre sa décision. Il serait étonnant qu’on soit fixé avant le printemps prochain.

Télé et radio

«100 génies», mais pas nerds

CHRONIQUE / Les participants de «100 génies» sont assurément des bolés, mais pas des nerds pour autant. Le plateau du nouveau jeu de Pierre-Yves Lord est d’ailleurs survolté, pas mal plus que celui de «Génies en herbe» à l’époque. Cette nouvelle émission jeunesse de 60 minutes, qui plaira à toute la famille, méritait amplement sa place dans la grille du soir d’ICI Télé, à partir de jeudi à 20h.

Parce qu’on ne s’emmerde pas une minute en regardant 100 génies, un concept original québécois dont on sort résolument moins niaiseux. Dans le cadre d’un jeu qui fait des connaissances générales sa priorité, Pierre-Yves Lord navigue à merveille, est drôle, sympathique, mais aussi rigoureux, maniant avec aisance les nombreuses subtilités techniques. Vous l’aimerez encore plus.

Ces jeunes génies de 14 à 17 ans ont été sélectionnés après une série de tests, qui en a retenu la crème de la crème. À part trois qui proviennent de l’Ontario, tous les autres concurrents sont du Québec, et au moins cinq sont de la grande région de Québec. À voir la première émission, la production a trouvé les perles rares : ils sont brillants, enjoués, donnent un bon spectacle, en plus d’impressionner par leurs vastes connaissances. Un esprit d’équipe s’est rapidement forgé, les cellulaires étant interdits en studio. En 2019, c’est rare.

Après trois questions de départ aux 100 candidats, on en sélectionne six, qu’on divise en deux équipes. Les joueurs de la meilleure équipe se rendront au «tour de force», l’épreuve finale, qui fera monter votre adrénaline. Chaque semaine, on adopte un thème. Pour la première, toutes les questions tournent autour des vacances. Puis on aura les grandes inventions, l’argent, l’horreur. Les questions de 100 génies sont rarement faciles, et c’est tant mieux. J’en ai raté plusieurs, dont «quel pays partage sa frontière nord avec le Nicaragua?» Traitez-moi d’ignorant, mais c’est le Costa Rica.

Le jeu est dynamique, mais jamais compliqué. Rien de pire que des règles à ne plus finir, qui minent notre plaisir. On n’est pas à XOXO, vous comprendrez le principe très rapidement. Dans l’une des épreuves, les équipes doivent parvenir à sortir d’une salle d’évasion en résolvant une énigme. Dans la première, il fallait être bon en mathématiques, ce qui n’a jamais été mon cas. Vous croyez qu’une équipe est en voie de l’emporter? Rien n’est fait avant «la rafale», où les bonnes réponses donnent 20, puis 30, puis 40 points aux équipes. L’équipe gagnante peut défendre son titre la semaine suivante. La 13e et dernière émission réunira les six meilleurs dans un match des étoiles.

J’ai craint le pire en apprenant qu’un artiste venait donner une prestation chaque semaine. Couper un jeu pour une chanson? Heureusement, on insère dans le numéro des informations que doivent mémoriser les participants pour répondre ensuite à des questions. Jeudi, LGS vient interpréter son succès On perd la tête et ça passe très bien. J’ai déjà hâte d’entendre Bleu Jeans Bleu venir faire son Coton ouaté dans l’émission sur le corps humain le 17 octobre.

Au lancement de presse, Pierre-Yves Lord n’a pu s’empêcher d’envoyer une flèche à Occupation double, qu’il a déjà animée, soulignant que les concurrents de 100 génies ont le mérite de s’illustrer par leurs connaissances et leur esprit d’équipe. Ce qui n’était pas vraiment le cas d’OD, ai-je besoin de le préciser. ICI Télé flaire le succès. Fair-Play, qui produit l’émission, est en voie de vendre le concept à la RTBF en Belgique, notamment. Je serai assurément un fidèle.

Le Soleil

Conversation avec... Richard Therrien [VIDÉO]

Le mercredi 4 septembre, quelques abonnés du Soleil ont pu assister au premier rendez-vous de notre série «Conversations avec...» Dans l'enceinte du tout nouveau Diamant, à Québec, la rédactrice en chef Valérie Gaudreau s'est entrenue avec M. Télé, le chroniqueur Richard Therrien.

Voici des extraits de cette passionnante rencontre devant public. Surveillez les diverses plateformes du Soleil pour connaître les détails de notre prochain rendez-vous de l'automne, cette fois avec le chroniqueur urbain François Bourque.

À LIRE AUSSI Notre compte-rendu de l'entretien: «La télé m’a amené au journalisme»

À ÉCOUTER Richard Therrien se confie dans une baladodiffusion de notre série Portraits

À SUIVRE Les chroniques télé de Richard Therrien

Télé

Les 25 ans de la série «Friends» célébrés à New York

NEW YORK — Le fameux canapé orange du Central Perk, les fauteuils en cuir noir inclinables de Chandler et Joey ou la guitare de Phoebe, tout est là dans cet espace éphémère dédié à la série «Friends», inauguré samedi à New York.

Pour marquer le 25e anniversaire des débuts du programme, Warner Bros, producteur de la série, a décidé de nourrir abondamment l’étonnante popularité dont bénéficie toujours «Friends» (1994-2004), 15 ans après la diffusion du dernier épisode.

Des projections d’épisodes emblématiques sont prévues dans plus de mille salles de cinéma aux États-Unis, des lignes de meubles et de jouets ont été lancées, et des versions du canapé orange circulent un peu partout dans le monde.

Mais c’est à New York, où la série est censée se dérouler même si elle a été entièrement tournée en Californie, que le studio a frappé le plus fort.

Dans un immense loft de Soho au sud de Manhattan, il a remonté, avec de nombreux éléments d’origine protégés par des vitrines, le décor de cette série culte.

Même les éléments recréés pour l’occasion ménagent le caractère «instagramable» de cette mini-exposition qui affiche complet jusqu’à sa fermeture, le 6 octobre: les visiteurs peuvent poser sur les fameux fauteuils en cuir, ou en train d’ouvrir la porte de l’appartement de Rachel et Monica.

«C’est comme un musée», s’enthousiasme l’acteur James Michael Tyler, qui jouait Gunther, le serveur taiseux du Central Perk. «Le niveau de détail, c’est dingue. (...) Ça me rend un peu triste aussi de revoir ces objets. Ils me manquent. Ça me rappelle des souvenirs.»

L’exposition permet ainsi de constater l’importance que la production de «Friends» attachait aux détails, au point d’imprimer un faux magazine avec Joey en couverture ou un vrai-faux carton d’invitation au mariage de Chandler et Monica.

Des fans de 12 ans

En net décalage avec la presque totalité des programmes produits aujourd’hui, y compris en matière de comédie, «Friends» continue pourtant à conquérir en permanence de nouveaux spectateurs, y compris certains nés après sa diffusion initiale.

Pour Dominic Caristi, professeur de communication à l’université de Ball State, dans l’Indiana, «Friends» fait partie des rares séries qui possède une audience «cumulative», aux spectateurs de la première heure s’ajoutant ceux des rediffusions, aujourd’hui rejoints par les abonnés de Netflix.

Le programme constitue donc une exception dans le paysage télévisuel d’aujourd’hui, une référence culturelle commune et intergénérationnelle, de celles qui firent les beaux jours de la télévision jusqu’au morcellement des audiences.

«On me reconnaît dans toutes sortes d’endroits», raconte Maggie Wheeler, qui interpréta Janice, personnage haut en couleur à la voie nasillarde inoubliable. «Et maintenant, je vois même des gamins de 12 ou 13 ans qui me reconnaissent, c’est touchant.»

La recette de ce succès jamais démenti, malgré quelques critiques sur le manque de diversité de la distribution ou certaines répliques parfois jugées politiquement incorrectes aujourd’hui, tient à plusieurs facteurs.

La comédie, d’abord, fonctionne mieux que le drame sur le long terme, explique Stephen Engel, qui a travaillé sur plusieurs sitcoms à succès.

«Si vous regardez un épisode des Experts que vous avez déjà vu, vous savez qui est le meurtrier», dit-il. «Mais les gens peuvent regarder des sitcoms plusieurs fois parce qu’ils rient de nouveau.»

Pour Michael Lembeck, qui a réalisé 24 épisodes de «Friends», le secret tient à la rencontre du public avec les personnages, une constante depuis le début de la télévision. Il y a l’écriture, le jeu, la production, «mais vous ne savez jamais quand cela va se produire. C’est un petit miracle.»

«Il me semble qu’à eux six (acteurs principaux)», dit-il, «ils avaient connu 30 ou 35 échecs avec des pilotes (épisode test pour une nouvelle série) avant qu’ils ne se rencontrent et que la magie fasse son oeuvre.»

«Ces six jeunes gens s’appréciaient, prenaient soin les uns des autres, se respectaient», se souvient-il. «Et tous travaillaient aussi dur qu’ils le pouvaient.»

Même lorsque la série a décollé avec la deuxième saison et qu’ils sont devenus des vedettes, «ils n’ont pas triché», se rappelle-t-il, «ils ont continué à travailler aussi dur que possible.»

«Je ne prends pas ça à la légère», assure James Michael Tyler. «J’ai eu énormément de chance de faire cette série.»

Télé

Nos choix télé

Vendredi: Les grands films: Moi, Tonya, ICI Télé à 19h30

Margot Robbie incarne la patineuse Tonya Harding dans cette brillante évocation du complot qui a mis fin à sa carrière.

Samedi: En direct de la rentrée, ICI Télé à 18h30

France Beaudoin reçoit les vedettes de la programmation automne-hiver d’ICI Télé.

Dimanche: La rentrée TVA 2019, TVA à 19h30

Au tour de Patrice Bélanger de lancer la nouvelle saison de TVA dans cette émission spéciale.

Télé et radio

Conversation avec Richard Therrien: «La télé m’a amené au journalisme» [VIDÉO]

Richard Therrien est tombé dans la télé quand il était petit. Il n’a jamais rêvé d’être policier ou astronaute. Non, lui, il voulait devenir chroniqueur télé.

Première de la série Conversation avec nos chroniqueurs, au Diamant, la rencontre avec Richard Therrien a donné l’occasion, dans le contexte difficile que l’on connaît, à une soixantaine de lecteurs du Soleil de montrer leur soutien au quotidien centenaire de Québec et d’en savoir un peu plus sur le métier de chroniqueur télé. Réservée aux abonnés du journal, la soirée s’était remplie en quelques minutes. 

Il faut dire que les chroniques de Richard Therrien sont très suivies, surtout dès qu’il parle de District 31. Richard a eu la chance de voir les quatre premiers épisodes, lors de la projection de presse mardi, mais il ne fallait pas compter sur lui pour révéler ce qui nous attend cette saison. Il a tout de même lâché une petite primeur, rendez-vous jeudi pour savoir ce qui arrive avec Yannick Dubeau.

Chroniqueur télé du journal Le Soleil depuis 2001, Richard Therrien carbure à son petit écran. Cette véritable «encyclopédie de la télévision» a d’abord écrit pour TV Hebdo de 1996 à 2001. On peut l’entendre régulièrement commenter l’actualité télévisuelle au 98,5 FM. Il tient aussi le répertoire de la télévision québécoise en ligne Qui Joue Qui?

À VOIR Extraits de la conservation avec Richard Therrien [VIDÉO]

Télé et radio

«Toute la vie»: le défi d'arriver après «Unité 9»

CHRONIQUE / Arriver après «Unité 9» représente un défi de taille pour Danielle Trottier, l’une de nos meilleures autrices des dernières années à la télévision. «Toute la vie», sa nouvelle série qui arrivera sur ICI Télé mardi prochain à 20h, et qui marque le retour à la télé de Roy Dupuis, sera-t-elle à la hauteur des attentes?

L’histoire commence alors que l’école Marie-Labrecque, qui accueille des adolescentes enceintes de 12 à 17 ans, reçoit une nouvelle élève, Edwige (Naïla Victoria Louisdor-Biassou), encore refermée sur elle-même. Et pour cause : ses deux parents sont morts, et elle attend un enfant qu’elle n’a pas désiré. Edwige se rebelle, se frappe dans le ventre et considère l’enfant qui est en elle comme un corps étranger.

Attendez de connaître sa tante, qui s’occupait d’elle depuis la mort de sa sœur, et qui l’a mise à la porte après avoir appris qu’elle attendait un bébé. Marthe Desrosiers (Anie Pascale) n’en pouvait plus d’entendre sa nièce pleurer. «J’ai une carrière, j’ai un salon, j’ai des comptes à payer», dira-t-elle dans un élan de colère narcissique. Edwige ne peut faire autrement que de se sentir rejetée.

On suit en parallèle le destin d’Anaïs (Cassandra Latreille), enceinte à 13 ans, «presque 14» insiste-t-elle, d’un garçon de 17 ans, Tommy (Thomas Delorme, fils du couple Delorme-Perreault). Ses parents (Fanny Mallette et Emmanuel Bilodeau) et sa sœur (Jade Charbonneau) ont beau tenter de la convaincre de se faire avorter, la jeune fille ne veut rien entendre, et quitte sa campagne pour la ville, espérant être admise à Marie-Labrecque.

Dans les premiers épisodes, on ne fait qu’entrevoir les autres élèves de Marie-Labrecque : la lumineuse Flora (Tayna V. Lavoie), qui rêve de mariage, Jolène (Alison Carrier), précoce sexuellement au point d’en montrer un peu trop sur les réseaux sociaux, Camille (Ambre Jabrane), qui vit mal le divorce de ses parents, et Den (Evelyne Lafrenière), qui provient d’une famille vivant de l’aide sociale. L’école de Toute la vie abrite des pensionnaires aux destins plutôt sombres, pas mal plus que la maison de Louise dans Chambres en ville jadis. L’ambiance n’est pas à la fête, l’école paraît pratiquement vide. Disons qu’on est quelque part à mi-chemin entre L’Échappée et Unité 9, en terme de misère des personnages.

Après trois épisodes, je ne me suis pas encore attaché aux personnages de Toute la vie, alors que ceux d’Unité 9 avaient aussitôt obtenu mon affection. J’arrive difficilement à croire à leurs motivations. Certains aspects de la série me dérangent. Les deux seuls pères des adolescents qu’on a vus jusqu’à présent sont des brutes, des êtres compulsifs et colériques, alors que leurs épouses semblent plus compréhensives, l’une d’elles étant carrément soumise, l’autre presque muette. La directrice de l’établissement, jouée par Hélène Bourgeois Leclerc, est quant à elle dépassée par les événements, torturée par la volonté de sauver ses ouailles au risque d’y laisser sa peau. Un classique. Et il ne faut pas compter sur l’affable — mais un peu beige — psychoéducateur Christophe L’Allier (Roy Dupuis), qui arrive au deuxième épisode, pour mettre un peu de vie dans tout ça.

Restent de jeunes actrices convaincues et relativement convaincantes, pour la plupart inconnues, ce dont on ne se plaindra pas. Jean-Philippe Duval a su en tirer le meilleur d’elles-mêmes. Plus lumineuse qu’Unité 9, sa réalisation se veut aussi plus nerveuse. Soulignons l’effort réussi d’enrober le tout d’une trame musicale qui ne fait pas semblant d’être jeune, mais qui est résolument moderne et ancrée dans notre époque : les sons de Koriass, Queen Ka, Radio Radio et La Bronze s’intègrent parfaitement aux intrigues.

Dans l’ensemble, voilà un constat plutôt tiède après trois épisodes. Certaines séries démarrent lentement et nous surprennent par la suite; L’heure bleue, qui affrontera Toute la vie à TVA, en est le meilleur exemple. Disons seulement que je ne suis pas encore convaincu.

LA REVANCHE DE «RUPTURES»

Ignorée par l’Académie, l’excellente série Ruptures pourrait prendre sa revanche le soir du gala, le 15 septembre, puisqu’elle s’est classée parmi les cinq titres en nomination pour le prix du public. Les autres émissions sont Discussions avec mes parents, District 31, En direct de l’univers et La vraie nature, seul titre de TVA. En attendant, savourez la cinquième et dernière saison de Ruptures, à partir de lundi à 21h sur ICI Télé. Notre Ariane (Mélissa Désormeaux-Poulin) n’a jamais paru aussi fragile, au point d’en perdre la raison et de mettre sa carrière en péril. Moi, en autant que Jean-Luc De Vries (Normand D’Amour) paie pour ses vilains péchés d’ici la fin de la saison.

Télé et radio

Tournage de «Barkskins» à Québec: au temps de la Nouvelle-France [PHOTOS + VIDÉO]

Le temps d’une journée, mercredi, la place de Paris et une partie de la rue Saint-Pierre, dans le Vieux-Port, ont renoué avec l’ambiance de la Nouvelle-France pour les besoins du tournage de la fresque historique «Barkskins». Des dizaines de figurants en costume d’époque, des chevaux, des charrettes, des étals de légumes, un sol boueux, rien n’avait été négligé pour rendre avec le plus de réalisme possible cette imposante série télé américaine produite par le studio Fox pour la chaîne National Geographic.

En retrait, à deux pas de place Royale, les représentants des médias ont pu assister en fin d’avant-midi au tournage d’une scène prévue à l’horaire. Abondante au petit matin, la pluie a cessé un moment, ce qui était de nature à simplifier le travail de l’équipe technique.

Télé et radio

«District 31»: l’enfer de Bruno

CHRONIQUE / Comment va Bruno Gagné? Quelques mois après avoir heurté une fillette en pourchassant Yanick Dubeau, le sergent-détective joue les durs. Mais ça ne prend pas une grosse boule de cristal pour deviner qu’il ne va pas bien.

C’est ainsi qu’on reprend notre vie normale à 19h, avec le retour lundi prochain de District 31 sur ICI Télé, pour la quatrième saison. À l’ère où plusieurs se débranchent du câble, la quotidienne produite par Fabienne Larouche et Michel Trudeau attirait la saison dernière 1,6 million de fidèles assoiffés. Il est à peu près clair que c’est dans la poche pour une cinquième saison.

Dans ces quatre premiers épisodes, montrés à une poignée de chanceux journalistes mardi, il n’est plus question des Services secrets, de Léopold Jean ou de Christian Phaneuf, mais de tout autre chose. Encore une fois, Michel Charette vous émouvra dans la peau d’un homme fragilisé, pour ne pas dire anéanti. Il faut dire qu’une femme fera de la vie de Bruno un enfer, en le harcelant de toutes les façons. Geneviève Schmidt, qui excelle dans tous ses rôles, est hallucinante dans celui de la mère de la petite victime. Et vous ne savez pas jusqu’où Mme Riopelle peut aller pour venger la mort de sa fille. Oh que non.

Une grosse intrigue des premières semaines concerne l’ayahuasca. L’auteur Luc Dionne avait appris l’existence de cette boisson hallucinogène dans un reportage d’Enquête, il y a quelques années. Composée de racines et de lianes, l’ayahuasca — que Sonia Blanchard (Pascale Montpetit) prononce «la yamaska» — n’est pas considérée comme une drogue par Santé Canada malgré ses effets délirants. Même qu’il est permis d’en importer si vous faites partie d’un groupe religieux. Un suspect qui en a fait usage se retrouvera dans une bien fâcheuse situation. Toute la question autour de cette loi absurde, disons-le, est fort intéressante. L’autre grosse intrigue tourne autour d’un chef de la mafia, et implique le retour de Mathieu Baron, qui parle un italien impeccable, dans le rôle de l’enquêteur du crime organisé Nick Romano. Mais là-dessus, je m’en tiendrai à ça.

Dans les semaines à venir, vous verrez surgir le nouveau sergent-détective Florence Guindon (Catherine Proulx-Lemay), une policière d’expérience, dure, qui ne s’en laisse pas imposer. Elle prend la relève d’Isabelle aux crimes familiaux, Hélène Bourgeois Leclerc ayant choisi de quitter la série. Puis, Yves Jacques, qu’on voit trop rarement, fera son entrée dans le rôle d’un coroner. Mais pourquoi je ne vous parle pas de Yanick Dubeau (Patrice Godin)? Aux dernières nouvelles, le tueur en série courait toujours dans la nature. Et ce n’est certainement pas moi qui vous dirai où il est. Allez, souffrez encore un peu!

NOUVELLE SÉRIE POUR PIER-LUC FUNK

Disons que Pier-Luc Funk est très en demande cette année. En plus de le voir cet automne dans Fragile, la nouvelle série de Serge Boucher, j’ai appris que Catherine Brunet et lui seront les vedettes d’une nouvelle série destinée aux jeunes adultes, intitulée Pour toujours, plus un jour, et produite chez Passez Go, qui nous a donné Le chalet à VRAK. Quatorze épisodes de 30 minutes composent la première saison, prévue pour l’hiver prochain sur une chaîne de Bell Média.

Dans cette nouvelle comédie dramatique, Pier-Luc Funk incarne Chuck, atteint d’une maladie incurable qui ne lui laisse que peu de temps à vivre. Avec sa blonde Delphine, jouée par Catherine Brunet, il décide de faire tout ce dont il a envie, sans réfléchir, et ça risque de donner lieu à tous les excès. Deux de leurs amis sont interprétés par Karl-Antoine Suprice et Victoria Diamond, alors que Rémi Goulet joue le frère de Chuck, et Isabelle Brouillette, leur mère. Guillaume Girard est l’auteur principal de la série, en plus de l’avoir développée avec Kristine Metz. Érika Soucy et Patrick Dupuis les secondent aux textes. Marie-Claude Blouin, qui réalisait Le chalet, est de retour derrière la caméra.

LE GRAND PIERRE NADEAU

Pierre Nadeau était un monument du journalisme, un modèle pour bon nombre de mes collègues et moi. Un grand monsieur, un gentleman que j’ai eu le privilège d’interviewer il y a plusieurs années au moment de la publication de sa biographie, intitulée L’impatient. Il est décédé hier à 82 ans, dans les bras de sa fille Pascale, qui vient à peine de perdre sa mère, France Nadeau, aussi animatrice et journaliste, en juillet dernier.

J’admirais Pierre Nadeau, le vulgarisateur. Mais j’adulais aussi l’interviewer redoutable, le maître du hot seat, un art qui se pratique de moins en moins à la télévision. Après un trait d’humour, il pouvait coincer son invité et ne plus le lâcher. C’était beau à voir.

Depuis plusieurs années, la maladie de Parkinson l’avait tenu à l’écart de la sphère publique, même s’il n’avait rien perdu de son esprit et de son humour. La télé a perdu un de ses grands.

Télé et radio

Le journaliste Pierre Nadeau s'éteint à l'âge de 82 ans

Le célèbre journaliste Pierre Nadeau est décédé ce mardi, 3 septembre, à l’âge de 82 ans.

Sa fille, la journaliste et chef d’antenne de Radio-Canada Pascale Nadeau, a confirmé la nouvelle dans un message publié sur son compte Twitter.

«Le cœur brisé, je vous annonce que ce matin, tout doucement, dans mes bras, est décédé mon courageux, résilient et combatif père, Pierre Nadeau. Je te souhaite le plus beau des voyages», a-t-elle écrit un peu avant 15 h.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, s’est dit : «attristé» par le décès de Pierre Nadeau, «un grand journaliste qui posait toujours les vraies questions. À travers ses reportages, il nous a aidés à mieux connaître et comprendre notre monde. Sa passion et son intégrité continueront de nous inspirer.»

Réagissant lui aussi sur Twitter, le premier ministre du Québec, François Legault, a offert ses pensées aux proches du défunt. «Je suis triste d’apprendre le décès d’un grand du journalisme québécois. Pierre Nadeau était un homme cultivé, un intervieweur hors pair. On s’ennuie de ses grands entretiens à Format 60», a-t-il écrit.

Véritable institution au sein du milieu du journalisme québécois, mais aussi vedette de la télévision au sein de la population, M. Nadeau souffrait de la maladie de Parkinson depuis plusieurs années.

Il avait annoncé publiquement qu’il était atteint de cette maladie dégénérative lors d’un passage derrière le micro de l’émission de Christiane Charette en décembre 2008.

C’est après avoir découvert que «quelque chose ne tournait pas tout à fait rond», au retour d’un tournage en Cisjordanie, que le reporter chevronné avait pris la décision de s’«éloigner un peu du métier qui, de toute façon, se serait éloigné de (lui)», avait-il alors confié.

Son ancienne collègue et coanimatrice à l’émission Le Point au début des années 80, Madeleine Poulin, estime que Pierre Nadeau a placé la barre «inaccessiblement haute» pour tous les journalistes qui l’ont suivi.

«Je dirais qu’il se démarque complètement encore aujourd’hui», affirme la journaliste émérite qui se rappelle un gentleman toujours prêt à aider ses jeunes collègues avec une attitude courtoise et généreuse, jamais condescendante.

Son premier souvenir remonte au tout début de sa carrière lorsque Radio-Canada a instauré les conversations en direct entre l’animateur et des journalistes, dans les années 60. Tous les journalistes étaient intimidés par cette formule sans filet, se souvient Mme Poulin, mais Pierre Nadeau arrivait à les rassurer.

«Mon premier souvenir, c’est cette sollicitude qu’il avait envers une journaliste novice, comme moi, qu’il aidait à relativement bien s’en sortir. Je me dis que c’était peut-être parce qu’il avait eu l’aide de Judith Jasmin, lui, comme jeune journaliste», raconte celle qui n’hésite pas à parler de M. Nadeau comme d’un mentor.

Simon Durivage a lui aussi coanimé Le Point avec Pierre Nadeau. Il parle de cette époque comme des «quatre plus belles années de (sa) vie professionnelle». Pour lui, son défunt collègue a fait plus qu’inspirer les générations suivantes, il a amené les Québécois à élever leur niveau de langage par son souci de la qualité du français parlé à l’écran.

Ce qui l’impressionnait le plus, chez celui qu’il présente comme «le plus grand» du métier, était «sa capacité d’absorber une tonne d’information et de la retransmettre en 30 secondes, puis d’élaborer avec une entrevue ou un reportage passionnant».

Alain Saulnier, professeur de journalisme à l’Université de Montréal et ex-directeur de l’information des services français de Radio-Canada, a été un étroit collaborateur de Pierre Nadeau à l’époque des émissions «Le Point» et «Enjeux».

«C’était un géant de l’information. Pour moi, c’est le plus grand qu’on ait eu au Québec. On vient de perdre un vrai monument du journalisme», a-t-il confié en entrevue à La Presse canadienne.

Télé

15 titres à surveiller cet automne à la télé québécoise

Beaucoup de choix, mais des points en commun dans cette nouvelle programmation télé, toutes chaînes confondues : la police est omniprésente, les animaux sont rois, l’enfance et l’adolescence sont des thèmes prisés. Voici 15 titres qui devraient retenir votre attention pour traverser l’automne.

DISTRICT 31

Début : lundi 9 septembre à 19h, ICI Télé

«Y’a pas un autre district qui a vécu plus de bouleversements que le 31», déclare à raison Daniel Chiasson (Gildor Roy) dans la bande-annonce. Et ça ne changera pas avec l’assassinat du chef de la mafia, les durs lendemains du tragique accident pour Bruno Gagné (Michel Charette) et l’arrivée du nouveau sergent-détective Florence Guindon (Catherine Proulx-Lemay). Que ferez-vous le 9 septembre à 19h?

Télé

Grève d'une journée des techniciens de l'image et du son; des tournages affectés

MONTRÉAL — Les techniciens de l'image et du son membres de l'AQTIS ont débrayé durant une journée, jeudi, affectant ainsi des productions télévisuelles et cinématographiques.

Du côté patronal, Hélène Messier, présidente-directrice générale de l'Association québécoise de la production médiatique, a confirmé en entrevue qu'une dizaine de plateaux de tournage ont dû suspendre leurs activités. Les autres plateaux ont tout simplement déplacé leur journée de tournage, puisqu'un avis de grève avait préalablement été transmis, comme il se doit.

L'AQTIS représente quelque 6000 membres, des caméramans, preneurs de son, maquilleurs, coiffeurs et autres, qui travaillent à la production de téléromans, téléséries, documentaires et films, au Québec et parfois à l'étranger.

Ces travailleurs sont des pigistes. Ils revendiquent d'ailleurs d'avoir des contrats garantis, a indiqué en entrevue Gilles Charland, directeur général de l'AQTIS (Alliance québécoise des techniciens et techniciennes de l'image et du son).

Plusieurs séances de négociation ont eu lieu à ce jour avec l'Association québécoise de la production médiatique, qui regroupe des producteurs privés. Mais l'AQTIS voulait accroître la pression sur les employeurs en tenant cette journée de grève.

«C'est un coup de semonce à l'ensemble des producteurs et aussi au gouvernement, pour les sensibiliser à la détérioration des conditions de travail depuis plusieurs années des techniciennes et des techniciens», a expliqué M. Charland.

Les points en litige portent sur la rémunération, les questions de santé et sécurité au travail, la formation et la qualification professionnelle, de même que la priorité d'embauche.

Mme Messier fait valoir que cette industrie est aux prises, comme celle des médias, avec une baisse des revenus publicitaires. Dans le cas des productions télé et cinéma, cela s'ajoute à une baisse des auditoires, de nouvelles habitudes d'écoute, de même qu'une stagnation voire une baisse de certains fonds.

«L'argent de Téléfilm Canada pour le financement des longs métrages, au niveau de la production, n'a pas été augmenté depuis 20 ans. Si on avait des budgets dans le temps des Filles de Caleb de l'ordre de 1 ou 1,1 million $ pour faire une heure de dramatique; on en a maintenant 455 000 $. Et les budgets des documentaires ont baissé de 40 pour cent en 10 ans», a illustré Mme Messier.

La loi qui gouverne les membres de l'AQTIS fait qu'un salaire minimum est établi et qu'il appartient au technicien de négocier un salaire plus élevé, selon son expérience et son expertise, explique M. Charland. «Des fois, les salaires minimums augmentent, en vertu des ententes collectives, mais les techniciens qui travaillent en haut du salaire minimum ne voient jamais les effets de ces augmentations-là», se plaint-il.

M. Charland confirme que les gouvernements y sont pour beaucoup dans les fonds dont dispose l'industrie. «Le financement, il est public en vaste majorité. Il y a des revendications pour que le gouvernement investisse davantage dans la culture au Québec», a plaidé le syndicaliste.

Des syndiqués de l'AQTIS se sont d'ailleurs rassemblés à la Place des festivals, au centre-ville de Montréal, pour marquer le coup jeudi midi.

«Si de telles actions devaient se multiplier, évidemment ça mettrait en péril la production. Alors, ce n'est évidemment pas ce qu'on souhaite. On souhaite que le public puisse continuer de profiter des émissions québécoises et des longs métrages qu'ils aiment», a fait valoir Mme Messier.

Télé

Nos choix télé

Vendredi: Les grands reportages: Hors de contrôle, le naufrage du Titanic, ICI RDI à 20h

Cette catastrophe navale, dont on croit tout savoir, abrite encore plusieurs mystères.

Samedi: Infractions, Moi et cie à 19h

Les criminalistes ont affaire à des cas de violence conjugale et de vitesse excessive.

Dimanche: Viens-tu faire un tour?, ICI Télé à 20h

Lara Fabian et Denis Bouchard montent dans l’Alfa Romeo conduite par Michel Barrette.

Lundi: Méchante météo, Canal D à 20h

Les effets de la foudre sur le corps humain peuvent être fatals.

Télé et radio

«Occupation double»: une femme trans et trois maisons

CHRONIQUE / Un des secrets du succès d’«Occupation double» réside en sa capacité de surprendre ses fans. On s’entend que c’est rarement avec le profil physique de ses candidats que cette téléréalité y parvient; ils ont tous l’air de mannequins, et plusieurs exercent le métier.

L’une d’elles sortira pourtant du lot cette saison, puisqu’il s’agit d’une femme trans, une première pour la téléréalité québécoise. Et pourtant, quand on aperçoit Khate (oui, avec un «h») pour la première fois, on n’a aucun indice que c’est une trans. La candidate d’Amos a 23 ans, est conférencière et préposée aux bénéficiaires, et figure parmi les sept candidates potentielles de la troisième maison. Parce qu’il y aura effectivement trois demeures cette année, deux occupées par des filles, et l’autre par des gars. Ce sera à Khate de dire, ou non, qu’elle est trans aux candidats mâles. De quoi susciter encore plus la bisbille, tant convoitée des fans et de l’animateur Jay Du Temple.

La productrice Julie Snyder est en extase, à raison, devant la destination de cette année, l’Afrique du Sud. Le pays de Nelson Mandela regorge d’histoire et on compte bien nous la raconter, au travers des préoccupations existentielles des candidats. Mais on s’entend que personne ne regarde OD pour ça. Les trois maisons sont situées en périphérie du Cap.

La disparition du talk-show OD+ en direct avec la mort de MusiquePlus permettra d’allonger la saison d’Occupation double Afrique du Sud, qui commence deux semaines plus tôt et s’arrêtera deux semaines plus tard. Du bonbon pour les fans, qui en redemandent. Ainsi, le premier rendez-vous est fixé au lundi 16 septembre à 18h30, avec En route vers OD, une série de quatre émissions en coulisses, qui culmineront vers le tapis rouge, présenté le dimanche 22 septembre à 18h30. Tout de suite après, à 20h, OD Extra nous montrera les coulisses, semaine après semaine.

On remarque plus de diversité parmi les candidats : Russie, Haïti, Algérie, Cameroun, République du Congo, Israël, les origines sont diverses. Parmi eux, deux hommes proviennent de Québec : Martin, 26 ans, «hot comptable» et charmeur en série, et Kevin — il en fallait bien un —, 29 ans, gérant de bar que les filles qualifieraient à tort de douchebag. À lui de nous prouver l’inverse. Chez les filles, Ophélia, 28 ans, est gestionnaire d’entreprise à Québec, alors que Claudie, une YouTubeuse de 23 ans, vient de Saint-Georges de Beauce et se qualifie d’exhibitionniste et de «grande frencheuse». Le prénom le plus original appartient sans aucun doute à Dragos (prononcez le «s»), serveur montréalais de 24 ans, d’origine roumaine. Kiari, alias «Kiki», 25 ans, gaillard de 6 pieds 6 pouces de Blainville, se vante quant à lui d’être «proportionnel de partout». Le métier le plus original? Celui d’Alex-Anne, 24 ans de Sorel-Tracy, patineuse artistique sur un bateau de croisière. Essayez de faire mieux.

Certains se demanderont si les gars, tous hétéros, seront attirés par une femme trans, si tant est qu’elle leur dévoile son passé. Remarquez, c’est tout à fait possible et ça se voit. Dans tous les cas, la production laissera le public choisir deux candidates admises automatiquement dans la troisième maison, sans passer par le tapis rouge. Khate est justement dans ce dernier groupe. Le public a jusqu’au 31 août pour voter sur occupationdouble.noovo.ca, et c’est gratuit.

Pas de maison Bonneville à gagner cette année, mais un condo d’une valeur de 335 000 $ à Mirabel, et un tas d’autres prix pour le couple gagnant. Les candidats partent ces jours-ci dans trois avions différents, pour ne pas se croiser avant le jour fatidique du tapis rouge. Cette troisième édition d’Occupation double sur V arrive alors que Groupe V Média veut vendre son réseau généraliste à Bell Média, tout en conservant ses deux chaînes spécialisées, MAX et ELLE Fictions.

«RUPTURES» S’ARRÊTERA CETTE SAISON

Il faudra bien s’y faire : la cinquième saison de Ruptures, qui commence le lundi 9 septembre à 21h, marquera la fin de cette histoire signée Isabelle Pelletier et Daniel Thibault. Déjà, on avait évoqué cette décision au lancement de la programmation d’ICI Télé, mardi matin. La productrice Fabienne Larouche a confirmé l’information avec émotion au visionnement de presse mercredi, ajoutant qu’il était prévu dès le départ que la série s’échelonnerait sur cinq saisons. N’empêche, on s’ennuiera beaucoup de cette série, en espérant que l’Académie des Gémeaux se réveille pour l’an prochain et lui accorde enfin les nominations qu’elle mérite.

Télé et radio

ICI Télé et ses 15 nouveautés

CHRONIQUE / ICI Télé n’avait pas obtenu d’aussi bons résultats d’écoute en soirée depuis près de 25 ans. On a mis la barre haut pour cette nouvelle programmation, la dernière de Dominique Chaloult en tant que directrice générale de la Télévision de Radio-Canada, puisqu’elle cédera son poste à Dany Meloul au cours de l’automne. Une grille automne-hiver sous le signe de la diversité, qui propose une quinzaine de nouveautés.

Réglons tout de suite le cas de District 31, dont on attend le retour pour le lundi 9 septembre à 19h. En moyenne, 1585 000 téléspectateurs étaient au rendez-vous l’hiver dernier, de quoi faire rager la concurrence. Les premières semaines seront consacrées à l’assassinat du chef de la mafia. Et bien sûr à Bruno Gagné, qui se remet difficilement du terrible accident du dernier épisode. Même si on ne voit Michel Charette nulle part dans les bandes-annonces, sachez qu’il sera là cet automne. Catherine Proulx-Lemay arrive dans l’équipe, et Mathieu Baron prendra plus de place cet automne.

La grille de jour se réduit comme une peau de chagrin. Tellement que la nouveauté de Sébastien Diaz, On va se le dire, sera diffusée trois fois par jour. D’abord à 16h, puis à 23h05 et le lendemain à 9h30. En studio, une table ronde autour de laquelle l’animateur recevra des collaborateurs de tous les milieux pour lancer des discussions.

Exemples de questions qui pourraient être abordées : le polyamour, les tenues excentriques de Céline et la pertinence de voir Maxime Bernier prendre part au débat des chefs. Deux émissions sont présentées en direct, les deux autres sont enregistrées.

À l’inverse, le secteur jeunesse reçoit une grosse dose d’énergie avec plusieurs nouveautés, dont une quotidienne québécoise à 7h30, Alix et les merveilleux, inspirée d’Alice au pays des merveilles. Le nouveau jeu de Pierre-Yves Lord, 100 génies, semble vraiment enlevant, avec une ambiance du tonnerre. ICI Télé y croit, au point de le programmer le jeudi à 20h. On souligne que 43 % des personnages des séries jeunesse sont issus de la diversité, et le diffuseur public s’en fait un point d’honneur.

Du côté des séries, j’attends impatiemment le retour de Ruptures, le lundi à 21h. Et on a vu dans les extraits que ça barde pas mal cet automne. Mahée Paiement fait partie des nouveaux épisodes. On parle peut-être d’une dernière saison, mais rien n’est définitif. Je suis aussi curieux de voir Toute la vie, la nouvelle série de Danielle Trottier, qui conserve la case d’Unité 9, le mardi à 20h. Les images annoncent une série plutôt sombre dans cette école pour jeunes filles enceintes.

Si vous trouviez Une autre histoire un peu trop lente, il paraît que la série de Chantal Cadieux prend son envol cet automne, le lundi à 20h. L’intrigue du crâne bouilli est terminée dans 5e rang, mais le mystère persiste au sujet d’une deuxième victime. Le mardi à 21h.

Enfin, on diffuse Le monstre et Plan B, toutes deux déjà disponibles dans l’Extra d’ICI Tou.tv, le mercredi à 21h, l’une à la suite de l’autre. Une troisième saison de Plan B est en chantier.

Ceux qui n’ont pas vu Le gros laboratoire de Jean-René Dufort et Marie-Pier Élie à ICI Explora pourront se reprendre sur ICI Télé le dimanche à 19h30, dans l’ancienne case d’ICI Laflaque.

Suivie par près d’un million de fidèles l’année dernière, Tout le monde en parle revient pour une 16e saison le 22 septembre à 20h. Quelques noms d’invités à En direct de l’univers : Patrick Bruel, Nathalie Simard, Sébastien Delorme et Marc Dupré. France Beaudoin commence avec la spéciale En direct de la rentrée, le samedi 7 septembre à 18h30.

Parlant de spéciales, Les enfants de la télé en proposera huit cette saison : sur les animaux, Noël, l’info, et sur les têtes d’affiche Normand Brathwaite, Denise Filiatrault, Marina Orsini, Rémy Girard et Luc Dionne. Durant cette 10e saison, Nathalie Simard acceptera de revisiter son passé dans une des émissions régulières. Mercredi à 20h.

Infoman célèbre sa 20e saison le jeudi à 19h30, avec entre autres une émission spéciale sur le heavy metal et, bien sûr, les élections fédérales, du bonbon pour Jean-René Dufort.

On consacre la soirée du vendredi à l’humour, avec Faites-moi rire!, la nouveauté de Pénélope McQuade, où de jeunes humoristes feront rire des vedettes invitées en fonction de leurs goûts en matière d’humour.

Les quatre galas sont de retour : les Gémeaux, l’ADISQ, les Olivier et Québec cinéma, qui s’est débarrassé de ses rideaux hideux. Les deux animatrices, Guylaine Tremblay et Édith Cochrane, ont aussi choisi de laisser l’animation à quelqu’un d’autre. C’est à 20h, suivi des galas ComediHa! 2019.

Il faudra attendre à l’hiver pour voir Cerebrum, qui fait présentement fureur sur l’Extra. Une deuxième saison de la série de Richard Blaimert est déjà en développement, parce que tout n’a pas été dit. Faits divers, Les pays d’en haut et Lâcher prise sont aussi attendues pour l’hiver, de même que 1res fois et Le dernier soir, la série documentaire de Monic Néron, qu’on pourrait mettre à jour, si l’enquête évolue d’ici là, sur la mort atroce de Diane Déry et Mario Corbeil.

On a eu la bonne idée de découper J’aime Hydro, théâtre documentaire de Christine Beaulieu, en cinq demi-heures, qui seront présentées durant les Fêtes.

Télé et radio

Animaux et fictions font l’automne à TVA

CHRONIQUE / Tout le monde enregistre pour regarder plus tard? Certainement pas le public de TVA, le réseau le plus visionné en direct. Pour vous donner une idée, 94 % des fidèles du «Tricheur» regardent le jeu de Guy Jodoin à 18h30. Ce qui fait dire au diffuseur que les grands rendez-vous télévisuels n’appartiennent pas au passé.

Le report à l’hiver du docu-réalité Si on s’aimait fait grimper à huit le nombre de fictions québécoises dans la grille d’automne de TVA, dévoilée lundi aux journalistes et commençant le 9 septembre. La grosse soirée de variétés reste le dimanche avec le retour de Révolution et la nouveauté de Maripier Morin, Studio G. C’est frappant en regardant la nouvelle grille : plusieurs titres en heures de grande écoute ont déjà été diffusés sur d’autres plateformes, que ce soit Les honorables ou La dérape, du Club illico, de même que Mensonges, Face à la rue et Fentanyl : la menace, des chaînes spécialisées. Ce ne sera pas différent chez ICI Télé. Il faudra s’habituer.

Les émissions d’animaux ont la cote. Après Un zoo pas comme les autres, de retour pour une deuxième le lundi à 19h, Mathieu Roy anime Animaux à la retraite, le mardi à 19h. On y rencontre des animaux plus près de la fin que du début, que ce soit des chevaux, des chimpanzés ou des vaches laitières, qui ont tout donné et que leurs maîtres veulent récompenser jusqu’au bout. Les extraits m’ont donné les larmes aux yeux. En janvier, ce sera Animania, avec Pascal Morissette, qui élira l’animal de compagnie préféré des Québécois, sur un grand plateau en studio. Et Refuge animal est en tournage pour une sixième saison.

La pièce majeure de l’automne s’intitule Alerte Amber avec Madeleine Péloquin et Vincent Leclerc, en parents d’un enfant autiste qui disparaît. Les premières images annoncent une série d’une grande intensité. Beaucoup aimé ce que j’ai vu, et j’y reviendrai la semaine prochaine. Inscrivez le rendez-vous à votre agenda : lundi 9 septembre à 21h.

Surprise au lancement : le nouveau docu-réalité Si on s’aimait, qui devait tenir l’antenne du lundi au mercredi à 19h30 cet automne, sera finalement diffusé l’hiver prochain. Le couple formé de Guillaume Lemay-Thivierge et Émily Bégin y commentera à distance le parcours de célibataires qui veulent apprendre à mieux aimer. TVA a pris cette décision la semaine dernière, mais assure que la qualité de la production n’est pas remise en cause. La directrice principale chaînes et programmation du Groupe TVA, Suzane Landry, explique que le potentiel de ce nouveau concept mérite qu’on y accorde plus de temps. «Pourquoi bousculer pour le présenter à l’automne, alors que nous avions une programmation déjà prête?» demande Mme Landry. En effet, la comédie Boomerang avait été repoussée à l’hiver pour faire de la place à Si on s’aimait. On a tout simplement décidé de présenter la cinquième saison cet automne, le lundi à 19h30. Le mardi, TVA envoie la deuxième saison de La dérape, série tournée à Québec, dont il avait présenté la première l’hiver dernier, alors que la nouvelle saison de LOL est programmée le mercredi, plutôt que le dimanche.

Maripier Morin a donné quelques détails sur Studio G, son nouveau talk-show du dimanche soir. Tout de suite après Révolution, l’animatrice fait la fête à une vedette invitée. Aucun nom n’a été dévoilé puisque les invités ne sont encore au courant de rien; on les conviera à de faux rendez-vous avant les enregistrements, qui commencent en septembre. Tout ce qu’on sait du premier, c’est qu’il s’agit d’un homme. Pour le reste, tout se passera autour d’un îlot, comme dans les meilleurs partys, où tout le monde se retrouve dans la cuisine. Aussi, un segment de l’émission s’intitule «le bol de la honte». Première le 22 septembre vers 20h45. De la même équipe que Révolution, qui commence une demi-heure plus tôt à 19h, à partir du 15 septembre. Les quatre maîtres et l’égérie Sarah-Jeanne Labrosse sont de retour, en plus d’une émission spéciale, Au cœur de Révolution, sur les coulisses de la première saison.

Pour La voix, il faudra attendre à l’hiver, comme pour La vraie nature, qui accueillera entre autres Pascale Bussières, Marguerite Blais, Gilles Duceppe, Denis Coderre, Maude Guérin, Véronic DiCaire, Ève Landry et Chantal Lacroix. Une de mes émissions chouchous de la grille de TVA.

Du côté des séries de fiction, huit nouveaux personnages feront irruption dans L’échappée le lundi à 20h, joués entre autres par Sophie Nélisse et Stéphane Archambault, qui sera le nouveau directeur du centre. Anick Lemay est de retour dans le rôle de Noémie, qui passera un mauvais quart d’heure, si on en croit les extraits. Dans L’heure bleue, maintenant le mardi à 20h dans l’ancienne case horaire de O’, j’ai très hâte de connaître les véritables intentions de Véronique Douville, jouée par Pascale Bussières, qui refait surface dans la vie de son ex Bernard et de son fils Raphaël.

TVA donne une deuxième chance aux Invisibles, qui a rallié l’hiver dernier 700 000 fidèles, des chiffres en dessous des attentes à cette antenne. Déplacée le mercredi à 20h, la série saura-t-elle conquérir un plus large public? Aucune décision n’a été prise pour une suite, mais je ne compterais pas trop là-dessus. Marc Labrèche, Mélissa Désormeaux-Poulin et Édith Cochrane sont parmi les vedettes invitées.

Et Fugueuse 2? La série, dont le tournage commençait hier, sera diffusée à l’hiver, tout comme Épidémie, d’Annie Piérard et Bernard Dansereau. Julie Le Breton et Mélissa Désormeaux-Poulin jouent des urgentologues dans cette série catastrophe, et Guillaume Cyr, un ministre de la Sécurité publique qui en aura plein les bras.

Télé

Septembre, le mois où l’humanité a basculé

MONTRÉAL — Les années ont passé et pourtant, le souvenir de cet inimaginable événement nous dépasse encore, les images restent collées à notre mémoire. On se souvient tous de cette journée, on n’a pas oublié les émotions, le trouble, l’incrédulité qui ont créé un fractionnement dans l’Histoire et marqué à jamais le début du 21e siècle.

Il y aura bientôt vingt ans que l’attaque du World Trade Center a eu lieu. Télé-Québec présente trois documentaires qui relatent les heures de cette tragédie causée par des membres djihadistes d’Al-Qaïda. Le lundi 26 août, 20h, on présente l’apport des chiens qui se sont mis à la recherche de fuites de gaz ou de personnes ensevelies sous les décombres dans Les chiens, ces héros du 11 septembre. Le mardi 27 août, un documentaire du National Geographic présente des images inédites des ravages ayant causé la mort de 184 personnes au Pentagone, quartier général du département de la Défense, situé près de Washington, également attaqué le même jour.

Enfin, le mercredi 28 août, 20h10, 102 minutes qui ont changé le monde résulte de la capture d’images qui racontent chaque minute de cette «apocalypse» depuis le premier avion fonçant dans une des tours, jusqu’à l’effondrement de la deuxième tour au cœur de New York complètement sous le choc, laissant tout le monde absolument désemparé.

Rire aux larmes

Tout y passe! Guy Nantel — Corrompu débite sans reprendre son souffle, tout ce qui l’horripile, des nouveaux curés aux politiciens, de la police aux taxes et il dira de la violence, à ceux qui ne croient pas que ce soit une solution, que c’est parce qu’on n’aura pas frappé assez fort. Il ne craint pas de choquer par ses propos, de parler avec une franchise à défriser les adeptes du «politiquement correct», des propos qui ne manquent pas de provoquer des délires de rires, ce dimanche et le dimanche 1er septembre, 22h30, à TVA.

Amours au Maghreb

En Tunisie, un couple découvert à s’embrasser en public commet un attentat à la pudeur et se voit infliger six mois de prison, car il est strictement défendu de s’afficher ainsi au vu et au su de tout le monde. Vivre en concubinage est puni de trois à six mois de prison. L’avortement est interdit, l’homosexualité est un crime punissable de trois ans de prison et la liste des interdits continue, longue et sévère. Mais les jeunes ne veulent pas d’une Tunisie bigote et dépassée. Amour et sexe au Maghreb, à TV5, le mercredi 28 août, 20h.

Meurtres non résolus

Investigation inscrit à son horaire d’automne la série Les dossiers Cold Case, 10 épisodes qui reviendront sur des cas laissés en suspens par manque d’information ou de preuve formelle pour conclure les cas. Aux États-Unis, on compte 120 000 meurtres non résolus. Dans le premier épisode du lundi 26 août, 22h, un jeune policier reprend une affaire non résolue depuis 19 ans. Le meurtre de Ed et Minnie Maurin, des octogénaires possédant une plantation de sapins. Ils étaient parents et grands-parents d’une grande famille unie. Peu de gens connaissaient leur aisance financière.

En voiture avec Michel Barrette

À Radio Canada ce dimanche, 20h, Michel Barrette propose à Sébastien Kfoury, vétérinaire-animateur du talk-show Les Poilus, justement présenté avant Viens-tu faire un tour?, d’aller revoir les lieux de sa jeunesse sur la Rive-Sud de Montréal pour ensuite filer vers la Rive-Nord, en compagnie de Vincent Léonard (Denis Drolet). Les meilleurs adeptes du Karaoké ont été sélectionnés et le moment est venu de présenter leurs numéros à l’Olympia dans toute l’excitation qu’une première fois de cette envergure occasionne. Léane Labrèche-Dor et Martin Proulx, créateurs de l’événement, animent cette spéciale, ce dimanche, 23h05.

La princesse Rousseau

À TVA les lundis 26 août et 2 septembre, 21h, on découvre la vraie nature de Stéphane Rousseau : un peu princesse. Il l’avoue: il subit les affres du vieillissement. Mais c’est quand même une occasion pour nous offrir un spectacle concocté à partir de sa longue expérience artistique assaisonnée d’humour.

Eddy Mitchell à l’honneur

M. Eddy et sa tribu, c’est Eddy Mitchell qui chante avec ses très nombreux «potes» dont Alain Souchon, Pascal Obispo, Laurent Voulzy, Maxime Le Forestier et bien d’autres, accompagnés d’un chœur et d’une quinzaine de musiciens. C’est une invitation au Théâtre Mogador, ce samedi, 20h, à TV5.

Télé

Nos choix télé

Vendredi: Viens voir mes rénos, CASA à 19h

Trois concurrents se disputent le meilleur projet de rénovation. Kevin Raphael anime.

Samedi: Les vacances de monsieur Bruno, Évasion à 19h 

Troisième saison. En Afrique, Bruno Blanchet rencontre des Béninois qui habitent des maisons sur pilotis.

Dimanche: Football universitaire RSEQ, TVA Sports à 13h 

Le Rouge et Or reçoit le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke au Stade Telus.

Télé

Nos choix télé

Les grands reportages: invitation à un mariage royal, ICI RDI à 20h

Soyez témoin des préparatifs du mariage du prince Harry avec Meghan Marple en 2018.

Le Football de la NFL 2019, RDS À 20h

Match préparatoire de cette 100e saison, entre les Packers et les Raiders à Winnipeg.

New Amsterdam, Moi et CIE à 22h 

Nommé directeur d’un vieil hôpital américain, un jeune médecin bouleverse les habitudes du personnel.